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Tel Aviv sur le Rhin, Guerre et Paix au Moyen-Orient

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Tel Aviv sur le Rhin ? Mais Tel Aviv n’est pas du tout sur le Rhin comme Chalon est sur la Saône car le Rhin, lui, se trouve en Europe de l’Ouest. Ce fleuve traverse la Suisse, sert de frontière entre la France et l’Allemagne, arrose l’Allemagne ainsi que la Hollande avant de se jeter dans la Mer du Nord aux environs de Rotterdam. C’est le seul fleuve vraiment européen de l’Europe occidentale.

Quant à Tel Aviv, la ville n’est certes pas sur le Rhin. N’est-elle pas la métropole méditerranéenne de l’État d’Israël qui se trouve au Moyen-Orient avec pour voisins la république arabe d’Égypte (c’est son vrai nom), le Royaume hachémite de Jordanie (c’est son vrai nom), la république arabe Syrienne (c’est son vrai nom) et le Liban ?
Mais alors quel rapport entre Tel Aviv la moyen-orientale avec le Rhin ?

La réponse est que les habitants de Tel Aviv et de ses villes satellites de la plaine côtière se plaisent à croire qu’ils sont en Europe et se conduisent en conséquence. Ils veulent absolument croire que leurs voisins sont des Suisses, des Belges et des Luxembourgeois, que ces voisins sont des occidentaux qui aspirent à la paix, à vivre tranquillement, à se préoccuper exclusivement de prospérité.

Prospérité qui leur donnerait les moyens de sortir le soir au restaurant avec des amis, d’aller souvent au cinéma, d’acheter tous les derniers gadgets qui garniraient de confort leurs appartements et prendre des vacances au loin durant les mois d’été, dans les pays les plus exotiques, les plus paradisiaques, tout comme les Européens, les Américains ou les Australiens.

La Paix avec nos voisins est possible disent les habitants de Tel Aviv sur le Rhin. Voyez l’Europe, n’est-elle pas en paix depuis plus de 70 ans après avoir vécu successivement 2 guerres mondiales les plus sanglantes qui soient. Et la dernière ne fut-elle pas accompagnée des plus grandes atrocités que la Terre n’ait jamais portées. Des traités de paix ont été signés entre ceux qui se faisaient la guerre et la Paix tient depuis. Tout s’est stabilisé.

La situation est parfaitement bien décrite en Europe. Mais au Moyen-Orient, la culture et les mentalités sont différentes, complètement différentes. Au Moyen-Orient au contraire de l’Occident, Dieu, le père céleste n’est pas mort et la religion est bien vivante, elle est ardente et frétillante. En Israël environ 30 % de la population est religieuse, et cela signifie que 70% ne l’est pas. Dans les pays arabes qui entourent Israël, la proportion est au moins inversée si pas davantage et l’hiver sibérien islamique de 2011 (vous savez, celui que les Occidentaux s’obstinent encore à dénommer le ‘Printemps arabe’) est là pour nous le démontrer de la manière la plus magistrale.

Dans tous les pays arabes de l’Hiver islamique, les Frères musulmans, islamistes militants, sont arrivés au pouvoir au terme d’élections ‘démocratiques’, supervisées par les Européens. On est loin de l’athéisme professé par la grande majorité des Occidentaux. Alors nécessairement, les mentalités sont différentes et Dieu et la religion ne peuvent pas être balayés négligemment du dos de la main. Allahou Akbar, ce n’est pas ‘Deutschland über Alles’, l’Allemagne par-dessus tout ou Falastin über Alles mais c’est Dieu est le plus grand. Oui, Dieu, Dieu, la religion et ses représentants sur Terre, les Cheikh, les Imams, les Ayatollahs et les Muftis.

Le souci et l’exigence de la cohérence au Moyen-Orient

L’Européen ainsi que ceux qui veulent croire qu’Israël se trouve en Europe, se targuent de rationalité, de cohérence et de respect des accords internationaux entre responsables politiques. Ils pensent et veulent penser à tout prix que les voisins adhèrent ou adhéreront aux mêmes valeurs qu’ils considèrent comme cardinales. Mais ces valeurs-là ne correspondent en aucune manière à la mentalité arabe et musulmane. Quelques petits exemples pour nous en convaincre.

Nous, arabes israéliens, désirons rester coûte que coûte sous le joug abominable de l’État des Juifs

Les partisans de la solution occidentale de ‘2 états pour 2 peuples’ (Ariel Sharon en Février 2004, Ehud Olmert en Octobre 2007, Benjamin Netanyahu en Janvier 2014, Avigdor Liberman en Septembre 2016 et plus récemment encore le président Donald Trump en 2020) ont à plusieurs reprises évoqué une proposition pleine de bon sens et de cohérence, au plus grand bénéfice de la population arabe israélienne du Triangle de Galilée et plus particulièrement des citoyens arabes se disant opprimés et humiliés par l’État d’Israël qui habitent de la ville d’Umm Al-Fahm, laquelle se trouve à proximité immédiate de la ligne verte, future frontière de l’État palestinien.

Puisque cette population arabe à l’identité palestinienne se sent brimée par l’État des Juifs et bien, lorsque l’État de Palestine sera créé, il suffira de déplacer la frontière de ce nouvel État de quelques petits kilomètres en direction de l’Ouest, de telle manière à inclure ces centaines de milliers d’Arabes musulmans opprimés par le Yahoud dans ce 22ème état Arabe nouvellement créé pour l’occasion. La solution est élégante, humaine et témoigne d’une grande logique humaniste : pas une seule personne n’est déplacée de son lieu d’habitation, de sa ville, pas d’expulsions, aucune destruction de bâtiments.

Seule la frontière est déplacée, et voici tous ces Arabes possédant un passeport israélien et affirmant leur identité arabe palestinienne retrouvant enfin leurs frères palestiniens, possédant finalement un passeport frappé de l’aigle palestinien. Enfin leur identité palestinienne en cohérence avec leur passeport et leur nationalité, finies les brimades insupportables et avilissantes du Yahoud !

Mais, Ô surprise, ils sont TOUS contre cette belle idée généreuse ! Les représentants de la ville d’Umm Al-Fahm sont violemment opposés à cette éventualité, à l’unisson de toute la presse arabe israélienne.
Quoi, nous les Arabes israéliens, devenir citoyens Palestiniens ? Mais jamais, au grand jamais, nous voulons rester sous le joug du Juif, plutôt rester une minorité de seconde classe au pays des Juifs que de vivre en égaux dans un même état avec nos compatriotes arabes palestiniens !

Y comprenez-vous quelque chose ? Voici que la possibilité leur est donnée de régler le problème qu’ils disent avoir avec l’État Juif, état raciste qui pratique l’apartheid d’après eux, et ils préfèrent rester sous la soumission des Juifs ! N’y-a-t-il pas là un grand manque de cohérence et de logique ?

Mais nous sommes au Moyen-Orient arabe et musulman, et le souci de la cohérence est une ‘maladie’ occidentale qui n’a pas encore pris pied dans cette partie du monde. Qui a dit que la cohérence était une valeur locale ? En Occident peut-être, mais au Moyen-Orient, vous rêvez gentiment ! Et bien, il est temps de vous réveiller de votre doux sommeil et de prendre la mesure de la réalité !

Le Temple des Juifs à Jérusalem, historiquement vrai mais politiquement faux

Le lieutenant-colonel de réserve Avi Slav est redevenu civil au terme d’une longue carrière militaire dans l’administration civile de Judée-Samarie. Il désirait approfondir sa connaissance de l’arabe et des arabophones. Il voulait effectuer cette démarche en immersion, c’est-à-dire au contact direct de la population musulmane, dans une institution académique arabe. Aller étudier dans un pays voisin arabe, en Égypte ou en Jordanie, c’était pour un ancien militaire israélien s’exposer à un grand danger potentiel (étonnant, n’est-ce pas, ces pays n’ont-ils pas signé des accords de paix avec Israël ?….).

Après bien des tergiversations il opta de rejoindre une institution académique arabe en Israël. Il choisit alors le collège universitaire des études islamiques Al-Qassami à Baka-Al Gharbiyé dans le Triangle de Galilée à majorité arabe. Dans son livre (Journal d’Al-Qassami, publié à compte d’auteur, ) il raconte que seul Juif dans cette institution il avait des échanges intéressants avec les étudiants, des étudiantes enfourladées pour la plupart.

Un jour, il vit une petite annonce du ‘Centre des études sur Jérusalem’ de l’université Al-Quods qui proposait de participer à une visite organisée des ‘excavations qui ont menées à l’antifada de 1996 qui a provoqué la mort de plus de 90 martyrs de la foi palestiniens’ (plus simplement, les souterrains du Mont du Temple). Curieux du contenu de cette visite il s’inscrit et y va. Au terme de la visite, après la récitation par le guide du narratif palestinien (qui ne mentionne pas la connexion de l’endroit avec le peuple Juif) l’ancien haut-gradé israélien lui demande, s’il savait ce qu’il y avait en cet endroit il y a 2000 ans.

Et voici la réponse du guide arabe : ‘j’ai fait de l’Histoire mais je ne suis pas un politicien. Historiquement il y a bien eu ici un Temple Juif mais politiquement il n’y a pas eu de Temple Juif en cet endroit. Lorsque Yasser Arafat dit qu’il n’y a pas eu de Temple Juif ici, il a raison de son point de vue car c’est un politicien’.

Lorsque l’ancien soldat relate son histoire à ses collègues étudiantes de citoyenneté israélienne, ces dernières sont vraiment étonnées : Quoi ? Crois-tu v-r-a-i-m-e-n-t qu’il y a eu un Temple Juif à Jérusalem ? Ces arabes israéliens vivent le narratif palestinien de distorsion de l’histoire, complètement, complètement !

Alors, a existé ou n’a pas existé ce Temple à Jérusalem ? Il faudrait savoir, c’est l’un ou l’autre, pas les 2 ensemble !?

Mais non, vous n’avez rien compris. Ce n’est pas un problème, nous sommes au Moyen-Orient et une chose peut parfaitement exister historiquement mais non pas politiquement et vice-versa, il n’y a pas contradiction ! Puisque c’est le raïs Arafat l’a dit. Qui a dit qu’il fallait être logique et cohérent ? Ici ce n’est pas l’Occident, c’est le Moyen-Orient ! Allez discuter logiquement ! Quand on vous dit qu’il y a un décalage culturel…

On est très content mais on veut tout casser quand même

En 2019, parut un sondage sur le ressenti de la population arabe israélienne par rapport à l’État d’Israël. Le résultat fut le suivant : 60.5 % des arabes israéliens décrivirent leur situation personnelle comme bonne ou très bonne; 65 % dirent même qu’ils étaient fiers d’être citoyens israéliens. Cependant, 77 % rejetèrent le droit à l’État d’Israël à se définir comme un état Juif. Ils savent très bien que dans un état arabe palestinien leur situation ne serait pas aussi bonne.

D’ailleurs, les habitants d’Umm Al-Fahm le savent tellement bien que c’est la raison pour laquelle ils s’opposent vigoureusement à être englobés dans un état palestinien. Ils préfèrent demeurer au sein de l’État Juif, scélérat d’après eux, pour pouvoir y râler en toute tranquillité et tenter de le détruire de l’intérieur.
Alors content ou pas content ? Il faudrait savoir, c’est l’un ou l’autre, pas les 2 ensemble !?

Pourtant, ils savent très bien que le jour où cet État ne sera plus Juif mais musulman, cela sera la catastrophe et la dégringolade abyssale à l’instar de tous les pays arabes environnants. Cependant, au Moyen-Orient, cela ne constitue pas une contradiction. Qui a dit qu’il fallait être logique et cohérent ? Ici ce n’est pas l’Occident, c’est le Moyen-Orient ! Allez discuter logiquement ! Quand on vous dit qu’il y a un décalage culturel…

Guerre et Paix au Moyen-Orient

L’Égypte et la Jordanie ont signé un accord de paix avec Israël il y a 43 et 28 ans, respectivement. Ne dit-on pas que l’on fait la paix avec ses anciens ennemis. La France et l’Angleterre n’ont-t-elles pas signé un accord de paix avec l’Allemagne, voyez l’entente entre ces pays. 28 ans de paix entre la France et l’Allemagne nous mènent en 1973, 43 ans nous mènent en l’an 1988. Une nouvelle génération qui n’a pas connu la guerre commence à accéder aux responsabilités.

Les plaies ont été pansées, les accords entre les pays foisonnent à tous niveaux, les intellectuels et les universités collaborent, les échanges entre les populations sont libres de tension. On entend parler l’Allemand à Paris, Lyon ou Bordeaux sans animosité ainsi que le Français à Bonn, Frankfort ou Munich. Comparons alors la situation qui existe actuellement entre les pays arabes signataires de la Paix et Israël.

Impossible de traduire un livre de l’hébreu vers l’arabe que cela soit en Égypte et encore moins en Jordanie, les intellectuels égyptiens refusent de rencontrer leurs homologues israéliens. Parler hébreu dans ces pays arabes est dangereux. Les objets de culte juifs, Talith et Tefilin sont non grata en Jordanie. Pas de visites officielles ne serait-ce sporadiques entre les dirigeants des pays signataires de la Paix.

Régulièrement, des responsables politiques de premier rang évoquent ou exigent la révocation des accords de Paix. La Paix est froide, elle ressemble davantage à un accord de cessez-le feu qu’à une paix véritable. Certes, les responsables sécuritaires se rencontrent entre eux de manière plus voyante car les ennemis communs sont nombreux en ce moment. La guerre au canon n’est plus, elle a été remplacée par la guerre diplomatique à tous les niveaux de toutes les instances internationales.

C’est l’Égypte d’Al-Sisi qui a été à l’origine de l’infâme résolution du Conseil de Sécurité 2334 du 23 Décembre 2016 à laquelle Obama a refusé d’opposer son véto. Sous la pression intense de Donald Trump nouvellement élu en Novembre mais pas encore entré en fonction, l’Égypte a retiré sa résolution, mais ayant été présentée elle fut reprise et soumise par d’autres pays connus pour leur grands acquis démocratiques comme la Malaisie et le Venezuela.

Bien joué l’Égypte, avec l’accord de Paix en main Al-Sisi est arrivé à ses fins sans tirer un coup de feu ! Quant à la Jordanie, la possibilité de survol de son territoire par des avions israéliens n’a eu lieu qu’en 2020, soit 26 ans après la signature des accords de paix ! En Mars 2021, elle a refusé au premier ministre israélien le survol de son territoire en route pour les Émirats Arabes Unis.

Pour le fameux stratège prussien Carl von Clausewitz « la guerre n’est qu’un prolongement de la politique par d’autres moyens » à quoi Michel Foucault répondit que « c’est la politique qui est la continuation de la guerre par d’autres moyens, et non l’inverse ». Au Moyen-Orient, c’est la paix qui est le prolongement de la guerre qui est faite par d’autres moyens plus efficaces encore, sans tirer un coup de feu. Quand on n’a pas réussi par les armes, on fait la paix… et on la prolonge… par une guerre diplomatique tous azimuts.

Shimon Peres, dans son rêve d’un nouveau Moyen-Orient, à l’Occidentale, disait qu’Israël devait aller vers la paix avec les Arabes comme en amour, les yeux fermés. Au Moyen-Orient celui qui avance les yeux fermés, ne fait pas quelques pas avant d’être percé de toutes parts par une volée de poignards meurtriers. Le Moyen-Orient est la région la plus violente et instable au monde. Les amis d’hier deviennent facilement les ennemis jurés d’aujourd’hui.

Pour preuve le retournement de l’Iran amical du Shah à celui haineux des Ayatollah. La transformation de la Turquie laïque inspirée par Atatürk, longtemps seul pays musulman à tisser des relations avec le pays des Juifs, en la Turquie agressive de l’islamiste Erdogan. Voyez la fragilité politique de l’Égypte et la précarité en Jordanie du pouvoir des hachémites parachutés de la Mecque par les Anglais il y a exactement 100 ans et dont on annonce régulièrement l’effondrement imminent et la prise du pouvoir par les islamistes.

Alors que vaut un traité de paix en Moyen-Orient ? Pas grand-chose affirment les orientalistes israéliens arabophones qui connaissent parfaitement la culture arabe, qui écoutent et lisent ce qui se dit en arabe chez nos voisins. Ils disent qu’Israël ne peut obtenir une paix réelle et durable avec ses voisins à la manière dont elle est conçue dans le monde Occidental. C’est la puissance incontestée et incontestable de l’État Juif qui imposera une Hudna (trêve de cessez-le feu) temporaire, renouvelée et maintenue, tant qu’Israël demeurera fort et puissant sans baisser sa garde, pas des accords de paix.

Car pour les musulmans, les Juifs appartiennent à une religion et n’ont pas qualité à avoir ou même à aspirer à un État souverain en propre, de surcroit en plein milieu du Moyen-Orient arabe devenu musulman à la suite de la conquête des troupes du prophète Mahomet. Les signatures au bas d’un accord à l’Occidentale ne valent pas plus que la valeur du papier lui-même. En Islam on a le temps, et quand la situation se présentera, car d’après eux elle finira bien par se présenter, le Yahoud subira ce que le prophète a fait subir aux Juifs à la bataille de Khaybar en 628.

Mais quand on vit au Moyen-Orient et que l’on vit dans une bulle de prospérité et de gratte-ciels qui nous fait penser que le fleuve qui arrose Tel Aviv est le Rhin au lieu du Yarkon, qu’on se croit en Europe car Israël se mesure au football et au basket-ball contre les pays européens et que l’on passe régulièrement ses week-ends à Rome, Paris, Londres ou Barcelone et que l’on veut adhérer à la morale occidentale, on refuse de voir la réalité telle qu’elle est, on préfère revêtir les lunettes roses d’un espoir inconsidéré.

Israël se trouve au Moyen-Orient. Les ennemis avec qui il lui faut traiter sont des arabes, musulmans et de culture tribale. Il faut donc leur parler dans une langue qu’il connaisse, l’arabe pour qu’ils comprennent bien de quoi il s’agit. Les Occidentaux de Tel Aviv et d’ailleurs doivent prendre conscience que les solutions qui marchent en Occident ne sont pas réalisables en Orient. N’est-ce pas que les écoles de commerce enseignent que l’on ne fait pas du business de la même manière avec un européen, un asiatique ou un arabe car les cultures sont différentes. Il en va de même en politique où les solutions simplistes occidentales ne sont pas applicables au Moyen-Orient.

à propos de l'auteur
Shaul, diplômé de Sciences Po, analyse les développements intérieurs et extérieurs en rapport avec Israël. Spécialisé sur la thématique "Israël, Jérusalem, la Judée-Samarie et le Droit international", il anime depuis plusieurs années des conférences et présentations sur ce thème en France ainsi qu'en Israël. Il intervient souvent dans les médias francophones, i24News et Qualita.
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