La souveraineté ne consiste pas à posséder l’usine, mais le prochain intercepteur

Les armes stratégiques ne manquent pas lorsque la guerre commence. Elles manquent lorsque l’État a trop tardé à acheter le temps industriel qui les produit. Ancien vice-président d’IAI et chef de cabinet de son président, Shay Gal montre comment l’Iran a transformé une défaillance de gouvernance en contrainte opérationnelle : la prochaine guerre se joue déjà sur la chaîne.
Israël a clos 2025 sur un record de 19,2 milliards de dollars d’exportations de défense, dont 29% dans les missiles, les roquettes et les systèmes de défense aérienne. Les industries de défense israéliennes ont produit sans interruption pour l’armée israélienne tout en honorant leurs contrats d’exportation. Les mêmes chaînes servent l’armée et l’export. Une chaîne de production n’est pas un drapeau. C’est du temps, et ce temps se vend.¹
La prochaine guerre n’attendra pas la cadence des usines israéliennes. L’Iran a transformé les stocks d’intercepteurs en contrainte opérationnelle, tandis qu’un conflit avec la Turquie n’est plus marginal.² Des adversaires différents se heurteront au même Israël : mêmes stocks, mêmes goulets, et le maillon le plus lent dictera la liberté d’action. L’Iran exige l’endurance face à des salves prolongées. La Turquie y ajouterait la masse militaire et l’endurance d’une puissance industrielle. Israël dispose de systèmes avancés. Le test : combien en restera-t-il après la première campagne, et à quelle vitesse le stock pourra-t-il être reconstitué avant la suivante ?
Quand le stock commande le combat
Pendant les 40 jours de la deuxième guerre d’Israël contre l’Iran, Téhéran a tiré environ 650 missiles balistiques contre Israël. Seuls 16 missiles à charge unitaire ont franchi l’enveloppe défensive, tandis que 61 missiles à sous-munitions ont atteint leur phase de dispersion.³ ⁴ Les stocks d’Arrow 3 décidaient déjà de ce qui serait intercepté : certains missiles à sous-munitions n’ont délibérément pas été engagés par Arrow afin de préserver les intercepteurs pour des menaces prioritaires.⁴ Pour économiser les Arrow 3, Israël a également élargi l’emploi de la Fronde de David contre les missiles balistiques dans une couche d’interception inférieure, où l’interception ne permettait pas toujours d’empêcher la dispersion des sous-munitions.⁵
La pénurie n’est pas née en quarante jours. En juin 2021, lors de son entrée en fonctions, Naftali Bennett avait affecté environ 6 milliards de shekels aux préparatifs d’une confrontation avec l’Iran et convoqué les principaux responsables de la sécurité ainsi que les dirigeants de Rafael et d’Israel Aerospace Industries.⁶ Deux ans plus tard, après l’entrée en fonctions d’Herzi Halevi comme chef d’état-major, l’armée demanda une réunion spécifique avec le Premier ministre sur les pénuries de munitions et d’intercepteurs.
La réunion fut programmée puis annulée cinq fois. L’armée voulait doubler le stock d’intercepteurs Arrow en 2023 et le quadrupler d’ici fin 2024. Halevi demanda 1,2 milliard de shekels supplémentaires. Dans le tableau présenté au nom du Premier ministre, l’allocation fut fixée à zéro. Le 3 octobre 2023, quatre jours avant l’attaque du Hamas, l’ultime discussion de planification pluriannuelle de l’armée incluait de nouveau une demande immédiate de doublement de la production d’Arrow 3.⁷
La capacité appartient à celui qui la réserve
Après les deux attaques balistiques iraniennes de 2024, l’expansion de la production s’est accélérée. En novembre, la commande allemande d’Arrow 3 a permis l’ouverture d’une ligne supplémentaire, dont une partie alimentait également Israël. Le 24 décembre, le ministère de la Défense a signé un accord de plusieurs milliards de shekels pour accroître la production en série destinée à l’armée israélienne.⁸ Une nouvelle commande majeure a suivi en juillet 2025. Au cours de l’année précédant la guerre, la production d’Arrow 3 a triplé, soutenue par les commandes allemandes et leurs paiements anticipés.⁹
En décembre 2025, l’accélération restait insuffisante. Le directeur général du ministère de la Défense ordonna l’ouverture immédiate de lignes supplémentaires et la préparation d’une nouvelle expansion avant même l’approbation budgétaire.¹⁰ Le même mois, l’Allemagne augmenta encore sa commande d’Arrow 3. En janvier 2026, IAI signa un nouveau contrat d’exécution d’environ 3,1 milliards de dollars, portant le programme allemand au-delà de 6,7 milliards.¹¹
Le problème ne s’est pas arrêté aux commandes. En août 2026, le ministère israélien de la Défense devait environ 15,5 milliards de shekels aux trois plus grandes entreprises de défense du pays au titre de contrats et de commandes déjà approuvés, dont environ 5,5 milliards à IAI et 7 milliards à Rafael. Les retards de paiement ont contribué à un flux de trésorerie négatif d’environ 2,4 milliards de shekels chez IAI. Rafael a dû emprunter pour payer ses fournisseurs.¹²
Ces arriérés sont postérieurs, mais révèlent la même faille. Après avoir appris que la capacité est elle-même opérationnelle, Israël demande désormais à ses propres industriels de défense de financer des acquisitions déjà commandées. Une commande impayée n’est qu’une promesse de capacité. La capacité ne naît pas d’une signature. Elle naît lorsque l’argent atteint la chaîne. L’Allemagne a acheté sa capacité en avance et l’a payée. Israël a commandé, puis accéléré, mais trop tard et trop lentement pour combler l’écart.
Le conseil d’administration fait partie de l’arsenal
La propriété publique n’abolit pas le commerce. En droit israélien, une entreprise publique obéit par défaut aux considérations commerciales qui guideraient une entreprise privée.¹³ Mais dans une entreprise stratégique de défense, capacités, limites et délais de livraison constituent un risque national. La direction doit savoir où la capacité sature, chiffrer l’écart et ses alternatives, puis les soumettre à temps au conseil d’administration et à l’État.
Si l’État connaissait la menace et ne l’a pas convertie en commandes, financement, paiements et capacités suffisantes, il a failli comme actionnaire. S’il n’a pas exigé la réponse, la gouvernance a failli. Le conseil existe pour empêcher que ces défaillances ne se traduisent, un jour, en choix d’interception.
De fin novembre 2024 à mi-mai 2026, IAI, maître d’œuvre public de l’Arrow 3, a fonctionné près de dix-huit mois sans président permanent de son conseil d’administration, alors qu’une nouvelle confrontation avec l’Iran dominait la planification militaire israélienne. Chaque séance désignait un président ad hoc. Le différend sur la nomination a retardé l’approbation d’une commande de plusieurs milliards de shekels du ministère de la Défense pour des missiles Arrow. Puis les mandats des administrateurs externes légalement requis ont expiré sans remplaçants, paralysant les comités statutaires et bloquant l’approbation de transactions Arrow.¹⁴
Gilad Erdan, alors membre du conseil d’administration d’IAI et candidat à sa présidence, avertissait en temps réel d’« une année sans contrôle public sur des projets vitaux, sans capacité à définir et mettre en œuvre une stratégie de développement des systèmes nécessaires face aux menaces ».¹⁵
Un État ne dispose pas d’une production de défense souveraine parce qu’il détient l’usine, emploie les ingénieurs ou maîtrise la propriété intellectuelle. Il en dispose lorsque le prochain exemplaire sorti de chaîne est déjà réservé à la guerre.
Israël devrait donc instituer une Réserve souveraine de capacité pour tout système critique dépourvu de substitut immédiatement disponible : stocks physiques, capacité calibrée pour 30, 90 et 180 jours de guerre, et pouvoir permanent d’activer les lignes, de hiérarchiser la production et d’en allouer la sortie en urgence.
Les exportations doivent continuer. Mais la capacité qu’elles créent et absorbent doit être gouvernée comme un actif de sécurité nationale. Chaque contrat d’exportation portant sur un système critique doit donc être évalué non seulement selon ses recettes et sa valeur stratégique, mais selon la capacité qu’il crée pour Israël et celle qu’il absorbe. Toute extension de ligne doit réserver une part à Israël. La capacité existante doit garantir par contrat une priorité israélienne, tarifée et payée d’avance. La surcapacité d’un système sans substitut n’est pas du gaspillage. C’est le prix de la liberté d’action.
La guerre a déjà fixé le prix du goulet d’étranglement
L’Europe l’a appris en Ukraine. L’Union européenne avait promis un million d’obus d’artillerie d’ici mars 2024 et a manqué l’échéance faute de capacité suffisante. Les artilleurs ukrainiens ont dû rationner leurs tirs. L’Union a fini par cesser de traiter le problème comme un simple achat d’obus : dans son programme de soutien à la production de munitions, près des trois quarts des fonds sont allés aux poudres propulsives et aux explosifs, les goulets qui limitaient la production.¹⁶
La France a commencé à en tirer les conséquences. Sous l’« économie de guerre », elle a rétabli à Bergerac une capacité souveraine de production de poudres de gros calibre abandonnée en France depuis 2007, avec une capacité annuelle de 1 200 tonnes. La LPM 2024-2030 permet les réquisitions, la priorisation des livraisons et la constitution de stocks stratégiques. Sur l’Aster, MBDA s’est engagée à plus que diviser par deux le délai de production en 2026 par rapport à 2022, après avoir livré en 2025 cinq fois plus de missiles qu’initialement prévu. **La nationalité de l’usine compte. Le temps industriel que l’État peut réellement mobiliser compte davantage.**¹⁷
Le Stinger a enseigné la même leçon aux États-Unis. Après le transfert de missiles à l’Ukraine, la relance de la production a révélé des composants obsolètes et des goulets que l’argent seul ne pouvait supprimer. Maîtriser la conception ne produisait pas le missile suivant. Le principe est déjà inscrit dans le droit américain à travers une Defense Industrial Reserve et la priorité de temps de guerre accordée aux commandes de défense. En août 2026, le Pentagone est allé plus loin en signant avec General Dynamics et Lockheed Martin des accords de sept ans destinés à tripler la capacité du PAC-3 et à quadrupler celle du THAAD, tout en donnant à l’industrie la visibilité nécessaire pour investir dans la main-d’œuvre, les matériaux et les installations.¹⁸ La souveraineté peut échouer dans une poudrerie. Les États-Unis achètent désormais du temps de production avant d’avoir besoin du missile.
Israël possède IAI et Rafael. Il en est un client majeur et réglemente leurs exportations. Si, en temps de guerre, il doit encore attendre son tour pour obtenir la production d’usines qui lui appartiennent, ce n’est pas de la souveraineté.
C’est un titre de propriété.
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Cette version française intégrale, adaptée et enrichie par l’auteur, est issue de l’article original publié en hébreu dans Walla Money le 8 septembre 2026 sous le titre « מחיר כבד מול איראן וטורקיה: חוב של 15 מיליארד שקל מסכן את מלאי המיירטים », puis développé en anglais dans The Times of Israel le 9 septembre 2026 sous le titre « Israel Owns the Factory. It Still Does Not Own the Next Interceptor. »
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Dans le même dossier, du même auteur :
- « The ‘Bayraktar Trap’: Cheap Airpower Or Costly Dependence », EurAsian Times, 20 septembre 2025.
- « The KAAN ‘Trap’: Permission, Not Power », EurAsian Times, 24 novembre 2025.
- « What Washington Gives – and What It Takes in Return », Israel Defense, 1er février 2026.
- « L’illusion antimissile de l’Europe : la leçon du Golfe », The Times of Israël, 11 mars 2026.
- « We Did Not Lose the War. We Lost Control of It », The Times of Israel, 10 avril 2026.
- « How China Became the Real End-User of U.S. F-16 Tech – Not by Theft, But Institutionalized Access », EurAsian Times, 6 juin 2026.
- « Le Nasdaq peut valoriser IAI et Rafael. Il ne doit pas mettre à prix la liberté d’action d’Israël », The Times of Israël, 22 juillet 2026.
- « Israël doit cesser de se faire concurrence avant d’introduire IAI et Rafael en Bourse », The Times of Israël, 12 août 2026.
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[1] Israel Ministry of Defense, « All-Time Defense Export Record: Israel Crosses the $19 Billion Threshold », 2 juin 2026. Le ministère fait état de 19,2 milliards de dollars d’exportations de défense en 2025, dont 29% dans les missiles, roquettes et systèmes de défense aérienne, ainsi que d’une production continue pour l’armée parallèlement à l’exécution des contrats étrangers.
[2] Emanuel Fabian et Times of Israel Staff, « Israël confirme avoir frappé une base syrienne où la Turquie comptait se déployer », The Times of Israël, 19 août 2026. Le bureau du Premier ministre a déclaré qu’un déploiement turc sur cette base constituerait une menace pour la sécurité d’Israël.
[3] Emanuel Fabian, « 650 missiles iraniens ; 24 morts en Israël et en Cisjordanie ; 10 800 frappes israéliennes », The Times of Israël, 10 avril 2026.
[4] Omri Maniv, « מחדל המיירטים: המלאי הדליל, הדיונים שבוטלו והתקציבים שנבלמו », N12, 25 avril 2026 ; et « Pour économiser ses intercepteurs, Tsahal choisit de ne pas abattre certaines sous-munitions », The Times of Israël, 19 mars 2026. L’enquête de N12, publiée avec l’autorisation de la censure militaire, fait état de 61 missiles à sous-munitions ayant atteint leur phase de dispersion et d’une décision délibérée de ne pas engager certains d’entre eux avec Arrow 3 afin de préserver les intercepteurs.
[5] AFP et Times of Israel Staff, « Frappes iraniennes dans le sud : Tsahal reconnaît un échec de la “Fronde de David” », The Times of Israël, 23 mars 2026 ; Yuval Azoulay, « Months of budget infighting delayed critical Arrow 3 interceptor orders during war », Ynetnews, avril 2026. Les sources documentent l’emploi de la Fronde de David à la place d’Arrow afin d’épargner les stocks d’intercepteurs à longue portée et la couche d’interception plus basse qui en résulte.
[6] Omri Maniv, « מחדל המיירטים: המלאי הדליל, הדיונים שבוטלו והתקציבים שנבלמו », N12, 25 avril 2026. L’enquête retrace l’allocation d’environ 6 milliards de shekels décidée par Naftali Bennett en 2021 et sa réunion avec les responsables de la sécurité et les dirigeants des industries de défense.
[7] Stav Levaton et Emanuel Fabian, « Report: Government refused to boost funding for interceptor missiles, even after 2024 Iranian attacks », The Times of Israel, 26 avril 2026 ; Omri Maniv, « מחדל המיירטים: המלאי הדליל, הדיונים שבוטלו והתקציבים שנבלמו », N12, 25 avril 2026. Les deux sources couvrent les annulations répétées, le projet de doublement puis de quadruplement des stocks d’Arrow, la demande de 1,2 milliard de shekels, l’allocation nulle et la discussion de planification du 3 octobre.
[8] Omri Maniv, « מחדל המיירטים: המלאי הדליל, הדיונים שבוטלו והתקציבים שנבלמו », N12, 25 avril 2026, sur la ligne supplémentaire ouverte en novembre 2024 à la suite de l’accord allemand ; Israel Ministry of Defense, « Israel MOD and IAI Sign Major Deal to Expand Procurement of Arrow-3 Interceptors », 24 décembre 2024.
[9] Ministère israélien de la Défense, « האצת החץ יוצאת לדרך », 17 juillet 2025 ; Yuval Azoulay, « Months of budget infighting delayed critical Arrow 3 interceptor orders during war », Ynetnews, avril 2026. Ce dernier rapporte que la production d’Arrow 3 avait triplé au cours de l’année précédente, notamment grâce aux accords d’exportation allemands et aux paiements anticipés.
[10] Omri Maniv, « מחדל המיירטים: המלאי הדליל, הדיונים שבוטלו והתקציבים שנבלמו », N12, 25 avril 2026 ; Yuval Azoulay, « Months of budget infighting delayed critical Arrow 3 interceptor orders during war », Ynetnews, avril 2026. Les deux décrivent l’accélération de la production avant la finalisation du cadre budgétaire.
[11] Israel Aerospace Industries, « Israel Aerospace Industries Announces 3.1 Billion USD Contract for the Expansion of Arrow 3 Missile Defence System Deal with Germany », 12 janvier 2026 ; « Allemagne : Des officiels israéliens distingués pour l’accord sur le système Arrow 3 », The Times of Israël, 28 avril 2026. Le programme allemand est évalué à environ 6,7 milliards de dollars.
[12] « Israel plans $12 billion defense boost as officials warn spending is spiraling out of control », Ynetnews, août 2026 ; Yuval Azulay, « Arrow maker IAI’s record $35 billion backlog comes with an increasingly urgent cash problem », CTech, 13 août 2026 ; Yuval Azulay, « Iron Dome and Iron Beam maker Rafael sees 39% jump in new orders, reaching NIS 6.9 billion », CTech, 31 août 2026. Ensemble, ces sources documentent la dette d’environ 15,5 milliards de shekels, les montants dus à IAI et Rafael, le flux de trésorerie négatif d’IAI et les emprunts contractés par Rafael pour payer ses fournisseurs.
[13] État d’Israël, « Government Companies Law, 5735-1975 », art. 4(a). Une entreprise publique doit normalement agir selon les considérations commerciales guidant une entreprise non publique, sauf décision contraire du gouvernement.
[14] Dean Shmuel Elmas, « Board chooses Seroussi as IAI chair as Erdan freezes candidacy », Globes, 12 mars 2025 ; Israel Aerospace Industries, « For the first time: the CEO of an Israeli government-owned company has been appointed Chairman of the company », 18 mai 2026 ; Omri Maniv, « מחדל המיירטים: המלאי הדליל, הדיונים שבוטלו והתקציבים שנבלמו », N12, 25 avril 2026. Ces sources documentent la vacance prolongée de la présidence, la nomination finale et les effets de l’absence d’administrateurs externes sur les transactions Arrow.
[15] « גלעד ארדן מוותר על התעשייה האווירית », N12, octobre 2025.
[16] Commission européenne, « La Commission alloue 500 millions d’euros pour augmenter la production de munitions et renforcer l’industrie de la défense de l’UE », 15 mars 2024 ; « EU has supplied Ukraine with over 980,000 shells, Borrell says », Reuters, 11 novembre 2024 ; « Western arms reach Ukraine front lines, relieving some pressure », Reuters, 25 juin 2024. La Commission identifie les poudres propulsives et les explosifs comme des goulets de production et leur affecte environ les trois quarts des financements ASAP.
[17] Ministère des Armées, « Faire face à la pénurie de poudre » ; Ministère des Armées, « Économie de guerre, année 2 : quel bilan ? » ; MBDA, « MBDA continue d’accélérer la production des missiles ASTER ». Ces sources documentent la relocalisation à Bergerac d’une capacité souveraine de 1 200 tonnes par an, les outils de réquisition, de priorité et de stocks stratégiques prévus par la LPM, ainsi que l’accélération de l’Aster : en 2026, un cycle de production plus que divisé par deux par rapport à 2022 et, en 2025, cinq fois plus de missiles livrés qu’initialement prévu.
[18] U.S. Department of Defense, « Under Secretary of Defense for Acquisition and Sustainment Dr. William A. LaPlante and Deputy Under Secretary of Defense for Policy Sasha N. Baker Hold a Press Briefing », 9 septembre 2022 ; United States Code, « 10 U.S.C. § 4881 – Defense Industrial Reserve » ; United States Code, « 50 U.S.C. § 4511 – Priority in contracts and orders » ; U.S. Department of War, « DoW Secures 7-Year Agreements With General Dynamics and Lockheed Martin to Triple PAC-3 and Quadruple THAAD Production », 31 août 2026.
