Rendez à César ce qui est de César et vous construirez la paix

Vue générale de la ville palestinienne d'Ein Yabrud et du village juif voisin d'Ofra (au sommet de la colline), vue depuis le village Beit El le 1er mai 2019. Photo de Gili Yaari / Flash90
Vue générale de la ville palestinienne d'Ein Yabrud et du village juif voisin d'Ofra (au sommet de la colline), vue depuis le village Beit El le 1er mai 2019. Photo de Gili Yaari / Flash90

Avec plus de 3000 morts suite à une crise électorale en 2010, ce qui est déjà beaucoup, le Président GBAGBO s’est retrouvé en prison à la Haye pour crime contre l’humanité.

Avec près de 400.000 morts voire plus et des millions de migrants, ASSAD est encore au pouvoir et continue de massacrer son peuple.

Dans quel monde sommes-nous ? Où sont passées les 70 nations qui se réunissaient hier encore (le 15 janvier 2017) à Paris pour une cause montée de toute pièce pour s’attaquer à un peuple qui ne demande qu’à vivre en paix avec ses voisins ?

Où sont passées les Organisations internationales promptes à condamner Israël et à voter des résolutions prises de manière unilatérale ? Ces peuples massacrés par leurs dirigeants ne méritent-ils pas de vivre ?

Quel est le message que nos dirigeants d’aujourd’hui veulent faire passer à leurs peuples ? Vers quel monde l’on veut nous conduire ? Un monde de la barbarie ? Le monde a-t-il tiré des leçons des atrocités des siècles passés ? Le monde a-t-il oublié qu’au cours du siècle dernier, l’humanité sombrait dans deux grandes guerres mondiales, la deuxième ayant fait plus de 60 millions de morts, sans oublier la Shoah, projet nazi d’extermination des Juifs ?

Oui bien-sûr, la solution à deux Etats est peut-être beaucoup plus importante pour certains pays que les vies humaines qui sont détruites chaque jour à travers le monde, beaucoup plus importante que les millions de personnes déplacées dont certaines meurent tout en essayant d’échapper à la mort.

Le temps n’est-il pas venu de mettre fin à toutes ces hypocrisies qui consistent à vouloir un monde en paix, construire un monde plus prospère, alors que l’on continue de rependre la guerre, et que la misère demeure encore grave à certains endroits de la planète ?

Il est temps que l’on prenne conscience de la gravité de cette barbarie qui tend à s’installer sous nos yeux, que l’on réfléchisse, que l’on dise, et que l’on fasse savoir aux peuples, vers quel monde nos dirigeants et les organisations internationales veulent nous conduire. La crise sanitaire du coronavirus COVID19 que nous traversons ne nous a t’elle pas suffisamment révélé les veritables menaces qui guettent notre planète ?

« Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l’existence ». Léon BLUM

Garantir cette existence passe aussi par garantir la sécurité de ces hommes.

A tous ceux qui parlent de la fin de la solution de deux Etats en cas d’annexion de territoires par Israël pour garantir l’existence et la sécurité de ses citoyens, il faut leur rappeler qu’en 1947 on ne parlait pas de peuple palestinien, on parlait d’Arabes.

Bien plus, les Arabes avaient refusé le plan de partage (Résolution 181 de l’ONU portant création d’un Etat juif et d’un Etat arabe), parce qu’ils ne voulaient pas d’un Etat Juif. Ils ont donc refusé un Etat en 1947 et ont préféré faire la guerre à l’ Etat naissant d »Israël. C’est de là que partent les problèmes de sécurité qui se sont aggravés au cours du temps avec la série de guerres et d’Intifadas qui vont suivre la naissance de la cause palestinienne créée en 1964.

En 1948, annexion jordanienne de la Judée-Samarie qui devient cis-jordanie. La Jordanie s’engage dans la guerre de juin 1967 conte Israël et perd, le problème de sécurité s’accentue. Israël n’est donc pas arrivé là parce qu’il a voulu annexer. Et quand vous êtes entourés de voisins aussi belliqueux qui refusent de négocier avec vous, vous prenez votre problème de sécurité au sérieux. Ils ne seront pas les premiers à venir vous protéger en cas de nécessité.

Tous ceux qui se disent attachés à la sécurité d’Israël, se doivent de prendre en compte tous ces paramètres, dans une région où les questions de sécurité se sont aggravés avec la guerre en Syrie et tous les problèmes de sécurité qui se posent désormais dans cette région, sans oublier la menace iranienne. Vendredi 19 juin, des membres du Conseil des gouverneurs (BoG) de l’Agence internationale de l’énergie atomique ont condamné l’Iran pour avoir violé les accords de garanties qu’ils ont signés avec l’agence.

L’enquête de l’AIEA indique que l’Iran a mené des activités nucléaires interdites sur des sites non déclarés et n’a jamais signalé leur existence ou leurs activités.

Or tous les observateurs avertis, la communauté internationale y compris, savent bien que l’Iran menace l’existence de l’Etat d’Israël à travers les déclarations de ses dirigeants, son soutien aux mouvements terroristes qui menacent et s’attaquent à Israël (Hezbollah, Hamas, Djihad islamique), et sa volonté manifeste de s’installer militairement et durablement en Syrie.

De plus, il faut tirer les leçons du retrait unilatéral d’Israël de Gaza. L’Autorité Palestinienne y a perdu le contrôle au profit du Hamas et du Djihad islamique, groupes reconnus comme terroristes au niveau de la Communauté internationale.

Par ailleurs, les accords d’Oslo et plusieurs autres résolutions de l’ONU, notamment la 242, n’ont jamais dit qu’Israël devrait partir de là, mais les Palestiniens refusent les négociations directes et préfèrent les résolutions internationales pour la création d’un Etat dont les frontières restent à déterminer. Or le droit international n’est pas à sens unique. Il protège aussi les Israéliens qui ont des droits dans cette partie de territoires.

Quant aux liens historiques avec cette, il est important de préciser qu’un lien religieux avec une terre ne signifie pas forcément que cette terre nous appartient. Le monde est rempli de plusieurs individus issus de nations différentes et ayant des croyances différentes.

On peut réécrire une histoire, mais on ne peut pas changer les faits de cette histoire.

En effet, le monde compte par exemple plusieurs millions de musulmans, et pourtant tous ne sont pas originaires d’Arabie Saoudite, encore moins propriétaires de la Mecque ou de Médine, qui demeurent des propriétés de l’Arabie Saoudite. Le monde compte beaucoup de chrétiens catholiques, et pourtant tous ne sont pas originaires de Rome et propriétaires de Rome. Le monde chrétien a certes un lien spirituel avec la terre d’Israël, et pourtant tous ne sont pas originaires d’Israël. Le monde compte beaucoup de bouddhistes dispersés dans le monde et pourtant, tous ne sont originaires d’Asie.

Ce n’est pas parce qu’une mosquée se trouve à Jérusalem que la terre de Jérusalem appartient à tous les Musulmans du monde. De plus, tout Musulman où qu’il se trouve, même à Jérusalem prie avec le regard tourné vers la Mecque. Ce qui justifie le fait que le cœur de l’Islam se trouve en Arabie Saoudite.
Ce n’est pas parce que des églises se trouvent à Jérusalem que la terre de Jérusalem appartient à tous les chrétiens du monde.

Les églises et les mosquées présentent en Israël, y compris à Jérusalem, ne constituent donc pas un titre de propriété sur toute la terre d’Israël et de Jérusalem.
Il n’y a qu’un seul peuple sur cette terre des hommes et dans ce monde, qui prie où qu’il soit, et même en Israël avec le regard tourné vers Jérusalem. Et ce peuple est le peuple juif pour qui, Israël est une terre sainte. Ce qui signifie que le cœur du judaïsme se trouve en Israël et à Jérusalem, terre sainte pour le peuple juif, le seul peuple à la considérer ainsi.

Certes, la plupart des croyants et beaucoup de non-croyants qui prient avec les psaumes du Roi David (Roi d’Israël), pensent à une Jérusalem céleste, mais cela n’enlève rien au fait que pendant qu’ils prient, ils ont les pieds posés sur terre. Il y a donc un moment où il faut revenir à la réalité. Car ces textes sacrés, ont un  caractère historique, en ce sens qu’ils ont été rédigés à des époques bien précises, et ces époques datent d’au moins 3000 ans, au moment où les ancêtres du peuple juif vivaient sur ces terres, terres qui n’ont jamais été sans juifs.

Prétendre aujourd’hui, que la terre d’Israël et Jérusalem appartiennent à un autre peuple au motif que les romains ont appelé ce lieu « Palestine », ou parce que des mosquées y ont été construites par des musulmans, est une falsification de l’histoire, non seulement celle du peuple juif, mais également celle de toute l’humanité.

Le temps n’est-il pas venu de rendre à César, ce qui est à César (le nom « Palestine ») et à Israël ce qui est à Israël (sa terre), et bien entendu au monde ce qui est au monde, c’est-à-dire son unité et son harmonie. Ainsi donc, nous mettrons fin à tous ces mensonges et malentendus historiques qui n’ont fait que diviser les peuples et entretenir l’antisémitisme et la haine d’Israël.

Le Secrétaire Général des Nations Unies qui a promis combattre l’antisémitisme afin de l’éradiquer de la face de la terre, ne devrait-il pas commencer par le combattre au sein de l’ONU et mettre fin à toutes ces résolutions anti-israéliennes, sachant que l’antisémitisme a pris de nouveaux visages à travers l’antisionisme (voir la définition de l’antisémitisme de l’HIRA adoptée par plusieurs pays), et rétablir une bonne fois pour toutes, la vérité que tout le monde sait, à savoir que cette terre appartient au peuple juif qui est prêt à la partager avec ses voisins. Ce ne serait que justice faite, et la paix s’en suivra. Cela peut paraitre difficile à réaliser, mais ce n’est pas chose impossible. Il suffit de le vouloir et d’y travailler.

Il faudra bien entendu trouver une solution au problème palestinien composé de peuples venus des pays environnants, et qui se sont installés sur ces terres. Ils occupent une partie de ces terres qui a toujours en son sein les tombeaux des patriarches du peuple Juif. Le tombeau de Joseph qui a bien existé se trouve en territoire palestinien.

Un dialogue direct entre les deux peuples doit donc être encouragé et facilité par la communauté internationale qui doit créer les conditions de ce dialogue. Israël a montré à plusieurs reprises sa capacité à négocier et à conclure des accords de paix durables avec ses voisins arabes (Egypte, Jordanie).

Une recherche efficace d’une solution au conflit doit se faire en privilégiant l’intérêt des peuples et non laisser prévaloir les intérêts politiques, géopolitiques, et géostratégiques des intervenants dans le conflit, fussent-ils importants pour eux. Dans un souci de recherche efficace d’une solution au conflit, les organisations internationales devront veiller à ne pas jeter de l’huile sur le feu en adoptant des résolutions contraires aux faits historiques.

à propos de l'auteur
Diplômé de l'Ecole Supérieur de gestion de Paris et du CNAM de Paris Master en Audit et Contrôle de Gestion. Paul est aussi diplômé d'un Master en Sciences de Gestion, mention Prospective stratégique, Organisation et Management. Il a étudié l'économie de Développement à l'institut international de la Istadrut à Kfar Sava en Israël.
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