Said Musayev
Ancien diplômé de Science politique de l'Université Montesquieu Bordeaux IV

Multiculturalité, clé mystérieuse de la victoire de l’Azerbaïdjan sur l’Arménie

Azerbaidjan, ville de Gabala, vallee de l’Alazani-Haftara, village de Nij, eglise Jotari de St Yelisey, 3 aout 2013

De gauche a droite : L’évèque de l’Eglise orthodoxe russe de Bakou et d’Azerbaidjan Aleksander Icsein, le préfet  de l’Eglise catholique apostolique et romaine Vladimir Fekete, le chairman de la communauté religieuse des juifs de la Montagne Milih Avdayev rompant le pain lors du repas commémorant le 10e anniversaire du renouveau de l’Eglise oudie albanaise et la rénovation de son édifice religieux, ainsi que le 1 700e anniversaire du christianisme en Albanie caucasienne.
Azerbaidjan, ville de Gabala, vallee de l’Alazani-Haftara, village de Nij, eglise Jotari de St Yelisey, 3 aout 2013 De gauche a droite : L’évèque de l’Eglise orthodoxe russe de Bakou et d’Azerbaidjan Aleksander Icsein, le préfet de l’Eglise catholique apostolique et romaine Vladimir Fekete, le chairman de la communauté religieuse des juifs de la Montagne Milih Avdayev rompant le pain lors du repas commémorant le 10e anniversaire du renouveau de l’Eglise oudie albanaise et la rénovation de son édifice religieux, ainsi que le 1 700e anniversaire du christianisme en Albanie caucasienne.

Les 44 jours des opérations intenses de l’armée azerbaïdjanaise face aux armées arméniennes occupantes dans le Haut-Karabakh ont culminé avec la victoire glorieuse de la justice, non seulement celle de l’Azerbaïdjan.

Le cessez-le-feu total signé le 9 novembre 2020 sous l’égide russe scelle la victoire de l’Azerbaïdjan, qui consolide ses gains militaires dans le Haut-Karabakh et récupère les sept districts adjacents; occupés par les Arméniens depuis 1994. Cet accord ouvre une voie pour le « règlement négocié » du conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabakh, ceux qui va redessiner un « nouvel ordre régional ».

L’Azerbaïdjan a mis fin à une guerre d’occupation déclenchée unilatéralement 28 ans avant par les forces armées arméniennes dans la région du Haut-Karabakh et 7 districts adjacents, territoires internationalement reconnus à l’intérieur des frontières de l’Azerbaïdjan.

L’armée azerbaïdjanaise sous le commandement militaire d’Ilham Aliyev, le président azerbaïdjanais a lancé le 27 septembre 2020, les opérations de sauvetage contre « l’agression armée arménienne » à la conformité de l’Article 51 de la Charte des Nations-Unies, qui prévoit le « droit de légitime défense individuelle où collective » de chaque État membre de l’ONU.

La libération de la ville de Shusha, « le cœur battant du Karabakh », « berceau de la musique et de l’art azerbaïdjanais » le 10 novembre a été le point culminant des opérations contre-offensives envers les séparatistes arméniens illégalement installés dans les sols azerbaïdjanais.

Comme l’estiment les analystes politiques, la libération de Shusha, la deuxième plus grande ville du Haut-Karabakh « a inévitablement conduit à une sérieuse démoralisation des soldats arméniens sur le front ». En conséquence, l’Arménie a accepté la capitulation militaire et le retrait immédiat des sols occupés pour empêcher ses lourdes pertes en destination de Khankendi, ville centrale du Haut-Karabakh. Selon les nouveaux engagements de l’Arménie issus de l’accord trilatérale, les territoires azerbaïdjanais occupés par les forces armées arméniennes jusqu’à 1994 seront restitués à l’Azerbaïdjan d’ici au 1er décembre.

7 districts adjacents autour du Haut-Karabakh reviendront à l’Azerbaïdjan d’après les termes de l’accord de cessez-le-feu. Malgré la perte du contrôle arménien sur le corridor de Latchine, l’Azerbaïdjan accorde la construction d’un corridor de communication reliant les territoires du Haut-Karabakh à l’Arménie sous protection des forces d’interposition russes.

La phase intensive du combat arméno-azerbaïdjanais a été calmée via la médiation du Kremlin, mais les médias internationaux continuent à chercher le vainqueur et le perdant dans cette guerre. Il y a une nouvelle réalité de la région à laquelle l’Azerbaïdjan instaure ses territoires en garantissant les droits fondamentaux comme le droit de vivre-ensemble, le droit de retour des représentants de la Communauté arménienne du Haut-Karabakh comme les citoyens azerbaïdjanais.

Le vrai vainqueur c’est la région du Caucase du Sud et ses habitants qui passe d’une escalade militaire et de l’hostilité ethnique à une nouvelle phase de la stabilisation. Malgré les efforts des médias alimentés par les lobbyistes arméniens dans le Monde, l’Arménie n’a pas gagné en même temps la bataille d’information basée sur les sources mensongères.

Les efforts pour créer une « séparation ethnique » en Azerbaïdjan, les médias arméniens n’ont pas hésité à écrire qu’il y a une revendication indépendantiste des lézghiens, des talishes durant l’affrontement militaire intensif dans le Haut-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

D’autre source médiatique des lobbyistes arméniens ont écrit sur le mécontentement des soldats azerbaïdjanais de confession chiite dans l’armée dirigée par les commandants sunnites. Alors l’Azerbaïdjan a prouvé qu’elle est dirigée par les lois écrites, non par les dogmes religieux. Ou il n’existe pas la domination confessionnelle dans le pouvoir comme nombreuses régimes politiques des pays arabo-musulmans du Proche-Orient.

Alors qu’il n’y avait pas de division politique interreligieuse en Azerbaïdjan. Donc, la multiculturalité est la clé majeure de la victoire de l’Azerbaïdjan sur l’Arménie dans le Haut-Karabakh. Tous les représentants du peuple azerbaïdjanais se sont unis étroitement auprès du président et commandant suprême de la République d’Azerbaïdjan İlham Aliyev, ils se sont battus pour une cause aux dépens de leur sang, pour l’instauration de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan.

L’Azerbaïdjan est un pays situé au carrefour de l’Europe et de l’Asie, entre l’Orient et de l’Occident. Cette position géographique a influencé la riche diversité qui caractérise ce pays. L’histoire de l’Azerbaïdjan elle-même et des peuples qui l’ont composé au fil du temps est multiculturelle. La République d’Azerbaïdjan a connu comme la plupart des pays un peuplement multiculturel.

Elle a subi longtemps l’influence des cultures des grands empires et de civilisations comme l’Empire Byzantin, Perse, Russe, Ottoman dans le Caucase du Sud, une région qui représente une mosaïque complexe de peuples et de groupes ethniques et confessionnels. Elle a été le lieu de différentes religions abrahamiques et non abrahamiques le culte du feu (le zoroastrisme), le christianisme, le judaïsme, l’islam.

La préservation des traditions de coexistence pacifique du peuple azerbaïdjanais est passée par le canal législatif, notamment par la Constitution républicaine. Ainsi le principe de respect des différences est stipulé explicitement dans plusieurs articles de la Constitution comme « le droit à l’égalité » (article 25, alinéa 3), le « droit à l’identité nationale » (article 44, alinéa 1 et 2), « le droit à l’utilisation de la langue maternelle » (article 45, alinéa 1 et 2) pour ne citer qu’eux.

Le leader national Heydar Aliyev a considéré le concept du multiculturalisme comme une condition sine qua non du développement démocratique du pays après la chute de l’Union Soviétique. Il a affirmé que la protection des droits et des libertés des minorités nationales habitant en Azerbaïdjan, ainsi que les valeurs religieuses, ethniques et culturelles constituent la plus grande richesse du peuple azerbaïdjanais.

Le chemin parcouru après l’indépendance en 1991 a été remarquable, autant sur le plan du développement économique que sociétal. C’est un parcours qui demande une constante attention portée à tous, spécialement à toutes les minorités ethniques-culturelles. Un parcours possible grâce à une société qui reconnait les bénéfices du multiculturalisme et la complémentarité nécessaire des cultures avec les diverses composantes de la société civile. En appréciant le multiculturalisme de la nation azerbaïdjanaise, Son Excellence le Pape François a désigné l’Azerbaïdjan «le port d’attache des religions et de communautés culturellement différentes » lors de sa visite officielle le 2 octobre 2016 à Bakou.

Certainement, la nouvelle campagne de dénigrement des arméniens sur le sort des églises dans les régions azerbaïdjanaises libérées de l’occupation des forces armées arméniennes n’est pas raisonnable. D’abord, l’Azerbaïdjan protège la liberté de conscience de ses citoyens sans distinction de leur confession. Le président Ilham Aliyev est un des rares leaders au Monde qui prête une attention particulière au multiculturalisme dans son cours politique intérieur pour l’harmonie des peuples au pays.

En 15 mai 2014, le président Ilham Aliyev a signé un décret sur l’établissement du Centre international de Bakou pour le Multiculturalisme (BBMM) et a désigné un département chargé de la politique humanitaire, de la diaspora, du multiculturalisme et des affaires religieuses au sein de l’Administration présidentielle. 

L’héritage chrétienne de l’Albanie du Caucase, et leur descendant les Oudis est encore préservée aujourd’hui au village de Nij du district de Gabala, ancienne capitale du Royaume antique « Albanie du Caucase », mais les arméniens ont choisi la voie d’élever les cochons dans les mosquées, le lieu de culte musulman. Rafig Danakari, un prédicateur récemment nommé par Bakou au monastère orthodoxe de Khudaveng (en arménien Dadivank) à Kalbajar, territoires azerbaïdjanais libérés de l’occupation arménienne « les Arméniens ont détruit tous les objets et la littérature historiques et religieux. Dans les églises et les monastères situés dans les territoires occupés par les Arméniens, des croix arméniennes ont été installées sur les églises et les monastères albanais » a annoncé à l’Agence de presse azerbaïdjanaise Trend.

Alors toutes ces accusations d’une nation mono-éthnique comme l’Arménie envers l’Azerbaïdjan, qui engage également une mission remarquable pour la sauvegarde du patrimoine culturel chrétien dans le Monde entier, sont injustes. Les arméniens peuvent oublier, mais l’aide financière apportée à l’initiative de la Fondation Heydar Aliyev pour la sauvegarde du patrimoine culturel chrétien et mondial  n’a pas échappé à l’attention de la communauté internationale.

La Fondation Heydar Aliyev, dirigée par la Première vice-présidente de la République d’Azerbaïdjan Mme Mehriban Aliyeva attache une grande importance à l’enrichissement mutuel des cultures et des civilisations, au renforcement du dialogue entre les peuples, à la préservation des traditions de tolérance. La Fondation effectue la restauration des monuments et sanctuaires religieux; il a participé à l’organisation du département de la culture islamique au Louvre, à la restauration des catacombes romaines, à la réparation des églises dans les différentes régions de France.

Robert Mobili, chef de la Communauté chrétienne Albanie-oudie, estime que les Oudis vivant dans d’autres pays ont été assimilés en acceptant la langue, les coutumes et la culture d’autres peuples. Par exemple, les Oudis vivant en Géorgie sont devenus géorgiens. Comme les cours d’éducation ont donné ici en géorgien, les jeunes ont oublié leur langue. Seuls les adultes connaissent leur langue. Après le changement de la génération, il n’y aura plus de locuteurs de cette langue en Géorgie.

En Azerbaïdjan, où règne un climat tolérant, cette communauté a conservé leur originalité. Dans le village du Nij de Gabala, les Oudis ont  toutes les conditions pour l’épanouissement. Ces dernières années, un nouveau centre culturel Orayin Oudi a été construit pour eux au centre du village. Cet endroit est toujours plein de visiteurs. Ils adorent apprendre leur langue maternelle. Les Oudis peuvent également y conserver leur histoire et leurs monuments et les transmettre aux générations futures. Il y a 3 églises et 2 mosquées dans le village. De plus, il y a 5 à 7 sanctuaires visités par des musulmans et des chrétiens dans chaque quartier.

Il n’y a pas de discrimination entre les habitants du village sur la base de leurs croyances religieuses, et chacun peut croire en n’importe quelle religion et culte comme il le souhaite. Les gens de différents groupes ethniques et religions vivent comme une seule famille, à côté des mosquées et des églises.

Apparemment, les Oudis, qui ne pouvaient pas préserver leur culture, leur langue et leurs traditions dans les pays étrangers, étaient entourés de toutes sortes de soins dans leur Azerbaïdjan natal. Le reste des habitants du village de Nij sont des Azerbaïdjanais et des Lezghiens. Il n’y a aucune différence nationale ou religieuse entre les villageois. Les représentants de différentes nationalités vivent dans une ambiance conviviale et amicale.

Le fameux historien grec Strabon, qui a vécu au début du 1er siècle avant notre ère, a écrit dans son œuvre “Le Geographica” sur les croyances religieuses des tribus albanaises, qui adoraient les dieux Heli (soleil), Zeus (feu) et Selen (lune). Après l’adoption du christianisme comme religion d’État en Albanie au IVe siècle, des monuments religieux chrétiens albanais – les édifices de style d’architecture chrétienne caractérisant la culture de construction des IVe – VIIe siècles, ont été construits dans les terres historiques de l’ancienne Azerbaïdjan, le Karabakh y inclus. Les  arméniens ont été installés dans les territoires de l’Azerbaïdjan à la suite du traité de Turkménchay signé en 1828 entre l’Empire russe et l’Iran.

Robert Mobili «Nous avons pu nous protéger parce que nous ne sommes pas allés à l’église et au culte arménien. Les Arméniens ont de nombreuses lettres de plainte au siège saint de l’Église apostolique arménienne d’Etchmiadzin selon lesquelles nous ne nous rendons pas dans leurs églises. Il y a deux facteurs dans la légitime défense de la Communauté chrétienne Oudis albanais. Le premier est que l’ethnie n’est pas une nation en guerre, et le second est le facteur environnemental.

Nous avons été traités avec respect parce que nous avons des racines étroites avec les Turcs azerbaïdjanais. Maintenant, nous disons que nous sommes tolérants, multiculturels. Parce que nous étions prêts pour ça. L’antagonisme est une question facile à déclencher des conflits nationaux où règne la haine. Il n’y avait rien de tel chez nos peuples. Même maintenant, ils veulent semer la discorde parmi nos peuples, mais ils ne peuvent pas et ne le feront pas.  »

« J’ai été étonné par l’approche sélective des personnalités culturelles, qui ont complètement fermé les yeux sur l’insulte et la destruction des monuments musulmans et ont montré qu’ils jugeaient nécessaires de protéger uniquement les églises chrétiennes du Haut-Karabakh. » Damir Muhetdinov, Premier vice-président de l’administration spirituelle des musulmans de la Fédération de Russie, l’a écrit sur son compte Facebook.

Un groupe de personnalités culturelles russes, comprenant des directeurs, des chefs d’orchestre, des musiciens et d’autres membres de l’élite créative, a appelé l’UNESCO à inclure les monuments du patrimoine culturel, artistique et architectural chrétien de la région du Haut-Karabakh sur la Liste du patrimoine mondial. «Au cours des décennies du contrôle du soi-disant régime arménien dans ces régions, 63 des 67 mosquées de la région ont été détruites !

Le nombre de monuments historiques et culturels endommagés se chiffre par centaines. « Je considérerais honteux de faire allusion à la destruction potentielle des églises dont la propriété a été contestée par l’Église albanaise-Oudi, ignorant complètement la catastrophe culturelle qui a frappé des centaines de monuments musulmans au Karabakh », a-t-il écrit.

Les Arméniens pouvaient être rassurés du sort du monastère orthodoxe de Khudaveng (en arménien Dadivank) situé dans le district azerbaïdjanais de Kalbajar, libéré de l’occupation. Les monastères de Dadivank (IXe et XIIIe siècle) où d’Aghoghlan ( Ve et VIe siècle) détruite complètement à Latchine ne seront pas les seuls lieux de culte accessibles pour la communauté arménienne chrétienne d’y rendre pour prier, car l’Azerbaïdjan est la patrie où toutes les croyances sont pratiquées en tolérance.

Lors de sa conversation téléphonique tenue le 14 novembre 2020 avec le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine le président Ilham Aliyev a noté que «l’Azerbaïdjan est un État multinational et multiconfessionnel, où les droits et libertés des représentants de tous les peuples et religions sont pleinement garantis.

Le président Ilham Aliyev a déclaré que conformément à l’accord tripartite, les temples chrétiens situés dans les territoires retournés à l’Azerbaïdjan seront correctement protégés par l’État. Les chrétiens vivant en Azerbaïdjan pourront utiliser ces temples». La coexistence multiculturelle en Azerbaïdjan pourrait redonner l’espoir aux arméniens de bénéficier des avantages de vivre dans une société multiethnique et multiconfessionnelle.

à propos de l'auteur
Said est né le 1er mars 1988 en Azerbaïdjan. Ancien diplômé de Science politique de l'Université Montesquieu Bordeaux IV (2011-2012), après avoir terminé ses études en Master Droit Public et Science Politique, spécialité de l'Intégration Communautaire et Politique Européenne de Voisinage à l'Université de Reims Champagne-Ardenne en France (2012 -2014) Il a commencé à consacrer ses recherches sur l'histoire des Juifs d'Azerbaïdjan et la coexistence des Juifs avec différentes cultures dans différentes sociétés. En 2014, il a effectué un stage rémunéré au sein du Parlement européen à Bruxelles. En septembre 2015, Said Musayev a été recruté par le Comité d'État pour les Travaux avec les Organisations religieuses de la République d'Azerbaïdjan pour le poste de "consultant" dans la section de la coopération internationale. En janvier 2016, il a été admis au programme de doctorat en science politique sur le thème "Combattre le racisme, l'antisémitisme et la radicalisation dans le contexte des droits humains en Europe et le cas azerbaïdjanais" au sein de l'Institut des Droits de l'Homme à Bakou . En 2016, Said a été le premier diplômé azerbaïdjanais de l'Université numérique européenne d'études juives-UNEEJ, un projet dirigé par l'Institut Elie Wiesel et l'Alliance Israélite Universelle (AIU) en France. En avril 2016, il a été désigné par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LİCRA) comme représentant accrédité en Azerbaïdjan. En juillet 2017, grâce au grant d'excellence de l'Institut pour l'étude de l'antisémitisme mondial et des politiques (ISGAP), il a participé à un atelier international sur l'étude de l'aspect interdisciplinaire de l'antisémitisme contemporain au St John's College, à Oxford. En septembre 2017, il était chercheur invité de l'Université de Strasbourg avec la bourse de recherche de l'Académie nationale des Sciences d’Azerbaïdjan afin d'étudier les systèmes juridiques européens et les dispositifs institutionnels de lutte contre l'antisémitisme multiforme. En janvier 2018, Said Musayev était conférencier lors d'une table ronde organisée sur le thème "Caucase du Sud: Comprendre un voisin de l'Europe" à l'invitation du Centre d'analyse de politique étrangère (CAPE) à l'Assemblée nationale de France à Paris. Depuis 2014, il est journaliste indépendant dans les médias israélien, américain, français et azerbaïdjanais The Times of Israel, Jerusalem Post, Israel Science Info, Israel News Info, Azvision, l’Express. Actuellement, Said Musayev, comme chercheur associé au sein de l'Institut du Droit et des Droits de l'Homme à Bakou, travaille sur l'histoire des Juifs des Montagnes, la plus ancienne Communauté juive séfarade en Azerbaïdjan. Il est auteur de nombreux articles scientifiques et initiateur de nombreux projets visant le dialogue interculturel et interreligieux et la lutte contre l'antisémitisme dans les pays musulmans.
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