Les Juifs américains (2): tendances politiques

Des hommes passant devant le Yetev Lev le lundi 23 novembre 2020, dans le quartier de Brooklyn à New York. (Photo AP / Frank Franklin II)
Des hommes passant devant le Yetev Lev le lundi 23 novembre 2020, dans le quartier de Brooklyn à New York. (Photo AP / Frank Franklin II)

Après s’être intéressé à la localisation et à quelques aspects socio-démographiques de la communauté juive américaine, on aimerait maintenant s’intéresser aux tendances politiques et idéologiques des Juifs aux Etats-Unis. De part et d’autre du globe, nous avons beaucoup de représentations sur les Juifs américains.

De manière générale, s’il fallait stéréotyper, on a l’impression que les Juifs américains sont plus attachés à Israël que le reste des diasporas du globe, qu’ils sont donc très attachés aux relations entre leur pays et Israël, qu’ils ont tendance à soutenir des personnalités politiques américaines pro-israéliennes, qu’ils sont plutôt situés à droite et dans le giron du conservatisme.

En réalité, la communauté juive aux Etats-Unis ne correspond pas à ces stéréotypes. Quand on l’observe de plus près, on est même parfois un peu surpris. Notamment en ce qui concerne ses idées politiques, ses habitudes électorales etc. On vous propose donc ici, un « épisode deux » de la communauté juive américaine, qui porte exclusivement sur ses positionnements politiques et idéologiques.

Les Juifs américains, une base solide pour le Parti démocrate ?

L’actualité récente des Etats-Unis, notamment la mandature Trump, s’est traduite par un soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël. Il est vrai que le président Trump s’est engagé sur de maints sujets sensibles, que son administration et lui-même ont témoigné d’un grand soutien diplomatique et médiatique à l’Etat hébreux. Donald Trump, durant ses campagnes de 2016 et de 2020, a joué la carte du soutien à Israël, en se présentant souvent comme le seul candidat honnête envers Israël et prêt à le soutenir corps et âme.

Au-delà de ses convictions personnelles, il est clair que ses discours pro-Israéliens eurent en parti dessein à séduire l’électorat juif américain. Certes peu nombreux, il n’en est pas moins ultra-stratégique, dans la mesure où c’est bel et bien cette communauté religieuse qui vote le plus aux présidentielles et qui plus globalement participe le plus à la vie électorale américaine (la communauté juive étant la communauté religieuse ayant les plus faibles taux d’abstention).

En revanche, malgré la stratégie de séduction de Donald Trump de 2016 et de 2020, la communauté juive n’a pas massivement voté pour lui.  En 2016, seulement 26% des Juifs inscrits sur les listes électorales votèrent pour lui et 22% seulement, en 2020. Donald Trump, après un mandat pourtant riche de relations et de gestes de faveur envers Israël, récolta donc une baisse de son électorat juif à hauteur de 16%. Par conséquent, ses discours et sa politique pro-Israélienne ne portèrent pas ses fruits. Les Juifs américains ne votant que très faiblement pour lui.

Outre le rejet de la politique et du « personnage Trump » par une nette majorité de Juifs américains, deux éléments de compréhension peuvent être apportés pour comprendre ses résultats. D’abord les tendances électorales structurelles. Quand on observe le vote des Juifs sur le très long terme, qu’est-ce que l’on peut observer ? Que les Juifs américains, votent depuis 104 ans systématiquement pour le Parti démocrate. En effet, de 1916 à 2020, les Juifs ne votèrent majoritairement qu’une seule fois pour un candidat républicain.

Ce fut en 1920, élection présidentielle où 43% des Juifs accordèrent leurs voix au candidat républicain W.G.Harding. Sinon, sur les 26 autres élections présidentielles qui ponctuèrent tous les quatre ans la vie politique américaine entre 1916 et 2020, l’électorat juif vota systématiquement et de manière majoritaire pour les candidats démocrates. D’ailleurs leur vote pour le Parti démocrate a augmenté, passant de 55% des inscrits en 1916 à 76% des inscrits en 2020. Soit une hausse de près de 40%.

En résumé, les Juifs semblent témoigner davantage de sympathie et semblent partager les idées du Parti démocrate. Cependant, attention ! Le Parti démocrate de la première moitié du XXe siècle n’a rien avoir avec le Parti démocrate que l’on connait aujourd’hui. Comme son alter ego républicain, le Parti démocrate a opéré une bascule idéologique et politique depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Avant le Civil Right Movement et la fin de la ségrégation raciale par une administration démocrate, le Parti démocrate était ségrégationniste et plutôt derrière les intérêts privés. Même si les administrations Roosevelt successives entre 1932 et 1944, eurent une tonalité progressiste, avec la mise en place d’une régulation forte de l’Etat dans les affaires économiques, d’une politique de sécurité sociale et de protection de l’emploi.

A partir des années 1960-1970, le Parti démocrate mute et s’intéresse davantage à la condition des minorités ethniques, qu’il tend à vouloir défendre et à faire entendre. Sa politique économique également se situe plus à gauche, bien que cela soit sous l’administration Clinton, qu’il opère le virage néolibéral. Le parti républicain quant à lui, qui fut pourtant le parti de l’Union durant la Guerre civile et celui qui déclara l’émancipation des esclaves noirs, se « droitise » fortement. Notamment sous Nixon, au point de devenir passées les années 1980, le tenant d’une ligne plutôt conservatrice voire ultra-conservatrice sur le plan culturel et férocement anti Etat-providence.

Mais malgré ces mutations, les Juifs sont restés et demeurent fidèles au Parti démocrate, ce qui nous pousse à dire qu’ils semblent davantage concernés par des idées d’intervention de l’Etat dans les affaires économiques, d’une répartition plus juste et inclusive des richesses, d’une tolérance plus accrue envers les minorités (qu’elles soient ethniques ou sexuelles). Autant de thèmes et d’opinions qui font le lit politique et idéologique de l’actuel Parti démocrate.

Le deuxième élément qui confirme l’idée que les Juifs américains sont démocrates et qu’ils constituent une base électorale solide pour ce parti est la question de l’affiliation politique. Selon une étude du Pew Research Center, datant de 2014, 64% des Juifs américains se disent « affiliés » au Parti démocrate. Une proportion importante qui met en avant l’idée que le Parti démocrate jouit d’une surreprésentation des Juifs dans ses soutiens, puisqu’en comparaison seulement 44% des Américains (toutes origines ethniques et confessions religieuses confondues) affirment être affiliés à ce parti.

L’affiliation politique signifiant le vote en faveur et éventuellement un engagement militant, l’on comprendra de ses chiffres qu’une nette majorité des Juifs américains identifient le Parti démocrate comme étant « leur » parti. Celui qui correspond à leurs idées, à leurs aspirations mais aussi qui leur semble le plus apte à « commander » à la destinée politique, économique et sociale des Etats-Unis d’Amérique. A contrario, les Juifs américains sont sous-représentés dans le soutien au GOP. Ils ne sont que 26% à se définir comme affiliés au Parti républicain, alors qu’aux Etats-Unis 37% de la population affirment soutenir ce parti.

Les Juifs américains, dans le camp progressiste ?

Le paysage idéologique américain peut-être distingué en deux camps. D’abord le camp conservateur puis le camp progressiste ou libéral. L’étiquette idéologique d’un individu ne dépend pas de son affiliation partisane, mais bien de ses opinions et de sa vision du monde ainsi que ses « projets » pour la société américaine. Pour illustrer cela, on peut tout à fait être affilié au Parti républicain tout en étant progressiste. A contrario, on peut avoir l’habitude de voter pour le Parti démocrate et être plutôt conservateur.

Pour synthétiser les caractéristiques des deux camps, être conservateur aux Etats-Unis c’est s’appuyer sur la tradition, être moins tolérant à l’égard d’un Etat providence actif pour les plus démunis, être davantage chauvin et prôner à l’échelle nationale un protectionnisme économique plus marqué tout en souhaitant par exemple limiter le pouvoir de l’Etat fédéral en privilégiant ceux des états. Les progressistes quant à eux, comme leur nom l’indique, sont davantage sensible au progrès en matière économique, sociétale, politique.

Evidemment, il s’agirait de définir le progrès : à quoi il aspire ? comment cette envie se traduit-elle concrètement dans le champs politique et économique ? C’est une notion qui est souvent utilisée à géométrie variable. Par exemple, certains Américains se définissant comme « progressiste » sont pour une plus forte dérégulation du marché du travail. Ce qui leur semble être un progrès peut être considéré par d’autres comme une importante régression sociale.

Mais la réelle distinction entre ces deux familles idéologiques et politiques se situe, à notre avis, sur le plan sociétal. Les progressistes étant plus sensibles au combat des minorités ethniques, sexuelles et religieuses. Au niveau culturel également. Les conservateurs se présentant comme les tenant d’un modèle familial ou de sexualité conforme à la tradition hétéronormée, là où les progressistes se montrent « plus ouverts », à de nouvelles formes de sexualité ou d’identité de genre qui en soi viennent chambouler le schéma traditionnel.

Dans le champ économique, pour continuer cette distinction-comparaison, entre progressisme et conservatisme à l’Américaine, les Progressistes se montrent plus favorables à une imposition davantage marquée des foyers les plus aisés dans l’optique de redistribuer plus justement les richesses. Les conservateurs quant à eux, s’opposent virulemment à ce genre d’imposition, voire à une imposition plus stricte sur les entreprises, arguant que cela est injuste, fausse la concurrence et entretient l’idée d’un « assistanat » qui ne sort pas les plus démunis ou les plus précaires de leur situation.

Puis, pour aller vers une distinction idéologique structurelle entre ces deux familles, les Progressistes et les Conservateurs ne s’entendent pas du tout sur les causes et les conséquences de la « capabilité » des individus. Pour les premiers, la prise en compte de superstructures sociales, économiques et politiques sur les perspectives de l’individus sont essentielles. Autrement dit, ils considèrent que pèsent sur l’individu dès sa naissance un certain nombre de schémas culturels, politiques et économiques qui détermineront fortement ses perspectives dans sa vie à venir.

Les conservateurs rejettent cette idée de déterminisme social, ethnique, religieux, géographique et politique sur l’individu. Ils considèrent que chaque individu est acteur de sa propre vie, que se sont ses choix personnels qui sont le fruit de sa réussite ou de son échec et qu’au final il est le seul responsable. Cette distinction idéologique, cette divergence d’analyse marque aussi un profond faussé entre ces deux tendances.

Mais dans tout cela, qu’en est-il des Juifs américains ? Où se situent-ils idéologiquement ? Sont-ils progressistes où plutôt conservateur ? Pour cela jetons un coup d’œil sur certaine données quantitatives relatives à leur autodéfinition dans le champ idéologique existant aux Etats-Unis, ainsi que leur positionnement sur quelques National issues révélateurs de cette distinction entre conservateurs d’un côté et progressiste de l’autre.

Voici les quelques remarques que l’on peut établir au sujet de l’étiquette idéologique des Juifs Américains :

  1. La communauté juive américaine est la communauté religieuse aux Etats-Unis qui compte le plus de « libéraux/progressistes » dans ses rangs. Selon une enquête du Pew Research Center datant de 2014, 43% des Juifs américains se définissent idéologiquement comme « libéraux / progressistes ». En effet, ils sont surreprésentés dans ce champ idéologique, dans la mesure où le camp libéral ne représente que 24% de la population américaine. De plus c’est la seule communauté religieuse où ces derniers sont plus nombreux que les conservateurs et les modérés. Si l’on regarde les données concernant la communauté chrétienne et la communauté musulmane, on note que chez les premiers se sont les conservateurs qui sont les plus nombreux (40%) et chez les seconds les « modérés » (39%), c’est-à-dire des individus qui peuvent avoir des positionnement conservateurs mais en posséder également qui se situeraient dans le champ progressiste (pour prendre un exemple, un modéré peut partager un panel d’idées conservatrices sur les mœurs ou les structures familiales, mais du côté économique se sentir plus proche des progressistes en partageant leur idée de justice sociale par l’impôt, de régulation du marché par l’autorité publique etc.).
  2. Les National issues aux Etats-Unis sont les débats sociétaux qui animent la vie politique et qui entraînent bien souvent des clivages politiques entre citoyens. Il en existe plusieurs. Observer le positionnement des individus par rapport à ces derniers, permet d’avoir une idée du positionnement politique et de surcroît de l’étiquette idéologique d’un groupe (ethnique, religieux etc.). Pour cela, nous avons choisi de nous intéresser au positionnement des Juifs américains sur 4 sujets sociétaux qui font débat actuellement dans la société américaine d’une part et qui ne font pas consensus de l’autre. Il s’agit du positionnement à l’égard de l’accès sans entraves à l’avortement dans tous les états fédérés de l’Union ; du positionnement à l’égard de la légalisation complète à l’échelle de tous les états du mariage homosexuel ; de l’opinion par rapport aux aides gouvernementales en faveur des plus démunis ainsi que de leur efficacité ; du positionnement en faveur ou pas d’une régulation plus large et plus ferme en matière d’environnement de la part de l’Etat fédéral. Ces quatre National issues nous permettent d’avoir une idée plus claire du positionnement des Juifs américains.

Tout d’abord, concernant l’accès sans entraves à l’IVG, les Juifs américains sont majoritairement et largement en faveur d’un accès à l’avortement libre à l’échelle de tous les états de l’Union. 83% des Juifs américains y sont favorables, alors que 53% des Américains (toutes religions, toutes origines ethniques et toutes affiliations politique comprises) se prononcent pour un IVG libre à l’échelle de l’Union. Ce qui place la communauté juive à la tête de ce combat, puisque seulement 45% des Chrétiens y sont favorables. L’autre communauté religieuse à être favorable à cette mesure de manière majoritaire est la communauté musulmane, qui à 55% est pour.

De plus, les Juifs américains comptent le moins de personnes défavorables voire complètement opposées à cette mesure puisque seulement 15% d’entre eux y sont fermement opposés. Chez les Chrétiens cette proportion est estimée à 51% de la communauté ; chez les Musulmans à 37% et à l’échelle des Etats-Unis 43% des citoyens américains sont contre un IVG libre. La question de l’avortement aux Etats-Unis est une question très sensible.

Malgré l’arrêt de la Cours suprême de 1973 (Roe v Wade) ayant légalisé l’avortement, il est encore très restreint à l’échelle de plusieurs états de l’Union. En particulier dans la région Sud-Est et dans une partie du Midwest. En 1973, l’Etat fédéral légalise cette pratique. Mais comme toute mesure prise à l’échelon fédérale elle est incitative, c’est-à-dire que les états de l’Union doivent la suivre et l’appliquer.

Ce qui n’empêche pas pourtant encore aujourd’hui certains états à la contourner, en mettant par exemple un certain nombre d’entraves à sa réalisation pour les femmes qui souhaiteraient en bénéficier (délais d’avortement maximal à respecter, consultation d’un psychologue obligatoire, peu de structures -cliniques, hôpitaux- disponibles pour pratiquer ce genre d’opération etc.), à l’instar de l’état du Mississippi ou de l’Alabama. De plus, l’avortement met en avant des clivages très marqués entre conservateurs et progressistes qui portent sur des divergences de conception relative à ce qu’est la vie, au modèle familial, aux normes sexuelles etc.

Autre sujet polémique, la question de la légalisation du mariage homosexuel. Actuellement aux Etats-Unis, bien que le mariage homosexuel ait été reconnu à l’échelon fédéral, nombreux états y ont mis des contraintes. A regarder une carte des Etats-Unis concernant les entraves au mariage homosexuel, on note que les régions dans lesquelles il est le plus compliqué de se marier lorsque l’on est homosexuel, sont le Midwest et le Sud-Est. Deux régions réputées pour leur conservatisme. La côte Ouest et la côte Nord-Est quant à elles, sont les deux zones géographiques où le mariage homosexuel est le plus facile d’accès.

Concernant le positionnement à l’égard d’une légalisation complète du mariage homosexuel, les Américains y sont globalement favorables. 53% d’entre eux sont pour cette mesure. La communauté juive, une fois de plus se distingue des autres communautés, par son soutien à cette mesure. En effet 77% des Juifs américains se prononcent en faveur d’une légalisation complète et à l’échelle de tous les états. C’est la seule communauté de culture judéo-chrétienne et monothéiste aux Etats-Unis à être majoritairement pour cette mesure. Les Chrétiens sont majoritairement contre, à 48% de leur communauté. Idem pour les Musulmans américains, qui sont à 52% opposés à cette mesure.

En conséquence, sur le plan culturel et des mœurs, la communauté juive peut-être considérée comme largement progressiste et sensible aux aspirations de certaines minorités. Sur le plan politique, elle semble également se situer davantage dans le camp progressiste. Si l’on prend l’exemple de l’opinion sur les aides gouvernementales en faveur des plus démunis, les Juifs sont là aussi la première communauté à considérer qu’elles sont justes et bénéfiques pour celles et ceux qui en bénéficient du fait de leur précarité ou de leur pauvreté économique.

65% des Juifs américains considèrent que les programmes fédéraux d’aide économique aux plus démunis sont justes et ont forcément des retombées positives sur leur capabilité d’une part et sur la société d’autre part. Là où seulement 46% des Chrétiens américains partagent la même opinion. Sur l’écologie et la protection de l’Environnement, là aussi les Juifs sont très progressistes. 71% d’entre eux considèrent que le marché doit être intensément réguler pour répondre à des objectifs de développement durable et de protection de l’environnement. Ce qui est 1,4 fois supérieur à la proportion de Chrétiens qui partagent la même opinion (52%) et 1,2 fois supérieur à la proportion de citoyens américains souhaitant la même mesure.

A la vue de ce petit panorama des tendances idéologiques des Juifs américains, on comprend mieux pourquoi ces derniers votèrent massivement pour le candidat Joe Biden en 2020. 71% d’entre eux votèrent pour le candidat démocrate lors de l’élection de novembre passé, sûrement parce qu’il fut celui qui dans son programme promit de répondre à des attentes politiques, économiques et sociales qui sont chères à la communauté juive américaine en particulier, à l’instar d’une répartition plus juste des richesses, d’une protection plus accrue de l’Environnement et d’un capitalisme soft conscient des enjeux climatiques ; d’une politique entreprenante en matière d’égalité des hommes et des femmes (sociales et économiques) ; d’une reconnaissance et d’un appui aux aspirations des minorités ethniques et sexuelles. Plusieurs dossiers, sur lesquels Joe Biden s’est engagé durant la campagne présidentielle de 2020 et qu’il souhaite mettre en application dès sa prise de fonction.

Bien qu’Israël ne soit pas absent des préoccupations des Juifs américains, puisque 61% de la communauté juive américaine y témoigne un attachement plus ou moins fort (Pew Research Center, 2013), politiquement les Juifs américains semblent donc avoir davantage de préoccupation pour des sujets de politiques intérieures que ceux concernant la diplomatie américaine, en particulier ses relations avec l’Etat hébreux. Autrement dit la volonté d’un candidat d’avoir des relations très fortes avec Israël, ne semble pas être un motif suffisant pour que les Juifs américains lui accordent massivement leur soutien politique et de surcroît leurs voix électorales.

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à propos de l'auteur
Géographe de formation, Nathan porte de l'intérêt pour les sujets géopolitiques, de géographie culturelle et d'observation politique dans le contexte israélien, étasunien et français, en essayant de mêler les trois.
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