Liraz Tsaban et Liorah Chetrit ont obtenu leur get !
Liraz Tsaban, New Jersey et Liora Chetrit, Paris ont gagné leur combat. Liraz et Liorah sont libres. Elles ont toutes les deux reçu leur get.
Mais pourquoi ces deux jeunes femmes ont elles dû mener un combat long et douloureux ? Les époux qui continuent à abuser de la Loi juive, qui refusent de donner le get à leur femme et l’enferment dans un mariage qui n’existe plus ne peuvent plus être tolérés dans le monde juif. La responsabilité des drames humains que vivent des milliers de femmes juives à travers le monde juive n’incombe pas seulement aux maris récalcitrants mais d’abord et avant tout aux dirigeants communautaires et rabbiniques qui permettent un tel acte abusif.
Dans le cas de Liraz Tsaban, le get avait bien été donné mais mis sous séquestre dans un Beit Din local du New Jersey. Le mari, pendant des mois, nous a expliqué qu’il n’était pas un mari récalcitrant, puisqu’il avait donné le get ! Mais le Beit Din du New Jersey a refusé de donner le get à Liraz, tant que le mari ne donnait pas son accord. Situation kafkaïenne qui a entraîné Liraz dans un imbroglio juridique qui a pris fin grâce à l’intervention énergique du Tribunal israélien.
La responsabilité des drames humains que vivent des milliers de femmes juives à travers le monde juive n’incombe pas seulement aux maris récalcitrants mais d’abord et avant tout aux dirigeants communautaires et rabbiniques qui permettent un tel acte abusif.
Dans le cas de Liorah, le mari a expliqué qu’il aurait donné depuis longtemps le get, mais que le Beit Din local lui avait clairement dit que le divorce civil devait précéder le get et le divorce religieux. Ce qui n’est absolument pas fondé juridiquement, comme le prouve une lettre envoyée au Grand Rabbin de France le 22 avril 2020 par Jean François de Montgolfier directeur des affaires civiles et du Sceau (DACS) au ministère français de la Justice.
Si j’ai choisi de parler dans ce post à la fois de Liraz et de Liorah, c’est le lien entre ces deux histoires dramatiques. Les autorités communautaires et rabbiniques ont tout autant que l’époux récalcitrant joué un rôle dans l’épreuve qu’ont vécu ces deux jeunes femmes en France et aux Etats Unis. Le leadership rabbinique et communautaire a l’obligation morale et halakhique de mettre un terme à ce phénomène de refus de get. Leur message doit être clair et sans compromis.
Si les chances de mariage n’existent plus, la femme doit recevoir son get immédiatement, avant même de trancher sur les aspects civils du divorce. C’est le seul moyen de mettre un terme au racket du get.

