Raphaël Jerusalmy riposte à la Ligue des Droits de l’Homme de Corse
« A ces militants pro palestiniens, je leur souhaite d’avoir oeuvré pour la paix autant que moi ! » a réagi Raphaël Jerusalmy à la polémique alimentée par la Ligue des Droits de l’Homme de Corse (LDH). Invité à Bastia par Terra-Eretz Corsica-Israël, cet ancien Lieutenant-Colonel du renseignement militaire israélien donnait le 7 mai une conférence sur le thème « Guerre Iran-Israël la nouvelle équation stratégique ».
Il faut savoir que dans notre île, tout débat s’envole et extrapole sur les thèmes de la politique, du patriotisme, de la haine et de la paix, de la démocratie et de l’histoire… Et malgré un communiqué accusatoire de la LDH de Corse, l’amitié Corse-Israël n’a pas été perturbée par la rave-party d’une quinzaine d’islamo-gauchistes équipés d’un mégaphone et d’un drapeau palestinien. Un fait dérisoire non représentatif de la société corse ? Une énième preuve de la maladie chronique de certains gauchistes français, ameutant de nouveaux électeurs (dans les urnes tous les bulletins sont comptabilisés) et intoxiqués par la propagande islamiste radicale. Ils sont enkystés dans leur déni de la démocratie qui, imaginée en Corse, pratiquée en Europe, reste absente dans la majorité des pays arabo-musulmans. Raphaël Jerusalmy, qui a négocié et représenté Israël, chez les Jordaniens, les Egyptiens, les Saoudiens et les Syriens confirme que l’Etat hébreu est bien la seule et authentique démocratie du Moyen-Orient.
Et la paix il sait de quoi il parle.
A Bastia, dans le centre communautaire juif Beth Habad de Port-Toga, on a vu la démonstration de l’amitié profonde d’hommes et de femmes venus de toute l’île et du continent, avec leur conviction sioniste et leur soutien à l’Etat hébreu dans sa lutte existentielle. A l’intérieur, les invités écoutent Raphaël Jerusalmy expert international sécurité-défense, évoquer les souvenirs personnels et les anecdotes de son extraordinaire épopée en opérations diplomatiques partout dans le monde. Et aussi sa trajectoire d’écrivain à succès, longuement développée dans cinq livres parmi lesquels « Les Engagés », « Tribunes de Guerre » et une autobiographie « Des Sex Pistols à l’Intifada ».
A l’extérieur l’animation est assurée… par une rave-party déjantée à l’appel de la LDH de Corse. D’un côté, l’écho des bobards, des contre-vérités répandues par les dictatures islamiques et barbares Iran, Hamas, Hezbollah menant une guerre religieuse contre l’Etat hébreu. En qui multiplient la désinformation, les viols, la soumission, la corruption, la pauvreté, en assassinant leurs opposants politiques.
Et de l’autre côté, la hausse continue du shekel, l’envolée des valeurs high tech à la bourse de Tel Aviv, les avancées exponentielles de la recherche médicale et santé publique dans l’Etat hébreu et la résilience de tout le peuple d’Israël. Et la révolution technologique permanente de Tsahal résumée dans le concept de « frappe multidimensionnelle ou multidomaines » associant le renseignement tactique, la couverture aérienne, le traitement numérique, la robotique, les drones, l’Intelligence Artificielle.
Raphaël Jerusalmy est revenu sur la force de l’armée israélienne : « Le fantasme des terroristes islamistes de voir l’armée d’Israël affaiblie, débordée, encerclée de toutes parts, s’est vite transformé en leur pire cauchemar. Depuis des mois, Tsahal se bat sur de multiples fronts, sans fléchir ni se relâcher, atteignant les cibles les plus lointaines, les plus secrètes, éliminant les chefs terroristes, sapant même la puissance militaire iranienne. Plus Tsahal se bat et plus il se renforce, en apprenant à faire face à toutes les situations, sur toutes sortes de terrains, contre toutes sortes d’armements, en tirant les leçons de ses erreurs, en trouvant des solutions à chaque nouvelle menace. Cette supériorité de Tsahal est technologique, organisationnelle et surtout, humaine. Israël est l’un des premiers pays à avoir perçu les capacités impressionnantes de l’utilisation de l’Intelligence Artificielle dans tous les domaines. Chaque soldat israélien a ainsi une ombre qui le suit au combat et qui est un autre soldat assis devant un ordinateur pour l’aider à réagir. En Israël, tous les ingénieurs et techniciens sont eux-mêmes d’anciens soldats et officiers qui comprennent exactement les besoins des troupes en action. »
Entre Israël et ses voisins arabes tous de religion officielle musulmane : les mentalités et les mondes s’entrechoquent…sans bousculer la LDH accrochée à son drapeau du Hamas, alors que la France n’est pas engagée, que de nombreuses populations non gazaouies souffrent dans divers conflits majeurs dans le monde. Pourquoi cette obsession de la cause palestinienne ?
En Corse, la LDH locale s’est distinguée en critiquant « un shabbat plein » et en publiant un communiqué Israël-Palestine. : « Nous connaissons les positions de soutien sans limite de cette association (Terra Eretz Corsica-Israël) au gouvernement israélien et ses ministres ultra religieux et d’extrême-droite qui ne conçoivent pour la protection du peuple israélien que l’usage de la force. Nous craignons que cette manifestation ne serve de tribune au soutien à la famine et au génocide en cours à Gaza, à la colonisation de la Cisjordanie soumise aux violences de milices israéliennes d’extrême-droite … »
C’est fort de café en regard des guerres depuis 1948, des multiples agressions contre le territoire israélien, les milliers de roquettes lancées depuis Gaza, les missiles iraniens, les tunnels du Hezbollah etc… Auquel s’ajoute l’enquête fleuve indépendante titrée « Réduites au silence, plus jamais » publiée le 11 mai. Soit les preuves incontestables de la « tactique de terreur et les violences sexuelles systématiques » du Hamas le 7 octobre contre les familles des kibboutz du sud et contre les captifs. Sur 300 pages, 10 000 photographies et vidéos, 1 800 heures d’analyse, 430 auditions avec des survivants, des témoins, d’anciens otages et des experts. Un sujet réflexion pour la LDH de Corse ?
Ici on est en Corse et le texte de la LDH est pulvérisé dans l’hebdomadaire LePetitBastiais (N°1141) via une leçon de démocratie fine et percutante du journaliste Yannick Campo : « Sur la forme, un communiqué qui critique la tenue d’un événement culturel et spirituel à Bastia. Sur le fond, des éléments d’une mécanique de la suspicion, la tentation de réduire une communauté à l’image que l’on veut bien se faire de ses supposées allégeances. » Isolant le fond du problème, il précise : « L’accusation n’est pas nominative, il est simplement exprimé la crainte que l’événement ne serve de tribune… On procède par supposition, par insinuation. Cette rhétorique de la suspicion préventive est redoutable dans l’espace public, parce qu’elle est difficile à contredire. Comment se défendre contre une accusation non formulée clairement, mais simplement « crainte » ? Dans la tradition démocratique, on la considère comme contraire aux principes fondamentaux : nul n’est présumé coupable avant d’avoir accompli un acte répréhensible. Ce principe s’applique aux individus et devrait s’appliquer aux associations. »
A noter ici la démocratie c’est comme le lait maternel, car c’est en Corse (!) qu’a été votée la toute première Constitution du monde moderne (Custituzione de Pasquale Paoli en 1755) inspirant ensuite la France révolutionnaire, Napoleon Bonaparte et les Etats-Unis. Donc au port de plaisance de Bastia, s’égosillant pendant une heure comme des perroquets sur « la famine et le génocide en cours à Gaza », et « sur la colonisation de la Cisjordanie par des milices d’extrême-droite », à aucun moment ces quinze perturbateurs déboussolés n’avaient tenté de contacter Terra Eretz pour un dialogue sincère avec Raphaël Jerusalmy. Surpris ? « Pas du tout explique Frederic Bianchi Président de Terra Eretz Corsica-Israël, ils se sont contenté de beugler contre la présence d’un militaire israélien. Ces groupuscules d’extrême-gauche, ne sont pas représentatifs de l’opinion de la société corse. C’est l’inverse. La preuve ? Ils se sont ridiculisés sur FaceBook-Corse Matin où l’interview de Raphaël Jerusalmy, est accompagné par environ 600 posts qui tournent en dérision leur minable manifestation, qui relaie uniquement et sans filtre ni discernement, la propagande du Hamas déversée devant un lieu de culte juif. Cela ne fait qu’alimenter l’antisémitisme. Notre association est dédiée aux échanges des idées et non à l’anathème et à la stigmatisation de l’autre ».
Les critiques des pro-palestiniens, Raphael Jerusalmy les détruit en une phrase bien envoyée et adossée à sa propre expérience des négociations avec ses homologues officiers supérieurs de liaison de Jordanie, Egypte, Arabie saoudite, Syrie, Liban : « A ces militants pro palestiniens, je leur souhaite d’avoir oeuvré pour la paix autant que moi ! En tant que soldats israéliens, on fait beaucoup plus de travail en faveur de la paix qu’il n’en feront jamais ! On a eu des contacts locaux avec nos voisins, on a eu des guerres et des moments de collaboration et tôt ou tard on arrivera à faire la paix et ceux qui mettent de l’huile sur le feu et ne savent pas de quoi ils parlent ! »
Notons que la LDH fondée en 1898 pendant l’Affaire Dreyfuss, serait selon Jean-Pierre Obin (ancien Inspecteur général de l’Education nationale) : « défigurée par la prise de pouvoir de militants d’extrême-gauche, épaulés par l’entrisme d’activistes proches des Frères musulmans ». En effet, manifester avec un drapeau palestinien devant un lieu de culte juif entre dans la catégorie du « glissement vers des positions de gauche radicale, une lecture identitaire, un affaiblissement de la référence à la laïcité stricte »
Si on réfléchit bien sur le temps long de l’Histoire, c’est la démocratie comme outil de gouvernance qui se trouve au cœur des conflits au Moyen-Orient. Ils réunissent dans une même équation le trafic maritime à Ormuz, les monarchies pétrolières du Golfe persique, les Etats-Unis et l’Iran et dans une même problématique, Israël à la recherche d’un équilibre territorial avec Gaza, le Hezbollah du Sud-Liban et la cocotte minute de la Judée-Samarie. Si on questionne le concept de démocratie, il est clair que nous avons en Occident, 2000 ans d’expérience et même au-delà si on remonte la flèche du temps ! Déjà dans la Torah, il y a des controverses et des persécutions sur la liberté religieuse, la séparation du culte et du pouvoir politique, sur les successions dynastique concernant les rois comme les prophètes. Rien ne se passe jamais comme prévu… excepté une lente évolution vers l’émancipation et la liberté. Maintenant au XXIè siècle, on sait lire et écrire, on découvre la démocratie à l’école primaire, on connait la signification d’un bulletin de vote, on a des organismes qui contrôlent nos institutions. Ce n’est absolument pas le cas des populations souvent de moeurs tribales, claniques, patriarcales des pays qui entourent Israël. Avec une telle équation, combien de temps pour un chemin vers la démocratie ?
Raphaël Jerusalmy : « Beaucoup de temps hélas, dans les mentalités du Moyen-Orient qui freinent la démocratie. C’est reposant pour eux d’avoir des dirigeants qui décident de tout me disait un chamelier jordanien étonné de l’absence de roi en Israël. Et un parlement où ils se disputent tout le temps! Par exemple, les Bédouins servent actuellement dans Tsahal, avant, ils étaient dans les armées britanniques et ottomanes , i Il n’y a pas au Moyen-Orient d’orgueil national et de patriotisme. Tout se passe dans les familles, les clans, ces pays sont des cartographies autrefois tracées par les Occidentaux. En vérité, le Moyen-Orient est une mosaïque de clans et de tribus, avec des alliances ou des vengeances et une répartition des territoires sans lien logique avec les frontières nationales. »

