Prière pour la paix du royaume

Le Talmud conseil de prier tous les jours pour la paix du royaume.

Traditionnellement, les juifs priaient pour le Roi, louaient sa grandeur, et demandaient au Saint Béni-soit-il de le bénir et de donner au souverain et ses proches la volonté d’être favorable au peuple juif, qui habite son pays, en attendant l’arrivée du messie qui amènera le peuple d’Israël à Jérusalem.

De nos jours les juifs prient pour la République, et le peuple français dont ils font partie. Dieu est appelé « le libérateur », maigre allusion au retour à Sion.

Alors les juifs français font aussi une prière pour l’État d’Israël, première étape de la délivrance messianique.

Ainsi on a trouvé le moyen, de se définir comme membre du peuple français, et du peuple juif en même temps.

La première allusion à une prière pour l’État, se trouve chez le prophète Jérémie :

« Ainsi a parlé l’Eternel, le Dieu d’Israël, à tous les exilés que J’ai laissé emmener en Babylone : « Bâtissez des maisons et habitez-les, plantez des jardins et goûtez leurs fruits. Prenez des femmes et engendrez des fils et des filles, pour qu’ils leur naissent des enfants et pour que vous vous multipliiez là et que vous ne diminuiez pas. Recherchez la paix pour la ville dans laquelle je vous ai exilés, et priez pour elle vers l’Eternel, car votre paix dépend de la sienne. »
(Jérémie 29, 4-7)

La Michna mentionne la pensée d’un Sage du 1er siècle, contemporain de la destruction du Temple de Jérusalem en l’an 70 de notre ère :

Rabbi ‘Hanina, le chef des prêtres dit : « Prie constamment pour la paix du royaume, car s’il n’y avait pas sa crainte, l’homme avalerait vivant son prochain ».
(Pirké Avot 3, 2).

Ces deux textes fondateurs ont été écrits alors que l’état juif n’existait plus, et que les juifs vivaient en exil, chez leurs oppresseurs, les premiers suite à la victoire des chaldéens, les seconds à celle des romains.

La prière pour le royaume, n’est pas une supplique, mais une prise de conscience, quand tout va bien, de la nécessité d’avoir un royaume en paix pour nous protéger, et cela impliquera de protéger nous même la paix du royaume. Pour cela la michna dit : «prie continuellement »

On peut aussi penser que la paix, Chalom en hébreu, est très proche de Chalem qui veut dire plénitude, on ne peut espérer le « chalom », que s’il y a justice, et dans nos relations avec l’État, prier pour la paix du royaume, veut aussi dire prier pour sa justice sociale ou judiciaire, l’iniquité entraîne des violences. Il faut prier pour la paix du Royaume, prendre conscience de son importance, et avec l’aide de Dieu, la favoriser.

Sous Louis XV

Une prière pour le Chef de l’État traditionnelle est apparue très tôt, j’en ai trouvé trace au XVIII ième siècle, c’est la prière prononcée le 1 Mai 1774… à l’occasion de la maladie de S. M. Louis XV.

« Vous qui accordez le salut aux Rois et la domination aux Princes, qui avez délivré David, votre serviteur de l’épée meurtrière, qui avez tracé des routes dans la mer, et des sentiers dans les eaux rapides, bénissez, préservez, conservez, assistez, exaltez, agrandissez et élevez très haut notre souverain Roi LOUIS XV le Bien-Aimé, et tous les précieux Rejetons de la race royale, grands et petits; Roi des Rois, par vos miséricordes, prolongez les jours de son Règne ; faites que ce même Roi notre Souverain se réjouisse, o Dieu, dans votre salut; alors, par un chant de triomphe, nous célébrerons devant vous, ô Dieu très-haut, vos actions de grâces, et nous dirons avec le Roi Psalmiste : Nations, louez toutes le Seigneur; peuples chantez tous ses louanges car il a signalé envers nous sa miséricorde, et la vérité du Seigneur est éternelle, Halléluyah »

Sous Napoléon Ier

Napoléon premier, a imposé que dans tous les lieux de culte, catholiques, protestants ou juif on récite une prière pour l’Empereur.

Voici le texte que le Consistoire central des juifs de France a composé en 1809 sur ordre de Napoléon, elle sera lue en français, lorsque pendant l’office solennel du samedi matin, au moment où on sort les rouleaux de la Torah : L’officiant récite solennellement chaque phrase, et le chœur, ou les fidèles chantent « amen » à chacune d’entre elles.

Dieu éternel… Jette de ta demeure sainte un regard favorable, bénis, préserve et assiste notre auguste souverain Napoléon le Grand, Empereur des Français, roi d’Italie ; verse sur lui les trésors de tes bénédictions ; prolonge la durée de son règne jusqu’au terme le plus reculé.

Que ton œil divin veille sans cesse sur lui et que son front soir constamment orné d’une couronne de gloire immortelle.
Que ses ennemis fléchissent devant lui, que le bonheur, la paix et la tranquillité accompagnent son règne.
Que les rayons de ta lumière le guident et le protègent; que ta miséricorde et ta face lui servent de bouclier.
Augmente de plus en plus la puissance, la grandeur et l’élévation de notre souverain et celles de son illustre famille.
Assure le bonheur d’Israël en nous rendant dignes de sa bienveillance, et fais que nous soyons agréables aux yeux de tous ceux qui l’approchent.
Accueille favorablement nos expressions et les vœux de nos cœurs ; exauce-les, Dieu notre créateur et notre libérateur – Amen
Que Louise, sa compagne chérie, ce modèle des reines participe à sa gloire et à sa félicité.
Amen

On remarque d’abord la brièveté du texte, 5 phrases appellent sur la personne de l’empereur la bénédiction divine. On remarque l’extrême modestie des juifs, qui prient pour être digne de la bienveillance impériale, ce qui ne coulait pas de source.

L’empereur avait une piètre opinion des juifs de son empire, s’il souhaitait unifier les peuples de son empire, et n’était pas un antisémite compulsif, il était souvent influencé par des notables alsaciens, allemands, ou français éprouvant une grande aversion envers le judaïsme ou les juifs.

Séduire l’empereur, était un enjeu de diplomatie de la plus haute importance, et fallait aussi plaire à son entourage, les rabbins savaient Napoléon influençable.

Aucune allusion au Messie qui ramènera son peuple à Sion, ni d’ailleurs aucune allusion au peuple français. Il ne reste que des individus soumis à l’Empereur, et des misérables juifs qui doivent s’efforcer d’en être dignes.

Sous Napoléon III

La prière sous Napoléon III est issue de la tradition juive ancestrale

« Celui qui apporte le salut aux Rois, aux ministres et aux princes
Son royaume règne sur le monde entier
Qui a protégé David de l’épée meurtrière
Qui a tracé des routes dans la mer, et des sentiers dans les torrents
Bénisse et protège, élève et fasse prospérer
Notre maître, Napoléon III, le glorieux empereur des français 
     (Ou Notre maître le Roi, dans d’autres versions on bénit Guillaume II ou le vice Président du Congrès aux USA) 
Que le Roi des Rois dans sa bienveillance lui accorde une longue vie
Qu’il le préserve de tout malheur, le délivre de toute affliction et de toute atteinte fâcheuses
Que les peuples se soumettent à sa loi
Que ses ennemis lui demandent grâce,
Que partout où il se tourne, il réussisse
Que le Roi des Rois, dans sa bienveillance inspire son cœur, et le cœur de tous ses ministres et conseillers
Que dans leur bienveillance, ils fassent du bien, à nous et à tout Israël
Que de son temps et de nos jours, Juda trouve assistance et Israël Sécurité
Et apporte la délivrance à Sion
Et qu’ainsi soit ta volonté, et dites Amen 

C’est ce type de texte qu’on  trouve dans les livres de prières étrangers, y compris dans le Patah Eliahou très largement diffusé dans les synagogues séfarades en France.

Voici la version américaine, remplace L’empereur par le Président, le Vice président :

« May He who gives salvation to kings and dominion to princes, whose kingdom is an everlasting kingdom, who delivers His servant David from the evil sword, who makes a way in the sea and a path through the mighty waters, bless and protect, guard and help, exalt, magnify and uplift the President, Vice President and all officials of this land. May the supreme King of kinds in His mercy put into their hearts and the hearts of all their counselors and officials, to deal kindly with us and all of Israel. In their days and in ours, may Judah be saved and Israel dwell in safety, and may the Redeemer come to Zion. May this be His will, and let us say: Amen. »

Cette prière vient du cœur du Peuple d’Israël, qui prie pour la paix du Royaume, pour le Roi, l’Empereur, ou le Président, pour que le Seigneur le protège, pour qu’il soit glorieux, et qu’il réussisse dans toutes ses entreprises. On demande aussi au roi des roi, que le souverain soit favorable au peuple d’Israël qui séjourne dans ce pays, en attendant l’arrivée du libérateur qui viendra de Jérusalem.

Sous la troisième République

J’ai trouvé deux textes,  dans un livre de prières datant probablement de la fin du XIX -ème siècle, (la page de garde a été arrachée), le premier plus officiel est vraiment français et Républicain. On ne bénit plus spécialement le chef de l’état, mais la République et le peuple français. Ce texte est marqué par le traumatisme de la défaite de 1870. On remarque la mise en avant du travail et de l’instruction. L’espérance messianique est suggérée par la phrase « Eternel, notre créateur et notre libérateur ». L’appartenance à la nation est appuyée par « Rend à notre bien aimé pays… »

Le second est la reprise du texte ancestral pour la paix du Royaume, inspirée des prières traditionnelles des siècles passés.

Prière pour la République :

Dieu éternel, Maître de l’Univers ! du haut de ton trône tu abaisses les regards de ta Providence vers les cieux et la terre; La force et la puissance T’appartiennent ; par Toi seul, tout s’élève et s’affermit. De ta demeure sainte, ô Seigneur, bénis et protège
LA REPUBLIQUE FRANCAISE
ET LE PEUPLE FRANCAIS
Amen
Rend à notre bien-aimé pays la sécurité et le bonheur afin qu’il jouisse d’une paix profonde
Amen
Que la France se relève par le travail, l’instruction et la concorde et qu’elle conserve toujours son rang glorieux parmi les nations
Amen
Que les rayons de ta lumière, éclaire et guide ceux qui sont à la tête de l’État, que ta miséricorde et ta grâce soient leur boucliers.
Amen
Accueille favorablement nos voeux, que les paroles de notre bouche et les pensées de notre coeur trouvent grâce devant toi, ô Éternel, notre Créateur et notre Libérateur.
Amen

Dans le même livre, on trouve, juste après :

« Dans quelques communautés on dit cette prière… Le lecteur y retrouvera le début de la prière à la gloire de Louis XV cité plus haut. et la fin de la prière pour Napoléon III. Ce texte est proche de la prière d’Hambourg sous Bismark, et de la prière encore actuelle aux USA.

On sent que le peuple Juif est différent du peuple au milieu duquel il réside, et qu’on prie l’Éternel pour que le prince et ses conseillers soient favorables aux Juifs. L’attente du retour à Sion y est plus explicite, et bien sûr elle se fera sur ordre divin.

C’est donc une prière pour la paix du royaume, conforme à la tradition talmudique, et éloignée des principes de 1789.

Elle est un peu hors sol, car sous la troisième république, le Président de la République avait surtout un rôle protocolaire, le « Roi » était le président du conseil des ministres, et ce poste était éjectable, car il tenait à la solidité de la coalition gouvernementale, qui était le plus souvent instable.

« Que celui par qui règne les rois et qui règne lui-même à jamais, Celui qui a sauvé son serviteur David du glaive meurtrier, qui a frayé jadis une route à travers les eaux impétueuses de la mer, bénisse et protège, élève et fasse prospérer

LE PRÉSIDENT
DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE
Que le Roi des rois, dans sa bienveillance, lui accorde une longue vie, qu’il le préserve de tout malheur, le délivre de toute affliction et de toute atteinte fâcheuse.
Que les peuples reconnaissent son empire, que ses ennemis lui demandent grâce, et que partout où il dirige ses pas, le succès l’accompagne.
Roi des rois, dans ta miséricorde, inspire à son cœur, à celui de ses ministres et de ses conseillers, des sentiments équitables et généreux, des mesures bienveillantes en faveur de ton peuple Israël.
Veuille, Seigneur que de son temps, et nôtre, Juda trouve assistance et Israël sécurité, et que Sion voit surgir son Libérateur.
Puisse nos vœux d’être agréables, Amen

Enfin la prière contemporaine du consistoire

« Dieu Éternel, Maître du monde, ta providence embrasse les cieux et la terre ; La force et la puissance T’appartiennent ; par Toi seul, tout s’élève et s’affermit.

De Ta demeure sainte, ô Seigneur, bénis et protège la République française et le peuple français.
Amen.
Autre version plus récente : Regarde avec bienveillance depuis Ta demeure sainte, 
notre pays, la République française et bénis le peuple français.   Amen.
Que les rayons de ta lumière éclaire ceux qui président aux destinées de l’État, et qui font régner dans notre pays l’ordre et la justice.   Amen
Que la France jouisse d’une paix durable et conserve son rang glorieux au milieu des nations 
Amen.
Au MJLF (mouvement libéral) on dit… et conserve son esprit de noblesse au milieu des nations. Amen
Que la France vive heureuse et prospère. Qu’elle soit forte et grande par l’union et la concorde. Amen. 
Que la France soit fidèle à sa noble tradition, et défende toujours le droit et la liberté. (Phrase mise parfois entre parenthèse, car la réalité pouvait ne pas correspondre aux normes attendues)
Amen.
Accueille favorablement nos vœux et que les paroles de nos lèvres et les sentiments de notre cœur trouvent grâce devant Toi, ô Seigneur, notre créateur et notre libérateur. Amen. »

En 2012, le Grand Rabbin Giles Bernheim a fait rajouter : « Que l’Éternel accorde sa protection et sa bénédiction pour nos soldats qui s’engagent partout dans le monde pour défendre la France et ses valeurs. »

En 2015, suite aux attentats de l’hyper cacher, Haïm Korsia, Grand Rabbin de France a modifié l’ajout de son prédécesseur :

« Que l’Eternel accorde sa protection et sa bénédiction à nos forces de l’ordre et à nos soldats qui s’engagent, dans notre pays et partout dans le monde, pour défendre la France et ses valeurs. Les forces morales, le courage et la ténacité qui les animent sont notre honneur »

Dans cette prière, on remarque l’adhésion de la communauté juive à la République, plus ou moins explicite, une version dit « Notre pays » et il n’y a jamais d’allusion à Sion, ni au rassemblement des exilés à Jérusalem.

Par contre l’aspect éthique est mentionné. On ne rêve plus de victoire militaire, de gloire, de grandeur, mais de droit et de liberté.

La prière pour le Roi, ou l’État a posé deux problèmes aux rabbins :

1) Doivent-ils demander au souverain de les protéger, ou suffit-il que le souverain se comporte avec équité avec tous ses sujets ? Les rabbins ont fini par penser que si « le Roi » se comportait dignement, il protégerait tous les citoyens, donc que les juifs n’avaient pas besoin de protection particulière.

2) Les Juifs font ils parti du peuple d’Israël, en exil en attendant l’arrivée du messie qui les ramènera à Sion, où sont-ils des citoyens actifs et responsables dans le pays où les vicissitudes de l’histoire les ont poussé ? Faut-il demander de protéger « Notre » pays, ou prier pour le retour à Sion ?

Les Rabbins ont résolu le problème en récitant deux prières, une pour la République Française, ignorant l’aspect messianique, et une pour l’état d’Israël, ignorant la France

Prière pour l’état d’Israël

Dans un livre de prière français de 1963, j’ai trouvé une prière pour l’état d’Israël annoté ainsi :

Prière pour le pays d’Israël (A ajouter avant le dernier paragraphe de la prière pour la République)

Bénis le Pays d’Israël, espoir de notre délivrance, protège-le par l’aile de ta grâce, et étends sur lui le pavillon de ta paix : éclaire par la lumière de ta vérité, ses chefs, ses ministres et ses conseillers, et inspire-les pour le bien du pays. Amen

La prière pour l’état d’Israël, la prière officielle est en hébreu, et a été écrite par le Grand Rabbin d’Israël en 1948 (Ytsrak Herzog), et par son ami S.Y. Agnon. Dans la plupart des communautés juives, elle est récitée en hébreu, après la prière pour la République Française, et avant la prière pour la communauté locale.

Notre Père, qui est aux cieux, rocher et Sauveur d’Israël, béni l’Etat d’Israël, premier germe de notre délivrance, protège-le, étends sur lui la tente de ta paix, envoie ta lumière et ta vérité à ses chefs, ses ministres et ses conseillers et oriente-les dans le sens qu’il te paraît bon.

Fortifie les bras des défenseurs de notre Terre Sainte, accorde-leur, Notre Dieu, Ton secours, couronne-les du diadème de la victoire et fais régner la paix dans le pays et une joie infinie chez ses habitants.

Quand à nos frères de toute la maison d’Israël, souviens-Toi d’eux dans tous les pays où ils sont dispersés et ramène-les bientôt, la tête haute à Sion, a ville et à Jérusalem, lieu de Ton Temple, comme il est écrit dans la Loi de Moïse, Ton serviteur « Si tes bannis se trouvent à l’extrémité des cieux, de là le Seigneur ton Dieu te recueillera et de là Il te prendra et il t’amènera dans le pays que tes ancêtres ont conquis, et le conquerras »

Uni notre cœur à l’amour et à la crainte de Ton Nom en vue de garder toutes les paroles de Ta loi. Envoie-nous bientôt Ton Messie de justice, le fils de David.

Que brille dans la splendeur de Ta puissance merveilleuse sur tous les habitants de l’univers, Ta terre et que tout être qui possède une âme affirme : « Le Seigneur, Dieu d’Israël, est Roi et Son règne domine toute chose« .

Cette prière n’a pas fait consensus, car elle prend partie sur plusieurs débats parfois vifs qui ont secoué la communauté juive.

– Elle affirme que l’État d’Israël, tout laïque qu’il soit est le premier germe des temps messianique. Donc, que les initiatives humaines peuvent faire venir le messie sans attendre un ordre divin, ce que contestait à l’époque la plupart des mouvements dits « orthodoxes ». Aujourd’hui, cette phrase ne fait plus scandale, seuls quelques rares mouvement H’assidiques, comme les H’assid de Statmar continuent à rejeter le lien entre l’ère messianique attendue et le retour des juifs à Sion. L’introduction de « l’Etat d’Israël, premier germe de notre délivrance » avait été placé ici, un peu par ruse par les auteurs de la prière.

– C’est une prière sioniste, qui appelle à la réunion de tous les dispersés d’Israël, en échos à la première prière pour le royaume. Les Juifs de la diaspora ne sont pas vus comme des étrangers de religion juive, mais comme des futurs citoyens israéliens dispersés à travers le monde.

– C’est un appel à un état dirigé par la crainte de Dieu, on est très loin d’une vision laïque de la société. On espère en une paix universelle à travers la connaissance divine qui devrait à terme conquérir le monde entier. C’est la vision des temps messianiques.

La connaissance de Dieu, n’impose nullement la conversion au judaïsme.

C’est l’espoir de la réalisation de la promesse prophétique : « Ce jour là le Seigneur sera un, et son sera un. »  Bien entendu, le débat pour la laïcité est loin d’être clos en Israël.

Prière pour la paix du royaume sur Mivy

Prière pour l’état, Version américaine

Prière pour Napoléon III

Histoire de la prière pour l’Etat d’Israël

à propos de l'auteur
Economiste de culture, passionné d'histoire, Michel recherche a comprendre le monde dans lequel nous vivons. Synthétiser des réflexions contradictoires permet parfois de faire jaillir la lumière.
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