Nouveau livre : Méditations sur la Racine Biblique

Je suis heureux de vous annoncer la parution de mon nouveau livre, Méditations sur la Racine Biblique. Ce livre, accessible à toutes et à tous, est le fruit d’une quête spirituelle chez mes étudiants à la recherche de sens dans leurs méditations bibliques.

Si vous aspirez à toucher à l’esprit biblique à sa racine même, en dépassant le simple sens de la lettre, ce livre vous passionnera.

Je remercie mon ami Michel D’anastasio, l’un des plus grands calligraphes d’Hébreu qui m’a autorisé à publier la lettre Shin débutant et achevant le mot ShoreSh (« racine » en hébreu).

Introduction

Ce livre est une invitation spirituelle à méditer sur la racine hébraïque (ShoReSh – שׁוֹרֶשׁ) qui constitue, sans conteste, l’essence même de l’intégralité du corpus biblique, le TaNaKh. Rien ne saurait être dit dans la Bible sans la présence de cette racine porteuse de sens.

L’intérêt de ce livre n’est point de réfléchir sur l’histoire linguistique de la racine hébraïque mais essentiellement de méditer sur les significations plurielles qu’il nous est possible de tirer de chaque racine afin d’en mieux comprendre la riche complexité et d’en mieux saisir la subtile nuance dans le contexte de la péricope hebdomadaire. La péricope (ou parashah) biblique, extraite de la Torah (du Pentateuque) et lue chaque semaine à la synagogue, n’est composée que d’uniques consonnes sans aucune voyelle (signe diacritique), ni ponctuation, ni même signe de cantillation[1]. Ce minimalisme poussé à son extrême et ce dépouillement de la lettre invitent le méditant à une lecture multiple pour ne point dire infinie de la source biblique. La contemplation du méditant, loin d’être passive, devient la source jaillissante et intarissable irriguant la racine.

La polysémie rend le travail du traducteur ardu mais tout aussi passionnant.

C’est parce que «Traduttore, traditore»
(« traduire, c’est trahir ») qu’il m’a semblé nécessaire, avec l’encouragement de toutes mes étudiantes et tous mes étudiants, d’écrire ce livre que beaucoup attendaient.

La racine hébraïque renferme en son sein une grande partie du secret de la compréhension du texte biblique.

Ces méditations sur la racine s’inspirent, entre autres, de deux grands grammairiens du Moyen-Âge qui ont conduit l’étude de la grammaire hébraïque à son apogée.

Yona ibn Jannah (יוֹנָה אִבְּן גָ’נָאח, 995?-1050?) est sans aucun doute l’un des plus célèbres érudits médiévaux en matière de philologie hébraïque.

Puis Rabbi David Kim’hi (RaDaK, 1160-1235) poursuivant les efforts de ses prédécesseurs, à savoir Juda ben David Ḥayyuj ainsi que Yona ibn Jannah, publie le
« Sefer HaShorashim, le livre des Racines »[2]. La contribution majeure à la grammaire biblique et moderne de Juda ben David Ḥayyuj est d’avoir su définir le système trilitère de la racine hébraïque[3]. Quant à Yona ibn Jannah qui reprend la thèse de son maître Juda ben David Ḥayyuj sur la nature trilitère de la racine biblique, il excelle plus particulièrement par son œuvre linguistique inégalée jusqu’à nos jours de par son érudition et sa précision philologique. Son « livre des Racines, Sefer HaShorashim » sera celui-là même qui inspira l’œuvre grammaticale de Rabbi David Kim’hi. La particularité de l’œuvre de Rabbi David Kim’hi, le « Sefer HaShorashim » tient au fait qu’il est à la fois concis, clair et exhaustif, lui permettant de devenir accessible au plus grand nombre.

Ce livre « Méditations sur la Racine biblique » ne prétend nullement à l’exhaustivité et est destiné à toutes celles et tous ceux qui aspirent ardemment à découvrir la lettre et l’esprit vivifiant de la racine biblique.

Je veux exprimer ici toute ma profonde gratitude à tous ces grands maîtres de la langue hébraïque sans lesquels ce livre n’aurait pas vu le jour. Je n’oublie pas non plus mes nombreux étudiants qui par leurs interrogations et leur enthousiasme m’ont donné la force et l’inspiration de développer cette méditation passionnante sur la racine biblique.

[1]  La langue hébraïque fait partie des langues uniquement consonantiques (abjad).

[2]  Le livre « Sefer HaShorashim, le livre des Racines », dictionnaire d’hébreu, constitue la seconde partie de l’œuvre composée par RaDaK, le « Sefer HaMiKhlol, Manuel de philologie hébraïque ». Le premier livre ou première partie s’intitule « Sefer HaDikdouk (Le livre de Grammaire) ».

[3] Trois radicales fondamentales composent la racine hébraïque. Cette thèse révolutionnaire pour son époque s’oppose à celle de son maître Menahem ben Jacob ibn (ou ben) Sarouk (920-970 מְנַחֵם בֶּן סָרוּק), qui soutient, alors, dans son dictionnaire  « Ma’hberet » l’idée selon laquelle les racines hébraïques sont monolitères ou bilitères.

Présentation du livre :

Commande du livre :

Méditations sur la Racine Biblique

Bonne lecture !

Haïm Ouizemann

à propos de l'auteur
Diplômé de l’Institut des Civilisations et Langues Orientales de Paris (INALCO) et certifié de l’Institut Catholique de Paris (ICP) enseigne la Bible (TaNa’Kh), sa langue, son éthique et son histoire. Installé, depuis son Alya en 1989 à Ashkelon, il participe activement au refleurissement d'Erets Israël. Végétarien par conviction morale, Haïm rêve d'une ère nouvelle où les grandes spiritualités pourraient se rencontrer en vue d'instaurer un monde meilleur. Convaincu que le retour du peuple d’Israël en Erets-Israël annonce la restauration de l'idéal de fraternité abrahamique, il encourage le dialogue interreligieux dans le respect de l'autre
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