Les élections présidentielles en Tunisie

Les femmes tunisiennes regardent les affiches des candidates à la présidence dans la capitale, Tunis le 9 septembre 2019. La Tunisie a longtemps été considérée comme une pionnière des droits des femmes dans le monde arabe, mais à la veille des élections présidentielles, les femmes remettent en question cette réputation. Activistes passionnées, femmes laïques ou anciennes élues, de nombreuses femmes affirment ne pas attendre «grand chose» des sondages qui commencent avec le premier tour de scrutin le 15 septembre. Photo : Fethi Belaid / AFP
Les femmes tunisiennes regardent les affiches des candidates à la présidence dans la capitale, Tunis le 9 septembre 2019. La Tunisie a longtemps été considérée comme une pionnière des droits des femmes dans le monde arabe, mais à la veille des élections présidentielles, les femmes remettent en question cette réputation. Activistes passionnées, femmes laïques ou anciennes élues, de nombreuses femmes affirment ne pas attendre «grand chose» des sondages qui commencent avec le premier tour de scrutin le 15 septembre. Photo : Fethi Belaid / AFP

Les élections présidentielles anticipées en Tunisie auront lieu le 15 septembre 2019, suite au décès du premier président élu librement au suffrage universel direct, Béji Caïd Sebssi, le 25 juillet de la même année.

26 candidats se présentent aux élections ; cette multiplicité est une preuve de la vitalité de la démocratie dans le seul pays arabe, où le printemps de 2011 n’a débouché ni sur une guerre ni sur une dictature.

La conquête du palais de Carthage – la ville qui abrite le palais présidentiel – voit une multitude de candidats aussi variés que nombreux, allant d’un Premier ministre à un ministre, en passant par une femme, un homosexuel et un islamiste.

Les autorités ont décidé de soumettre les candidats à des débats présidentiels, comme en Europe, lesquels ont été diffusés sur 11 chaines de télévision et 20 radios. La fonctionnalité de ces débats est essentiellement d’ouvrir les yeux de l’électorat sur les projets et les intentions des candidats et l’aider à suivre ce qu’on appelle “le vote éclairé”.

Cependant, il faut signaler que le seul parti organisé est celui des islamistes, formés dans les prisons de Ben Ali – qui furent la meilleure université ; selon les sondages, le candidat islamiste apparaitrait au second tour.

En conclusion, disons que généralement on sait qui est le vainqueur, et dans ces élections on l’ignore.

 

à propos de l'auteur
Claude Sitbon est surnommé le “Tunisraélien”. Il est sociologue et ancien président de l’alliance française à Jérusalem et de l’association “Israël-France”
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