Rachel Touitou, candidate du parti animaliste

Rachel TOUITOU se présentera dans la 8ème circonscription des Français établis hors de France (Israël, Italie, Grèce, Turquie, Chypre, Malte, Saint Martin, Vatican). Née en France, à Toulouse, le 1er décembre 1985, d’un père ingénieur chez Airbus et d’une mère psychiatre, elle est célibataire. Diplômée de l’école de commerce, EDHEC Business School de Nice, elle a passé sa dernière année d’études à Sao Paulo au Brésil.

De 2010 à 2012, elle a rejoint PricewaterhouseCoopers, réseau britannique d’envergure internationale d’entreprises spécialisées dans des missions d’audit, d’expertise comptable et de conseil. Elle a fait son alyah en 2012, sans sa famille. En Israël a trouvé un poste dans un fonds de capital-risque et gère un portefeuille d’investissement dans des startups innovantes.

Très jeune elle s’est engagée dans le milieu associatif en faveur de la cause animale. Contrairement aux idées reçues, le parti animaliste, apolitique, ne prône pas le véganisme mais milite pour réduire la consommation carnée. Il combat tout simplement les élevages intensifs d’animaux dans des cages et considère la condition animale comme une partie intégrante du débat national.

Il s’oppose à la violence, sous toutes ses formes, contre les animaux. D’ailleurs en Israël, dans les supermarchés, on distingue les œufs de poules élevées en plein air des autres et les poulets dit Bio parce qu’ils ont vécu en liberté dans les champs. Rachel TOUITOU souhaite que les élections législatives soient un enjeu politique majeur pour les animaux.

Le sort réservé aux animaux apparaît sclérosé depuis des siècles et n’a pas fait l’objet d’évolution significative. La société a pourtant connu au cours des dernières décennies des avancées considérables. La question animale est, elle, restée paralysée. Pourtant la prise de conscience de l’opinion publique n’a de cesse de croître sur cette question : chaque jour de plus en plus d’individus appellent de leurs vœux un changement.

Les connaissances scientifiques livrées par l’éthologie confortent plus encore la nécessité d’un tel changement. Pour autant, les acteurs politiques n’ont pas su prendre la mesure du décalage entre cette opinion, ces connaissances et l’état du droit applicable aux animaux. Face à ce contexte, il est impérieux d’opérer une rupture et de faire émerger la question animale dans le champ politique. Le Parti animaliste s’est donné cette ambition.

Le rapport aux animaux et les fondements des valeurs juives : Le programme du Parti animaliste rejoint, en de nombreux points, la vision hébraïque concernant la question animale. En effet, le Parti animaliste, soucieux du bien-être animal, s’inspire de manière significative, de l’esprit biblique prescrivant à l’homme de ne pas causer de souffrances inutiles à l’animal (Tsahar Baalei HaYim). La façon dont les animaux sont traités de nos jours, viole totalement les enseignements juifs. L’éthique du principe fondamental de la sainteté de la vie est un des piliers du Judaïsme et nombreux sont les Sages d’Israël à s’être prononcés en faveur d’une plus grande bienveillance à l’égard du monde animal dans son ensemble.

De grands penseurs et maîtres du Judaïsme comme Maïmonide, Na’hmanide, Rabbi Ibn Ezra, Joseph Albo et le Rav Avraham Itzhak Kook s’avèrent être de grands défenseurs de la cause animale et peuvent grandement inspirer notre société en quête d’harmonie et de justice pour tous. Comme nous l’enseigne Maïmonide, «il n’y pas de différence entre la souffrance des hommes et la souffrance d’autres êtres vivants» [1] et «il ne faut point croire que tous les êtres existent en faveur de l’homme, et au contraire, tous les êtres (ont été créés) également en vue d’eux-mêmes, et non pas en faveur d’autre chose» (2].

L’animal n’est plus considéré comme une machine exploitée par l’industrie mais comme un être vivant à part entière digne du respect des hommes. L’animal est en hébreu dénommé «Nefesh Hayah» autrement dit «Un être/âme vivant» doué de conscience et de sensibilité capable de ressentir l’amour comme la souffrance. De nombreuses injonctions bibliques abondant en ce sens et invitent l’homme d’aujourd’hui à revoir sa vision utilitariste sur l’animal.

Les conditions cruelles relatives à l’élevage industriel et au transport d’animaux vivants où, pendant plusieurs jours, ils restent sans nourriture ni eau, accablés sous un été brûlant ou gelant à mourir dans le dur hiver, ne coïncident plus, aujourd’hui, avec la conscience que nous pouvons nous faire d’une société aspirant à progresser sur le plan éthique. Comment est-il possible de concilier le respect de la Vie que la Torah appelle de tous ses vœux et encore accepter que de jeunes poussins males soient broyés vivants, y compris en Israël, pour encourager la production industrielle de poules pondeuses ou que des veaux soient séparés de leur mère dès leur naissance ? Comment l’Homme, généralement considéré comme la couronne de la Création, peut-il encore rester indifférent à tant de souffrances inutiles ?

Le Parti animaliste, animé par un désir de justice et de progrès, promeut une évolution de société qui prend en compte les intérêts des animaux et qui repense la relation entre les animaux et les humains. Loin de méconnaître le poids des traditions et des styles de vie, le Parti animaliste ne méconnaît pas non plus l’histoire de la défense des plus faibles ; il se rattache à ce courant millénaire et s’en prévaut. Il ne méconnaît pas non plus les freins économiques et la résistance des habitudes ; il ne propose d’ailleurs aucune rupture brutale ou radicale.

Il prend acte tant de l’évolution des sensibilités à la cause des animaux dans notre société que de la crise écologique qui commande d’en finir avec le modèle en cours. C’est bien un modèle de société que propose le Parti animaliste, et chacun le comprendra en prenant la mesure de l’omniprésence des «produits animaux» dans sa consommation et donc de l’omniprésence de la violence envers eux.

Le Parti animaliste est transpartisan et ne fait donc d’alliance avec aucun autre parti politique. Le programme du parti est composé de 14 grandes thématiques dont les mesures phares incluent : Mettre fin à l’élevage intensif et industriel, en accompagnant la reconversion des éleveurs, avec un objectif de réduction de 50% de la production et de la consommation de produits d’origine animale d’ici 2027, Créer un ministère de la Condition animale, Interdire la chasse et protéger les animaux sauvages, Obtenir la souveraineté alimentaire de la France, Lutter contre les abandons d’animaux de compagnie et permettre leur accueil dans les structures d’hébergement (EHPAD…), Mettre fin aux divertissements générateurs de souffrance animale et de violence qui provoquent des traumatismes chez les enfants et une accoutumance à la violence, tels que les corridas, combats de coqs, delphinariums, cirques…

à propos de l'auteur
Jacques BENILLOUCHE, installé en Israël depuis 2007, a collaboré au Jerusalem Post en français, à l'Impact puis à Guysen-Tv. Journaliste indépendant, il collabore avec des médias francophones, Slate.fr, radio Judaïques-FM à Paris, radio Kol-Aviv Toulouse. Jacques Benillouche anime, depuis juin 2010, le site Temps et Contretemps qui publie des analyses concernant Israël, le judaïsme, la politique franco-israélienne et le Proche-Orient sur la base d'articles exclusifs.
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