L’extrême gauche antisémite et le risque du passage au terrorisme

Le fondateur du parti La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon prononçant un discours lors d'une manifestation pour un cessez-le-feu à Gaza et en solidarité avec le peuple palestinien devant l'Office des Nations unies, à Genève, le 3 février 2024. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)
Le fondateur du parti La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon prononçant un discours lors d'une manifestation pour un cessez-le-feu à Gaza et en solidarité avec le peuple palestinien devant l'Office des Nations unies, à Genève, le 3 février 2024. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

La présence à l’Assemblée nationale de 71 députés issus du parti d’extrême gauche LFI a permis d’offrir une vitrine respectable à un mouvement politique qui représente un grave danger pour la démocratie. Le fait que des membres élus de LFI côtoient ouvertement des islamistes n’a pas l’air de choquer grand monde.

On se souvient du fiché S Elias d’Imzalène qui, le 8 septembre 2024, appela à « l’intifada dans Paris » lors d’une manifestation pro « palestinienne ». Elias d’Imzalène n’hésita pas à déclarer ensuite « La voie de la libération… démarre de Paris », avant d’ajouter : « Bientôt, Jérusalem sera libérée et nous pourrons prier au masjid al-Aqsa (une mosquée à Jérusalem) ». Du grand n’importe quoi !

Et pourtant, la députée LFI Ersilia Soudais courut apporter son soutien au fiché S, au commissariat dans lequel l’islamiste révolutionnaire s’était retrouvé en garde à vue à la suite de ses propos subversifs. Rappelons que l’Intifada ou « soulèvement » en arabe, n’est rien d’autre en pratique qu’une campagne de terrorisme qui utilise tous les moyens possibles – du jet de pierre au tir de kalashnikov en passant par l’attentat suicide ou le kidnapping – afin de faire plier l’État honni.

Il faut craindre que l’alliance LFI-islamistes soit déjà devenue un incubateur pour des extrémistes pouvant passer un jour à l’action armée contre la France . Qu’y aurait-il d’étonnant après tout ? L’instabilité politique de la France s’y prête.

Avec un Président discrédité, voire délégitimé, une France empêtrée dans une « aporie » parlementaire, une crise des valeurs généralisée, une ultra-violence verbale, mais aussi physique, perpétrée à l’encontre des opposants de l’extrême gauche, et des jeunes de plus en plus travaillés par l’islamo-gauchisme dans les facultés et sur les réseaux sociaux, le risque d’un passage au terrorisme existe clairement.

Le 27 juin 1976, un avion d’Air France reliant Tel-Aviv à Paris – via une escale en Grèce – était détourné par des terroristes arabes associés à des terroristes européens, les premiers étaient des membres du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine), les seconds des membres des Cellules révolutionnaires (Revolutionäre Zellen), groupe d’extrême gauche sévissant en Allemagne de l’Ouest. Arrivés en Ouganda les passagers furent triés entre les Juifs (quelle que fut leur nationalité, israélienne ou non), et les non-juifs qui furent tous libérés par les terroristes .

Cette alliance terroriste entre le FPLP et des membres d’une extrême gauche européenne devrait rappeler à tous que ce qui a existé dans les années 1970 pourrait se reproduire de nos jours.

Le 10 juillet 2024, le FPLP – qui existe toujours et qui est classé comme une entité terroriste par l’UE et les États-Unis, saluait dans un communiqué la « victoire » aux élections législatives françaises du Nouveau Front Populaire dont LFI est le fer de lance. Il faut dire que le FPLP et LFI entretiennent des relations étroites : la députée LFI Ersilia Soudais – encore elle – et l’eurodéputée Rima Hassan ont déjà côtoyé des membres de l’entité terroriste « palestinienne » (telle que Mariam Abudaqa).

Dans le même (mauvais) esprit, les députés LFI Mathilde Panot, Thomas Portes et Louis Boyard soutiennent la campagne de libération du terroriste libanais Georges Ibrahim Abdallah, qui passa aussi par le FPLP avant de créer les FARL (Fractions armées révolutionnaires libanaises). Il est complice – entre autres – de l’assassinat en France de hauts responsables américain et israélien ainsi que de deux gardiens de la paix (rien que ça !). Georges Ibrahim Abdallah prit aussi contact avec des groupes terroristes européens d’extrême gauche tels que les Brigades rouges italiennes, les Français d’Action directe et les Allemands de la Fraction armée rouge.

Pendant que les députés LFI se parent à chaque occasion et de façon ostentatoire de leur écharpe tricolore afin de se présenter comme des parangons de vertu républicaine, le parti de Jean-Luc Mélenchon et sa nébuleuse islamiste ne cessent de soutenir les pires causes (antisémitisme, islamisme, etc…). Rappelons que LFI osa proposer en novembre 2024 l’abrogation de la loi concernant le délit d’apologie du terrorisme ! Quel aveu !

Ceux qui gravitent autour des propagandistes de LFI et consorts pourraient un jour être tentés de perpétrer des attentats ou des assassinats politiques (contre des cibles juives et/ou non juives) tant les députés du parti de Jean-Luc Mélenchon jouent avec le feu, ce feu qui embrase les esprits de jeunes de plus en plus réceptifs au totalitarisme de gauche et à ses causes dévoyées.

à propos de l'auteur
​Frédéric Sroussi est journaliste et essayiste. Il a collaboré, entre autres, au Journal du Parlement français, à l'édition française du Jerusalem Post, à la revue de l'Instituto Centroamericano de Prospectiva e Investigación (ICAPI), à la revue France-Israël Information, à Front Populaire, Tribune Juive et Atlantico. Il est aussi l'auteur de trois essais dont un ouvrage collectif pour les éditions du Centre Pompidou de Paris.
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