Nouvelle victoire israélienne sur fond d’antisémitisme

Photo : Brendan Smialowski / AFP
Photo : Brendan Smialowski / AFP

A l’occasion de la commémoration du 75ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination nazis, le chef de l’Etat d’Israël, Reuven Rivlin, annonce la tenue dans la capitale de l’Etat hébreu d’une conférence internationale relative à la mémoire de la Shoah et à la lutte contre l’antisémitisme.

La présence d’une trentaine de chefs d’Etats et de gouvernements à Jérusalem à l’invitation du président Rivlin consacrera une nouvelle reconnaissance générale de facto et de jure de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, comme de la souveraineté israélienne sur la ville sainte. Elle soulignera une fois de plus l’inconsistance des positions contradictoires des refus politiques d’une situation fondée sur le Droit international public (DIP).

Cette rencontre internationale à Jérusalem sous l’autorité israélienne divulgue la validité des thèses israéliennes relatives au DIP et du droit sur la politique.

1- Tout territoire acquis à la suite d’agressions subies et vaincues est conforme au DIP. Les exemples sont nombreux dans le monde.

2- La colonisation concerne une modification démographique et territoriale issue d’une agression gagnée contre un Etat agressé. Toutes modifications démographiques sur des territoires acquis à la suite d’agressions subies et vaincues ne sauraient constituer une quelconque colonisation. Présenter Israël comme un Etat agresseur alors qu’il est un Etat agressé est un mensonge.

3- Toutes dispositions non-conformes au DIP et appliquées à l’encontre d’un seul Etat sont contraires au DIP et à la charte de l’ONU. Les termes de « colonies », « territoires occupés » par Israël ne sauraient correspondre au DIP.

C’est dans le cadre de cette victoire supplémentaire d’Israël sur la base du DIP que la communauté internationale devra affronter la difficile réalité de l’antisémitisme dans le monde.

Le développement de ce poison fait fi du droit des peuples à disposer d’eux-même et du droit des gens menacés par l’islamisme radical. Il se développe sur l’inégalité de traitement entre les thèses arabes et israéliennes dans le conflit qui les oppose et sur la ténacité de l’extrême droite universelle.

Si le combat contre cette dernière dispose d’instruments juridiques et politiques, la lutte contre l’islamisme radical semble stagner et piétiner.

L’usage récurrent de l’antisémitisme par le président de l’Autorité palestinienne pose le problème de la confiance à accorder à des partenaires relevant de la dictature politique et raciale.

Tant que de trop nombreux médias et de trop nombreuses diplomaties du monde occidental et du monde musulman continueront de développer unilatéralement et sans contradiction les thèses de la partie arabe, tant qu’ils refuseront à la partie israélienne de présenter ses argumentaires, tant que le DIP continuera d’être manipulé par les ennemis d’Israël comme condamnant l’Etat hébreu alors-même qu’il le défend, tant qu’Israël sera présenté comme un Etat agresseur alors qu’il est un Etat agressé, alors l’antisémitisme ne rencontrera aucune limite.

Il y va de la responsabilité des entités non gouvernementales, des Etats, des organisations internationales de recouvrer la réalité du DIP. Il leur revient de cesser de faire passer les résolutions internationales hostiles à Israël pour des arrêts de cour. Il leur revient de cesser l’usage d’un droit inexistant sur la base de faits non avérés à destination de l’Etat juif. Il leur revient de présenter l’Assemblée générales de l’ONU comme une assemblée parlementaire.

Tant que tout ceci perdurera, tous les discours, toutes les intentions du monde ne dépasseront pas le stade des mots et l’antisémitisme se développera.

à propos de l'auteur
Pierre Saba
Comments