TouBishvat, La montagne toujours verdoyante, Yoram Taharlev

En hommage au grand poète israélien Yoram Taharlev (Zal) décédé le 6 janvier 2022.

Le poème HaHar HaYarok Tamid (La montagne toujours verdoyante) a été écrit, en 1972, à l’occasion du jubilé du kibbouts Yagour où est né et a vécu Yoram Taharlev. Ce chant célèbre également la beauté de la nature du mont Carmel et est devenu l’un des classiques de la chanson israélienne que le peuple d’Israël interprète lors de la fête du nouvel an des arbres, Tou Bishvat.

Mes yeux se sont dessillés, c’était alors au mois de shevat,
J’ai vu un petit oiseau au-dessus de moi
Et l’azur du ciel et un seul petit nuage
Et j’ai vu
La montagne toujours verdoyante.

La montagne verdoyante tous les jours de l’année
Je rêve encore et je demande
A respirer tes vents comme autrefois
Et à me coucher sous ton ombre, Carmel.

Dans les jeux d’enfants légèrement enivrants
J’ai chassé des papillons, glissé sur la pente,
Et pendant que je recherchais pour moi un abri pour un cœur innocent
Alors je me suis enfui
Vers la montagne toujours verdoyante.

La montagne verdoyante tous les jours de l’année
Je rêve encore et je demande
A respirer tes vents comme autrefois
Et à me coucher sous ton ombre, Carmel.

Dans les années d’adolescence, dans les années d’amour,
Nous avons grimpé par ses chemins, ma main dans sa main,
Nous avons regardé au loin, vers le futur
Et nous avons rêvé –
Sur la montagne toujours verdoyante.

La montagne verdoyante tous les jours de l’année
Je rêve encore et je demande
A respirer tes vents comme autrefois
Et à me coucher sous ton ombre, Carmel.

Nous sommes allés à l’armée grands et embarrassés,
Du sein des guerres nous sommes revenus comme des frères
Nous avons porté notre ami, notre prochain
Et nous nous sommes séparés –
En face de la montagne toujours verdoyante.

La montagne verdoyante tous les jours de l’année
Je rêve encore et je demande
A respirer tes vents comme autrefois
Et à me coucher sous ton ombre, Carmel.

Et nos enfants aujourd’hui sont devenus des adolescents
Nos parents – leurs cheveux ont blanchi de vieillesse
Mais nous demeurerons jeunes chaque matin, quand nous verrons
Notre frère,
La montagne toujours verdoyante.

La montagne verdoyante tous les jours de l’année
Je rêve encore et je demande
A respirer tes vents comme autrefois
Et à me coucher sous ton ombre, Carmel.

Paroles : Yoram Taharlev (1938- 2022)

Musique : Moni Amarilio (1932-  )

Traduction de l’hébreu : Haïm et Myriam Ouizemann

à propos de l'auteur
Diplômé de l’Institut des Civilisations et Langues Orientales de Paris (INALCO) et certifié de l’Institut Catholique de Paris (ICP) enseigne la Bible (TaNa’Kh), sa langue, son éthique et son histoire. Installé, depuis son Alya en 1989 à Ashkelon, il participe activement au refleurissement d'Erets Israël. Végétarien par conviction morale, Haïm rêve d'une ère nouvelle où les grandes spiritualités pourraient se rencontrer en vue d'instaurer un monde meilleur. Convaincu que le retour du peuple d’Israël en Erets-Israël annonce la restauration de l'idéal de fraternité abrahamique, il encourage le dialogue interreligieux dans le respect de l'autre
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