Mélenchon : la confusion

Jean-Luc Melenchon et son député Adrien Quatennens se tenant dans la cour de l'Assemblée nationale à Paris le 30 septembre 2019, à la suite du service religieux de l'ancien président français Jacques Chirac. Photo : Geoffroy Van Der Hasselt / AFP
Jean-Luc Melenchon et son député Adrien Quatennens se tenant dans la cour de l'Assemblée nationale à Paris le 30 septembre 2019, à la suite du service religieux de l'ancien président français Jacques Chirac. Photo : Geoffroy Van Der Hasselt / AFP

Le député français Mélenchon comparaît pour avoir perturbé la perquisition du siège de la « France insoumise » le 16 octobre 2018 et pour rébellion, provocation et intimidation envers l’autorité judiciaire.

Il avance qu’il est l’objet d’une justice politique. Il s’appuie sur le lien organique entre les parquets et le ministère de la Justice et l’absence de juge d’instruction lors de la perquisition.

Cette dépendance n’est pas nouvelle. Elle est prévue aux codes. Elle a fait l’objet d’une minoration légale à l’occasion de la loi dite Taubira qui prohibe les instructions du pouvoir exécutif envers l’autorité des parquets. Quant à la conduite de la perquisition par un procureur et non par un juge d’instruction, elle est à la décharge de Mélenchon, peu usitée.

Cette dépendance ne signifie pas que la justice soit rendue de façon politique. Le député Mélenchon, admirateur des dictateurs bolivariens, pourrait comparer le système politique autoritaire sévissant au Vénézuéla et couvrant une crise humanitaire à la démocratie judiciaire en vigueur en France. Il s’en garde bien.

La technique de défense du député Mélenchon repose sur la violence (comportement lors de la perquisition), la relève de faits exacts et d’interprétations fantaisistes ne reposant sur rien de tangible.

On notera l’hostilité permanente du sujet Mélenchon aux politiques des gouvernements d’Israël quelles qu’elles soient. Il s’agit bien de séduire l’électorat anti-israélien. Au-delà de cette comptabilité électorale, les dysfonctionnements personnels, la peur de la démocratie et la manipulation de ses institutions constituent de près ou de loin le lien des ennemis d’Israël.

Rappelons, enfin, à Mélenchon son devoir de dignité républicaine attaché à sa fonction.

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Pierre Saba
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