Une séquence politique capable de déstabiliser les Frères musulmans ?

À deux mois des municipales en France et dans le contexte de la chute probable de la République islamique d’Iran : il est clair que des députés déterminés et des maires courageux auront admirablement fait le job contre l’antisémitisme et l’entrisme islamique dans les instances politiques.
En ligne de mire ? Tout l’échafaudage de la stratégie islamique en France : « son mode opératoire », son « double discours », « sa posture de victimisation ». Et son principal vecteur discret mais efficace : les Frères musulmans.
Cette association transnationale financée par les mollahs iraniens travaillant à « remplacer les lois de la République par la charia » selon le député rapporteur Éric Pauget (LR). Alors, la séquence politique intense de ces deux semaines à l’Assemblée nationale a conduit au dépit et à l’hystérie incontrôlée les députés de la France insoumise, déjà mis en minorité par le vote de la proposition de loi de Caroline Yadan le 20 janvier contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme » ; suivie d’une autre torpille ce 22 janvier à l’Assemblée nationale en séance publique.
C’est du jamais vu. Par 157 voix pour et 101 contre, les députés ont voté la résolution pour inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.
Actuellement dotée d’une forte présence sur le territoire national, cette créature des mollahs iraniens reste qualifiée par le renseignement territorial comme « une nébuleuse qui contribue à la fabrique mentale de l’ennemi intérieur ».
Que risque la France face à la forte présence avérée des Frères musulmans sur le sol national ? Contre ceux qui auraient encore de l’indulgence et du déni pour l’entrisme islamique, Caroline Yadan a déclaré lors de la commission des lois du 14 janvier :
Les Frères musulmans ne défendent pas une foi, mais un projet politique, fondé sur la hiérarchisation des individus, la remise en cause de l’égalité hommes-femmes, la contestation de la liberté de conscience, le rejet du pluralisme démocratique. Partout où cette idéologie a prospéré, elle a engendré la division, la violence, le recul des libertés.
Comment les institutions françaises vont-elles se protéger ? À moins d’être sourd et aveugle et d’avoir oublié les leçons de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, on sait, et c’est documenté à foison, que les slogans contre les Juifs, que les agressions antisémites, sont le carburant idéologique des soutiens français de l’Iran, du Hamas, du Hezbollah.
Combattante hors normes, proactive et ultra mobilisée, avec sa voix douce et son sourire bienveillant, sa pédagogie et ses arguments percutants, la députée Caroline Yadan accumule les offensives contre toutes les récidives de l’antisémitisme dans les institutions républicaines et les municipalités des villes et villages de France.
L’élue de la 8e circonscription des Français établis hors de France (comprenant Israël) multiplie les initiatives sur tous les fronts, notamment à la co-présidence de « la commission d’enquête sur les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste ». De plus, après son discours passionné à l’Assemblée nationale de janvier 2025, elle a obtenue, en tant que rapporteuse, que sa proposition de loi (RPL 575) « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » soit adoptée en commission des lois. Si s’en suivait un vote favorable en séance publique et donc une modification du Code pénal, cette loi serait un immense pas en avant pour sanctionner plus sévèrement « l’apologie du terrorisme », « la banalisation outrancière de la négation de la Shoah », en incluant aussi la création d’un nouveau délit relatif à « l’appel à la destruction d’un État ».
Autre combattant hors norme qui bataille contre le risque islamiste menaçant les futures gestions communales : Gilles Platret, maire de Chalons-sur-Saône. Il a publié un rapport explosif avant les municipales de mars 2026 :
La présence de candidats islamistes fait planer une menace sur nos institutions. [Gilles Platret sur CNEWS le 07/01/26]
Il redoute :
L’entrée massive de conseillers municipaux, y compris d’opposition, au sein de tous les rouages de la vie communale.
Des candidats de convictions non démocratiques pourraient ainsi connaître les conditions des appels d’offres, les données sur les services publics, les dossiers administratifs, la liste des caméras de vidéoprotection etc…
À ces ripostes convergeantes contre le projet islamiste intra muros, s’est ajouté la résolution votée à l’Assemblée nationale « visant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. » C’est urgent. En Europe, seule l’Autriche a interdit l’organisation des Frères musulmans. Selon Bertrand Chamoulaud, directeur national du renseignement territorial :
Dans la plus grande discrétion et en cinq ans, le nombre de Frères musulmans présents en France a doublé. Avec plus de 100 000 « Frères » sur le territoire national en 2024, contre 55 000 en 2019, notre pays est désormais confronté à une prolifération alarmante de la nébuleuse des Frères musulmans, qui accélère sournoisement son influence par un entrisme discret et protéiforme particulièrement dangereux.
Qu’en est-il du poids des mots et le choc des témoignages humains émanant du terrain et des reportages ? À l’origine de cette séquence politique exceptionnelle – et c’est une première – il y a eu la commission d’enquête de l’Assemblée nationale (octobre à décembre 2025). Laquelle, dans sa synthèse du 17 décembre 25, a écrit des mots qui reflètent le réel et les rapports des services de sécurité… Ils étaient encore tabous l’année dernière…
On a lu, les yeux écarquillés, ces expressions qui claquent dans un rapport officiel : « mode opératoire », « double discours », « postures de victimisation », « islamophobie d’État supposée » et « instrumentalisation de la cause palestinienne ». Soit toute la méthode de l’islamisme politique qui se déploie avec ou sans masque, avec ou sans dissimulation. Sur 639 pages et 29 auditions, cette commission d’enquête initiée par Laurent Wauquiez avait posé des recommandations ciblées, car les municipales de mars 2026 s’annoncent comme un moment de bascule. Ont été auditionnés : le renseignement intérieur et extérieur, des hauts fonctionnaires, des préfets, des maires, des universitaires lanceurs d’alerte, des experts, des journalistes binationaux ainsi que des personnes menacées de morts, entendues à huis clos.
À la pointe de ce combat contre l’islamisme radical et son carburant de haine antisémite, lors de la conférence de presse de clôture du 17 décembre, la députée Caroline Yadan n’a pas hésite à s’adresser directement aux députés de la France insoumise :
Qu’attendez-vous ? Voulez-vous continuer à être dans le déni ? Êtes vous prêts à commencer une introspection ? Votre parti politique se comporte en ennemi de la République.
Elle précise :
Comment lutter contre la haine des Juifs en France ? J’y pensais déjà en tant que députée de Paris, je travaille le sujet depuis 2 ans. C’est une proposition de loi transpartisane, cosignée par 120 députés du Parti socialiste aux Républicains (LR) inspirée du plan global de l’Autriche et qui précise les définitions de l’apologie du terrorisme, les sanctions, les délit des appels à la destruction action d’un pays, et les comparaisons entre Juifs et nazis.
Des écosystèmes islamistes locaux se sont constitués sur le territoire français. Ils propagent le séparatisme et l’entrisme via des associations, des lieux de culte, des clubs sportifs, des accueils collectifs de mineurs, des établissements d’enseignement, des services aux personnes, des syndicats. Il y a risque de déconstruire d’abord par le chaos social, pour tenter d’installer ensuite « une société authentiquement islamique à partir de l’État ».
La campagne électorale des municipales a commencé dans tous les médias français, il est certain que le vote musulman va rester important et adossé à un élan démographique incontestable. Il s’agit pour la France d’une équation complexe car l’islamisme n’est pas l’islam et il ne s’agit pas de discriminer les populations musulmanes, ni d’entraver la liberté religieuse. Dans ses conclusions, le député Xavier Breton, président de la commission d’enquête, a déclaré :
La diffusion de cette idéologie est visible dans le comportement de certains élus nationaux, affichant publiquement et de manière assumée à l’occasion de manifestations ou de réunions, une proximité ou un soutien à des individus et collectifs proches de ces mouvements. Ce comportement révèle une forme d’amalgame entre islam et islamisme, défense des minorités et atteinte à l’universalisme républicain, engagement pour la cause palestinienne et complaisance à l’égard de groupes terroristes.
