Stav Shaffir, une députée israélienne qui se bat contre la corruption

Stav Shaffir, plus jeune députée depuis la création de l’État d’Israël, se bat depuis des années contre la corruption. Elle est la directrice du Comité transparence de l’OCDE.

A quelques semaines des élections israéliennes, peu de personnes s’intéressent à certaines étoiles montantes de la politique israélienne.

Stav Shaffir fait partie de ces nouveaux leaders politiques.

Stav est jeune, elle a 33 ans et est le plus jeune membre de la Knesset depuis la création de l’État d’Israël. Elle a été élue à 27 ans. Elle est de gauche et est célèbre pour sa lutte contre la corruption gouvernementale.

Stav s’est fait connaître lorsqu’elle est devenue la porte-parole des manifestations sociales qui ont eu lieu en Israël en 2011 contre les prix élevés du logement et les restrictions budgétaires de l’État-providence.

Dès 2015, Stav Shaffir est arrivée en deuxième place aux élections internes du parti travailliste. A cette époque elle n’avait que 29 ans.

Depuis qu’elle est députée, Stav se bat contre la corruption. Elle a ainsi révélé des circuits opaques par lequel le Gouvernement transférait aux colonies de Cisjordanie de très grandes sommes via des circuits opaques, une fois le budget voté. Pour cette députée, ce magot aurait dû être dépensé dans le logement, l’éducation, les transports. Pour elle « c’est l’argent des citoyens, je le suis à la trace ».

La députée Stav Shaffir lors d’une réunion de la commission des finances le 24 décembre 2013 (Crédit : Flash90)

Stav a une méthode particulière : elle pose des questions jusqu’à épuisement. Avec elle, une centaine de bénévoles sont prêts à enquêter sur chaque transfert de fonds douteux.

Membre de la prestigieuse commission des finances, la députée n’a eu de cesse de contester le « manque de transparence » dans la gestion du budget et les « combines » de certains de ses collègues parlementaires. Des coups de gueule qui lui ont valu d’être expulsée plusieurs fois des séances de la commission.

Depuis son élection, Stav Shaffir est membre de la Commission de la transparence de la Knesset. Ses combats au sein de cette Commission sont nombreux sur la défense, l’éducation, la protection de l’environnement et la diaspora

Depuis 2017, elle est la Directrice du Comité transparence de l’OCDE.

La presse internationale ne se trompe pas. Nombre de journaux aux USA, en Europe font des articles sur cette députée.

Elle fait partie pour les journaux israéliens comme l’une des dix femmes les plus influentes de la société israélienne et pour Apotical International comme l’une des cent jeunes les plus influents en politique internationale.

La députée Stav Shaffir sera numéro 4 sur la liste du parti travailliste pour les prochaines élections d’avril 2019.

à propos de l'auteur
Éric Gozlan est né en 1964. Il a vécu une grande partie de sa vie en Israël au kibboutz et a servi dans une unité combattante de Tsahal pendant la première guerre du Liban et la première Intifada. Il étudie l’économie en Israël. De retour en France, il est reçu au troisième concours de l'École Nationale de la Magistrature et a travaillé de nombreuses années dans le milieu bancaire et au Conseil de l’Europe. En dehors de son parcours professionnel, Éric a toujours été intéressé par le social et les relations interreligieuses. Il pense qu’il est possible d’arriver à la paix par la religion (puisque les guerres partent souvent de celle-ci). C’est pour cette raison qu’il s’emploie en France à travailler sur le dialogue interreligieux et ce notamment avec l’Imam Chalghoumi Il a été nommé il y a peu par le roi des Roms ambassadeur de sa cause pour la France et a reçu la médaille de la paix en Roumanie. Éric est souvent invité à des congrès pour la paix pour donner son expertise sur certains problèmes Il a participé à deux nombreux colloques sur la paix et le dialogue inter religieux en Corée, Russie, Etats-Unis, Bahreïn, Belgique, Angleterre, Italie, Roumanie… Il est Directeur exécutif de l’Union des Peuples pour la Paix Eric Gozlan écrit dans plusieurs revues dont le Nouvel Observateur en France, Times of Israël en Israël et a publié dernièrement, suite à une demande du Vatican, une étude sur l’apostasie dans le Judaïsme
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