Pandémie et souffle de vie

A plus ! Photo Alexander Winogradsky Frenkel

Le monde est galère. Certains penseraient volontiers à l’Arche de Noé. N’est-ce-pas illusoire et plein de ce contentement que l’on s’autorise quand il croit arriver à trouver des moyens de se sauver lui-même et les siens, de sa propre initiative, en comptant sur Dieu, oui, certes, mais en second à bord.

Il est assez curieux que la Bible ne prescrive pas de rendre visite aux malades. Bizarre ! Un document tourné vers le bien-vivre, le vivre-ensemble tellement en vogue, tissé de Commandements divins explicites ou dont la hauteur se situe au-delà de l’intelligence humaine.

Les Cinq Livres de Moïse rassemblent les lois et les codes de moralité sociales et juridiques, le droit et la justice les plus anciens. Pourtant, on n’y trouve pas un trait pour dire clairement qu’il faut s’approcher de la souffrance compâtir vraiment avec ses semblables. Comme c’est étrange !

On le prétend : il est préférable de s’éloigner des personnes dont la santé défectueuse peut nuire à d’autres (les lépreux constituent l’exemple persistant d’une mise à l’écart systématisée). Du moins était-on habitué, depuis la plus haute antiquité, à se prémunir de maux inguérissables, souvent contagieux. On a trouvé partout des remèdes apprêtés à partir de plantes, ou encore d’une intelligence déductive, voire d’examens des cadavres.

Certaines techniques opératoires, des baumes, des potions ont été étudiées et mises au point. On connaît les décoctions tibétaines, proche-Orientales, sibériennes, africaines… ou encore amishes qui insistent sur le rôle écologique de l’équilibre sanitaire dans une société. Il y a eu aussi les observations anciennes des comportements, des réactions sociétales, des « pathologies » endogènes à certains groupes.

Il est surtout question de la préservation de la vie dans un contexte où rien ne vient confirmer que la survie de l’être humain est possible. Il y va de la propension à détruire. Et puis, comme en réponse, le combat pour l’existence se manifeste le plus souvent dans les forces à surmonter l’hostilité d’environnements dévastateurs

Il y a peut-être une autre explication. Les choses évidentes n’ont pas besoin d’être dites. La Torah décrit la création comme une oeuvre achevée qui souffre pourtant de graves défaillances.

En soi, il est normal de faire face à la réalité et de se montrer humain les uns envers les autres.

Le premier à avoir rendu visite à un « malade », un être humain souffrant, est l’Eternel quand Il a vu le tourment d’Abraham après sa circoncision (Bereishit/Gén. 17, 23-18, 5).

Le Talmud précise que Dieu lui rendit visite au troisième jour après cette « auto-opération » alors inédite car, selon la tradition, c’est toujours au troisième jour que la souffrance est la plus forte et que le réconfort accélère la guérison (Bava Metzia 86b).

Rabbi Akiva rendit visite à un étudiant malade et sans ressources dont personne ne prenait soin, car «Celui qui ne pratique pas le devoir de bikur ‘holim/ביקור חולים = visite aux malades» est semblable (à un meurtrier) qui fait couler le sang (humain)» (Nedarim 40a).

Rabbi Akiva lui ayant rendu visite, s’était enquit de son état de santé, mais aussi de ses besoins : avait-il besoin d’argent ? de nourriture ? Le Rabbi avait même passé le balai dans la chambre de cet étudiant, qu’il avait ainsi vivement réconforté tout en évacuant des microbes alors assez peu connus.

Tout cela paraît bien idyllique, trop «piété par l’exemple». Car la charité s’exerce parfois dans un esprit d’attente d’un retour sur investissement « intérêts et principal ». Le ‘Hafetz ‘Hayim affirme le lien qui existe entre l’amour manifesté envers les malades et le choix proposé de suivre «le chemin vers la vie ou celui vers la mort». «Quiconque rend visite à un malade, ravive en lui les forces de vie – celui qui ne le fait pas entraîne celui qui souffre vers la mort» (Nedarim 40a).

L’année de pandémie internationale qui a débuté en 2020 montre combien il est indispensable de faire signe, d’être bon(s) envers autrui, de passer des coups de téléphone, de rendre visite, de s’enquérir de la santé, du moral de ceux qui sont nos proches et, bien évident, de tout personne isolée. C’est beaucoup moins évident qu’il n’y paraît. Les paroles sont magnifiques, sinon inspirées. La réalité est très souvent empreinte du rappel de ces devoirs d’exemplarité qui prennent souvent le profil médiocre d’une piété marquée par la fuite.

C’est dire combien notre capacité à exprimer le commandement d’aimer son prochain comme soi-même/veahavta l’reakha kamokha- ואהבת לרעך כמוך (Vayiqra/Lév/ 19, 18) dépasse de loin les bonnes intentions, les bonnes pensées ou la foi, la prière. Les actes sont indispensables, concrets, réels.

Rabbi Nahum Ish Gamzu est enterré à Safed. Il est connu pour ses réponses qui ne sont pas fatalistes mais témoignent de sa confiance en l’Eternel. On interprète ainsi sa réponse à l’annonce de tout malheur ou évènement nuisible, il disait à chaque occasion : Gam zu/גם זו – également ainsi, tandis que d’autres lisent le mot comme « Gimzo » , une cité d’où il aurait été originaire. Il est plaisant de remarquer que le ministre israélien en charge de la Covid 19 porte ce nom de Gamzu… Il quitta ce poste en novembre 2020.

Mais Rabbi Nahum Gamzu est un maître tannaïque réputé du Ier siècle dont Rabbi Akiva fut l’élève. On se contentera de rappeler, qu’à un âge avancé, il était allongé sur une paillasse, ses os rongés par des bestioles et il était joyeux de subir pareil sort.

A ces disciples qui s’étonnaient de sa réaction face à un tel état, il expliquait qu’un jour, alors qu’il se rendait chez son beau-père et que sa monture était chargée de victuailles et de divers objets, il passa devant un pauvre homme qui lui demanda de la nourriture. Comme il s’apprêtait à lui en donner, l’homme mourut.

Rabbi Gamzu demanda alors à Dieu d’être paralysé, rebût de la vue des hommes, car il n’était pas venu assez rapidement en aide à cet homme dans le besoin et proche de la mort. Bref, qu’en le voyant, ses disciples soient conscients que l’amour du prochain et toute action d’aide à autrui permettent de sauver et de manifester la vérité des Commandements et de la vie de foi (Taanit 21a). Encore faut-il agir et non se gausser de belles pensées.

La question n’est pas d’entraîner les autres vers un dolorisme absurde ou – pire – à vivre d’une sorte d’accomplissement dans la souffrance. C’est tout le contraire ! Il s’agit de choisir la bonté et de manifester un amour vrai envers tout être humain.

L’Evangile propose un texte très parallèle par ces paroles de Jésus de Nazareth : «Si ton oeil droit est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : car mieux vaut pour toi que périsse un seul de tes membres et que ton corps ne soit pas jeté dans la Géhenne…» (Matthieu 5, 29-30).

A lire attentivement…, car il n’est absolument pas question d’imposer quoi que ce soit aux autres, voire en termes de jugement, de punition… Nous vivons à l’ère du ressentiment.

Au fond, l’aventure du Bon Samaritain est très similaire à celle de Rabbi Nahum de Gimzo/Gamzu. Jésus de Nazareth discute Tradition avec un scribe qui lui cite le «Ecoute, Israël» et l’interroge : «Qui est mon prochain ?» – Telle est bien la question.

Jésus lui répond par un récit très proche du Maître de Rabbi Akiva sinon que, de manière presque caricaturale, le cohen, le lévite passèrent sans voir un homme blessé tandis que le Samaritain recueillit l’homme, lui fait des pansements, le chargea sur sa propre monture, l’installa à l’auberge. Bien mieux : il avisa l’aubergiste qu’il paierait tous les frais. On croit rêver et certains ont pris le texte au mot. La vérité est la même que pour les Tannaïm du Ier siècle et pour aujourd’hui : « Exercer la miséricorde » (Luc 10, 29-37).

Celui qui rend visite à un malade sans prier pour demander que l’Eternel couvre ce patient de Sa miséricorde n’accomplit pas le devoir de «visiter les malades» (Yoreh Deah 335, 4).

A cet égard, le Talmud affirme clairement qu’il faut rendre visite aux malades, tant Juifs que non-Juifs indistinctement (Gittin 61a, Yoreh Deah 335, 9).

Il ne s’agit pas d’un geste charitable. Le mot «bikkour/ביקור = visite» désigne bien plus : oui, se déplacer – pas uniquement exprimer de la compassion à distance. On sait combien de personnes désespérées ont appelé à l’aide sur les réseaux sociaux en voyant leurs «amis et contacts» disparaître et ne pas répondre. Cela s’est terminé par des suicides. Il est question de « servir le frère » comme cela est désigné dans la tradition orientale, en particulier celle des Père du Désert.

Le mot «bikkour» est aussi lié à un « examen, la vérification » moral : voir quels sont les besoins particuliers des personnes et leur venir en aide de manière concrète (Nahmanide, Torat HaAdam).

Est-ce que les maladies sont celles connues et soignées en milieu hospitalier ou para-médical? Il y a les épidémies, des maladies bénignes, d’autres malignes. Il y a les maladies rares ou orphelines qui dessinent un panorama terrible de la souffrance et de son caractère singulier.

Il y a aussi les maladies sociales et culturelles qui affectent de manière particulièrement sournoise et subtile la vitalité des activités humaines.

C’est ici que le sens de Pourim rejoint l’interrogation portée sur la lutte surhumaine des être vivants pour «réparer, corriger, remédier» cette aventure apparemment insaisissable de la destinée historique des civilisations. Le rôle de la prière, de l’appel, du cri incessant vers le Très-Haut, des communautés comme « appels » (ekklésia, syn-agogè) consiste à « remédier, réparer ». C’est le sens du mot hébreu « tiqûn/תיקון ». Il est question de prolonger un acte ,une situation, une oeuvre en lui donnant de la droiture, une juste direction qui est naturellement à corriger. Le remède comme la médecine ont pour objet, selon le radical indo-européen « med », de prendre les mesures appropriées et judicieuses pour corriger ce qui est détourné du chemin de la santé. L’hébreu « rafa/רפא » suggère davantage un bien-être dû à un déliement, le dénouement d’une crise.

Pourim ? Une fête de salut ou de déliement libératoire ? Ou bien entre l’un des contes et légendes d’une Perse zoroastrienne, assyrienne et sumérienne à la fois, où se jouerait – comme à la roulette russe – le sort incompréhensible entre la vie et la mort, la santé et insanité, la liberté ou l’esclavage-prison, la foi authentique et l’idolâtrie ?

Ou serait-on surtout dans un climat d' »émiettement » (par/parar-פרר mot akkadien, cf. «pûr/pûrû» [sort]) comme «cet enfant qui jette les miettes de la table, les éparpille» (Pessahim 10a), à comparer avec Matthieu 15, 27-Marc 7, 28 où les païens, comme les petits chiens, ramassent les miettes qui tombent de la table du maître. Ce texte est fondamental dans la tradition chrétienne orientale du Carême ou Grand Jeûne qui même à la Pâque.

Bien plus, dans les onctions d’Huile, faites au cours du Grand Jeûne pour la guérison de l’âme et du corps, le récit de la Cananéenne qui parle des miettes à Jésus est intégré à ce sacrement de guérison. Celle-ci s’apparente à un sort inexplicable si l’on excepte les compétences médicales. Elle est de l’ordre d’illumination (ܩܢܕܠܐ/qandela = « les lumières » qui introduisent au rite de l’onction dans la tradition syriaque, la caresse de l’huile et un doigt divin qui sauve).

La providence se voudrait-elle guérisseuse ?

C’est là qu’intervient Hadassah/הדסה (Esther 2,7) qui est cette Esther aux étymologies multiples où se joue un «cache-cache» propice à la révélation. Depuis la lointaine saga écrite dans l’aire persane jusqu’au 20-ème siècle assassin, le projet divin s’est étiré entre raison et chaos. On parlerait trop de chaos en matière de souffrances. La logique fait défaut. Il y va de la naissance, du lieu de naissance, du climat local, de la culture ambiante. En 1968, j’ai vu dans des îles scandinaves un homme relativement jeune mourir de la coqueluche parce que les hélicoptères n’avaient pu l’évacuer vers l’hôpital central.

Combien ai-je vu, comme aumônier des hôpitaux en Europe et en Israël, de personnes qui n’ont pu être sauvés pour des raisons apparemment inexplicables. L’un vit, l’autre survit tant bien que mal, d’autres meurent, certains comateux se réveillent. Il y a les handicaps, les suites d’opérations ou de traitements qui défient le temps et le savoir, l’intelligence. Comme la Communion portée aux opérés du cerveau : ils étaient croyant, je les ai communiés et ils disent : « ce petit potage est succulent ! » Quand ils furent remis de l’intervention, ils me remercièrent de les avoir communier en disant : « Je vous ai dit tellement de sottises. Je m’en rendais compte mais ne pouvais m’en empêcher. Merci d’avoir passé outre ».

Jésus de Nazareth a dit : « L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. À cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’au déluge qui les a tous engloutis : tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme. Deux hommes seront aux champs : l’un est pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin : l’une est prise, l’autre laissée. » (Matthieu 24, 37-34 ; Luc 17, 34). Est-ce là le doux Jésus qui explique le plan apparemment arbitraire, hazardeux, pour le moins précaire de la destinée humaine et de la Volonté divine ?

Oui, mais enfin, qui dit que nous devons disparaître ? Ce n’est pas le moment. On prend son élan pour aller sur Mars ! Certes, les Yéménites meurent de faim, les Rohingyas, les Africains, les peuples du Proche-Orient, bref, le monde en sa diversité semblent voué à l’aléatoire où les bondieuseries sont réduites à des gris-gris presque sordides, quand la chair fraîche fait la une de toutes les castes supérieures aux karmas performants.

Il est rare de voir un malade affirmer comme Rabbi Gamzu qu’il veut vraiment – et dans la foi – que les gens le voient avec ses membres mangés par les bestioles ravageuses, les bras, les jambes coupées. On parlerait plutôt de masochisme et non de discernement théologique. C’est ainsi que l’on comprend le passage assez parallèle cité par Jésus : « Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. » (Matthieu 5, 29). Mais aurait-on raison pour autant ?

Serions-nous pris dans une situation comparable à celle de la génération de Noé ? Où est l’arche ? Aller dire aux koalas, kangourous, pangolins, gorilles, rhinocéros, lynx, lions et autres girafes qu’ils ont un avenir ? Alors que les communautés juives fêtent Pourim 5781, les différentes juridictions chrétiennes entrent dans le temps du grand jeûne ou période de carême de trois à quarante jours. Les traditions sémitiques araméennes parlent des « trois jours de grand jeûne de Ninive ».

Le prophète Jonas aurait préféré aller se détendre à Tarshish, mais le Très-Haut lui intima de se rendre à Ninive pour que les pécheurs se tournent vers Dieu. Entre-temps, il fut jeté par-dessus bord pour exorciser les marins et passa trois jours dans le ventre du grand poisson. Le Dag Gadol/דג גדול conduisit Jonas à bon port… Ces jours-ci, dans une marée noire inédite, une exceptionnelle catastrophe écologique qui affecte 40 % de la côte israélienne, une baleine est venue mourir sur la plage. Son ventre béant a exposé les turpitudes consuméristes de la pollution internationale.

Comme si les déchets de la société en révélaient les virus, les venins mortels qu’on ne sait où ni comment enterrer. Depuis des milliers d’années, la terre est fécondée par tous les cadavres qui ont serpenté en surface ou dans ses entrailles. Nous paraissons trop souvent comme des vomitures contrôlées par le temps de l’heure de vie, incertain, versatile et pourtant éternel.

La Covid-19 s’inscrit dans la chaîne antique et ininterrompue des épidémies locales et des pandémies qui ont extirpé la mémoire de l’incarnation humaine sur tous les continent. Il y a un prestige mémoriel à rappeler – en raison de témoignages écrits et transmis – combien le Proche-Orient, Byzance la chrétienne et la Rome impériale ont été ciselés par la fauche récurrente de morts implacables. Noé, Jésus, les apôtres, les théologiens de confessions contrastées n’aurons pas connus le coronavirus. Encore que… Jésus est ressuscité selon la foi chrétienne et accompagne la création dans la course inédite de cette pandémie.

C’est ce qui interroge le plus d’ailleurs quant à la véracité des Sacrements et l’Eucharistie donnée aux croyants. Acte de foi ou de peur, de crainte ou de prudence imprégnée de grâces et de forces spirituelles ? De même, si Abraham a pu pratiquer toutes les Mitzvot comme par une pré-science qui transgresse le temps et l’espace, la Covid-19 s’inscrit dans un temps médical innovant. Tout procède d’une marche en avant basée sur la mémoire positive des révélations.

La maladie implique l’oubli, du moins faut-il dépasser des souffrances trop fortes, trop exténuantes, trop fatales. Curieusement, on n’emploira pas, en la circonstance, l’expression « il faut pardonner mais non oublier ».

Mais si l’on coupe une jambe, une main à un vivant, il reste une mémoire scellée dans le corps meurtri. Un membre a disparu mais sa mémoire reste comme une douleur lancinante. Aujourd’hui, on en est arrivé à faire des exosquelettes, des prothèses extraordinaires faites de cyberware. Elles sont cybernétiques, bioniques, composées de matières qui remplacent les muscles et le sang dans les jointures.

L’ICM (Interface Cerveau Machine) permet à des tétraplégiques ou à des malades atteints du Locked-in Syndrome (stimulation du dialogue par les paupières) de communiquer, de travailler. Il est aujourd’hui possible d’externaliser des membres et de sauver un patient par exo-machines, tout comme la mémoire digitale peut compléter ou remplacer des réseaux de neurones défaillants.

Cette capacité d’énorme investissement technique et médicale interpelle la flânerie impromptue d’une cellule infectueuse baladeuse et puissante du nom de Covid-19.

C’est ici que la mémoire est indispensable. Elle permet de nous situer dans l’immense rouleau de l’histoire. La mémoire rappelle que les maladies accompagnent la destruction et la vitalité de nos sociétés. Elle mémorise, dans une actualité qui transcende le temps, que la Présence est dans l’univers et qu’Elle nous projette au-delà de nous-mêmes. Et aussi que le choix de la bonté est possible pour « tout être qu’habite un souffle de vie ».

à propos de l'auteur
Abba (père) Alexander est en charge des fidèles chrétiens orthodoxes de langues hébraïque, slaves au patriarcat de Jérusalem, talmudiste et étudie l'évolution de la société israélienne. Il consacre sa vie au dialogue entre Judaisme et Christianisme.
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