Que faudra t-il faire ?

Que faudra t-il faire pour que les terroristes comprennent enfin que les Juifs du monde entier ne sont en rien responsables des errements de la politique de Benjamin Netanyahu et de ses alliés d’extrême-droite ?
Les événements tragiques de ce dimanche montrent que la guerre est déclarée, comme elle le fut il y a plus d’un demi-siècle de cela…
Si les événements ignobles du 7 octobre constituent un sommet dans la barbarie, force est de constater que la riposte du gouvernement Israélien à permis au Hamas d’atteindre son objectif : en s’en prenant au peuple gazaoui, ce gouvernement s’est non seulement trompé de cible, mais il a légitimé de fait une réaction qui, d’antisioniste, a glissé vers un antisémitisme rampant…
L’on en voudra pour preuve, chez nous, le boycott totalement injustifié du chanteur Amir. Quel que soit le caractère totalement injustifié de la politique du gouvernement de l’État hébreux, rien ne justifie ces actions antisémites, alors que même une partie du peuple israélien conteste les décisions prises en son nom.
Alors oui, la lutte contre le Hamas, mouvement terroriste, est totalement justifiée. Mais, rien ne peut excuser que le peuple palestinien soit ainsi « pris en otage » par Tsahal, dont certains membres n’hésitent plus à condamner la politique qui leur est imposée par un pouvoir dont la légitimité semble plus que vacillante et qui n’a aucun intérêt à l’arrêt des hostilités.
Si distinguer le bon grain de l’ivraie n’est pas chose facile, et que le Hamas s’est effectivement fondu au sein de la population palestinienne, la répression aveugle n’a jamais constitué une solution et n’a fait que ruiner le capital de sympathie dont notre peuple a bénéficié depuis la Shoah…
Les premières guerres auxquelles cet État naissant fut confronté furent pour le moins légitimes ; malheureusement, 1982 fut un tournant décisif qui fit passer l’État hébreux de victime à coupable, et les événements actuels ne font que confirmer cet état de fait.
Notre peuple n’a pas vocation à être une éternelle victime, mais rien ne saurait justifier qu’un gouvernement d’extrême-droite nous fasse passer de victimes à bourreaux.
Il serait bon que les justes propos de Golda Meir, dont le gouvernement actuel piétine allègrement l’idéal, prennent enfin tout leur sens :
Nous pouvons pardonner aux Arabes d’avoir tué nos enfants. Nous ne pouvons pas leur pardonner de nous avoir obligés à tuer leurs enfants.
