Une fête des lumières tamisée

Une illustration d'une menorah allumée, pendant la fête juive de Hanoucca, à Jérusalem, le 16 décembre 2020. Photo de Yonatan Sindel / Flash90
Une illustration d'une menorah allumée, pendant la fête juive de Hanoucca, à Jérusalem, le 16 décembre 2020. Photo de Yonatan Sindel / Flash90

Durant cette période de l’année, les foyers s’illuminent pour fêter les présents, la bonne chère, et la joie rayonnante des enfants.

C’est une fête de fin d’année différente des autres. Sans pouvoir apprécier autrement que par un écran l’excitation des enfants qui déballent leurs présents.

Pas même la possibilité de participer à l’harmonie collective et la foi rassurante des hymnes et des psaumes chantés avec une émotion qui résonne au plus profond de soi-même.

Une année pas comme les autres. Nos habitudes sont perturbées. Une nouvelle normalité s’est instaurée.

La distanciation est de mise.

Pas même la possibilité d’enlacer ceux qu’on aime.

Pas même la possibilité de tenir la main encore chaude de ceux qui s’apprêtent à quitter ce monde.

Tant d’entreprises bâties petit à petit se sont trouvées dépourvues, chamboulant ainsi les flux de trésorerie, les plans et les espoirs futurs lorsqu’elles ne sont pas acculées à la banqueroute.

À l’horizon, l’automatisation et l’Intelligence artificielle vont supplanter moult professions et l’emploi se raréfiera.

Et pourtant.

Nous avons de quoi remercier le ciel. Contrairement aux pandémies du passé, nous sommes mieux équipés pour effectuer la recherche d’une panacée.

La pandémie a mis en perspective les besoins essentiels d’une société avide de consommation. Elle a mis en évidence la priorité de la santé, la vulnérabilité de l’être humain, le miracle qu’est la vie dans la biosphère.

Elle suscite un sentiment d’humilité dans une humanité qui prend pour acquise sa suprématie sur la nature et qui dévore ses ressources naturelles ignorant tout des conséquences sur le lendemain.

Mais la pandémie a également montré que l’ingéniosité humaine savait s’adapter à des conditions changeantes pour reconstruire petit à petit une réalité nouvelle…

Les souvenirs d’une qualité de vie qui nous a fait vibrer éclairent nos espoirs de faire revivre nos instants d’amitié, nos sentiments de compassion et notre désir d’harmonie.

Une nouvelle année nous attend.

L’avenir nous attend.

Fasse que l’on puisse écrémer le grain de l’ivraie pour mieux apprécier le don de la vie et de la nature.

Que l’on revienne à l’essentiel des besoins physiques, intellectuels et spirituels.

Que l’on prenne conscience de l’universalité de la condition humaine.

Que l’on attelle la science au bien-être de tout un chacun.

Que l’on bâtisse une réalité nouvelle qui rapproche les esprits.

Fasse que l’on puisse baigner dans l’unité des cœurs qui puisse donner un sens au progrès de l’humanité.

à propos de l'auteur
Dr. David Bensoussan est professeur d’électronique. Il a été président de la Communauté sépharade unifiée du Québec et a à son actif un long passé d’engagement dans des organisations philanthropiques. Il a été membre de la Table ronde transculturelle sur la sécurité du Canada. Il est l’auteur de volumes littéraires dont un commentaire de la Bible et du livre d’Isaïe, un livre de souvenirs, un roman, des essais historiques et un livre d’art.
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