Pertes civiles : Les Occidentaux font le jeu du Hamas
Les erreurs des Occidentaux : chapitre 1
« Il y a trop de victimes innocentes », « De facto des femmes et des enfants sont tués », « Israël doit faire plus pour préserver les civils » : ces petites phrases lancées à longueur de journée depuis le début de la guerre (et lors des précédentes opérations) par des dirigeants occidentaux – et non des moindres (en l’espèce la vice-présidente des Etats-Unis Kamala Harris, le Président français Emmanuel Macron et le secrétaire d’Etat américain à la Défense Lord Austin, respectivement) – destinées à faire pression sur Israël (alors même qu’il en fait déjà plus que n’importe quelle autre armée au monde, de l’aveu même de John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche), ont en réalité l’effet inverse de celui escompté.
Oui, loin de réduire les morts civils, elles les augmentent !
Non pas qu’Israël ne cède pas à ces injonctions honteuses dont il est une fois de plus le seul pays à faire un tel objet, mais simplement parce que ces déclarations oublient la présence, pourtant essentielle, d’un autre acteur de la guerre en dehors d’Israël : le Hamas !
(A titre de comparaison : un quelconque dirigeant a-t-il demandé aux Américains et aux Britanniques de faire moins de morts civils lors de leurs frappes au Yémen ? Aucun chiffre n’est d’ailleurs communiqué à ce sujet. Notons en outre qu’on ne compte plus le nombre d’opérations de Tsahal annulées depuis des années en raison de la présence de civils, ou bien de troupes au sol qui, dans les faits, ont été sacrifiées afin de préserver la population gazaouie, alors même que ce ralentissement des frappes israéliennes met en danger les civils israéliens qui eux, subissent sans distinction, tirs, roquettes et attentats du Hamas ou de n’importe quelle organisation terroriste islamique, sans que personne, en dehors d’Israël, n’intervienne.)
Les Occidentaux agissent en effet comme si le Hamas ne faisait pas partie de cet échiquier, qu’il ne les écoutait pas, ne les voyait pas, ne les lisait pas, ne savait pas, ne connaissait pas leur tendance à faire pression sur Israël. Pression qui, loin de venir d’une compassion pour les civils gazaouis (si c’était le cas, il y a longtemps qu’ils auraient poussé eux-mêmes à en finir avec le mouvement totalitaire Hamas, au lieu d’appeler à des cessez-le-feu qui, à l’évidence, n’ont fait que le renforcer ces quinze dernières années), provient évidemment d’une peur viscérale de troubles à l’ordre public dans leurs propres pays, où vivent des groupes hostiles à Israël, pro-Hamas et pro-Jihad non négligeables.
Or il est évident que le Hamas sait ce qu’il fait. Il sait qu’exhiber la mort de civils entraînera l’émotion des populations musulmanes et occidentales de par le monde et augmentera les pressions en Occident pour freiner ou arrêter Israël, quitte à mettre les Israéliens en danger. Il le sait et il en joue à longueur de journée à coup de propagande, de faux morts, de chiffres que lui seul contrôle, et bien entendu en se cachant parmi la population civile. Il ne serait en outre pas étonnant qu’un mouvement criminel comme le Hamas tue lui-même des civils (comme il l’a déjà fait avec ceux qui tentaient de quitter la zone de guerre, à chaque fois qu’une roquette retombe dans la bande de Gaza ou simplement par l’expression de son régime totalitaire) afin de faire accuser Tsahal.
Mais ce qui est inquiétant est que les Occidentaux peinent à comprendre que leurs prétendus appels humanitaires ne font qu’augmenter les pertes civiles. Les pertes civiles israéliennes d’abord, qui continuent d’être menacées par les missiles et roquettes du Hamas tirés chaque jour sur la population civile israélienne (qui d’après nos calculs, auraient provoqué, si Israël n’avait pas mis en place le Dôme de fer, la construction de milliers d’abris, des chambres fortes dans toutes les nouvelles constructions et les instructions du Commandement du Front intérieur -Pikoud Haoref – entre 20 et 30 000 morts en Israël, à raison d’entre un et trois morts par missile ou roquette, en moyenne). Mais aussi, et j’insiste sur ce point, les pertes civiles gazaouies. Car leur réaction ne fait qu’encourager le Hamas à poursuivre ses méthodes cruelles de prise en otage de populations par milliers, centaines de milliers et millions. Ces déclarations occidentales les encouragent à continuer car cela fonctionne pour faire pression sur Israël.
A l’inverse, si les Occidentaux adoptaient une réelle position de soutien d’Israël – et non de procureurs publics ou de donneurs de conseils prétentieux qu’ils n’appliquent pas pour eux-mêmes -, affirmaient leur confiance en l’armée israélienne avec qui ils coopèrent souvent et dont ils connaissent les qualités, et répétaient à longueur journée qu’il n’y a qu’un seul responsable aux morts civils, tant Israéliens que Gazaouis : le Hamas, et que lui seul devra en rendre des comptes ; alors la stratégie du Hamas ne fonctionnerait plus. Et ce faisant, pourrait peut-être toucher à sa fin (cette tactique n’est d’ailleurs pas utilisée au Yémen par exemple). Si chaque mort civil dans la bande de Gaza n’entraînait que des actions renforcées, militaires, politiques et diplomatiques, des supposés alliés occidentaux d’Israël, afin de renverser au plus vite le Hamas et mettre fin à son régime totalitaire et cruel, le Hamas ne pourrait plus user de cette carte. Elle serait anéantie parce qu’elle ne ferait que l’accuser et le dévoiler, au lieu de servir de pression sur Israël.
Force est de constater que les nazis, par exemple, n’ont pas pu user de cette carte. Soit qu’ils tenaient vraiment à leurs populations civiles (ce qui rend le Hamas encore pire que les nazis), soit qu’ils n’en ont pas eu l’idée ou n’en avaient pas les moyens communicatifs, soit que le monde, alors, ne se serait pas laissé prendre au jeu, et à raison. Le Hamas bénéficie en revanche quant à lui de plusieurs facteurs : une faillite morale et médiatique occidentale, la pression de fortes communautés musulmanes en Occident, et le soutien de plusieurs régimes arabo-musulmans et très souvent également de leurs populations.
Aussi, par leur incompréhension, ou simplement leur mauvaise foi basée sur la peur des opinions publiques musulmanes, les pays occidentaux ne font qu’augmenter les pertes civiles. Par leurs appels incessants, qui font d’eux de mauvais alliés d’Israël, et indirectement des alliés du Hamas, mais aussi par leur incapacité à comprendre les objectifs profonds du Hamas, et surtout sa nature ! Mais ceci est une autre erreur occidentale, que nous aborderons dans un prochain chapitre.
Méïr Ronen.
Co-fondateur du Mouvement des Hébreux.
