Les candidats aux élections législatives en Israël

Un drapeau français et israélien. Illustration (Crédit : Glenn Cloarec/Times of Israel)
Un drapeau français et israélien. Illustration (Crédit : Glenn Cloarec/Times of Israel)

Treize candidats briguent le siège de député de la 8ème circonscription des Français de l’Étranger. La circonscription couvre en plus d’Israël, l’Italie, la Grèce et la Turquie comme pays principaux. La plupart des candidats sont soit des illustres inconnus envoyés par leurs partis, soit des rêveurs qui pensent être élus. Parmi eux Meyer Habib fait figure de patriarche qui se représente les 5 et 19 juin 2022.

Les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Pour être élu au premier tour de scrutin, il faut recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés mais aussi un nombre de voix égal au quart des électeurs inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit. Seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent se maintenir au second tour ; les suivants doivent avoir atteint au moins 12,5% des électeurs inscrits ce qui est une gageure sachant que les électeurs sont très peu nombreux à voter dans cette circonscription.

Les élections présidentielles qui viennent d’avoir lieu ont été boudées. À Jérusalem, 1.951 votants pour 17.826 inscrits. A Tel Aviv 5.275 votants pour 48.494 inscrits. En Italie, 11.700 votants sur 35.113 inscrits. En Grèce 2.140 votants pour 8.129 inscrits. En Turquie sur 7.623 inscrits seulement 1.792 votants. En résumé, aux élections présidentielles, 22.858 Français ont voté pour les présidentielles sur 117.185 inscrits soit à peine 19%. Pour les élections législatives, les Français se déplacent moins. Par comparaison, en 2017, 14.201 Français (11.7%) ont voté sur 121.386 inscrits. Meyer Habib a alors été élu avec 7.998 voix (57,86%) contre 5.825 voix (42,14%) à Madame Drory.

Sauf miracle, nous devrions avoir aux élections législatives sensiblement la même participation, voire plus faible en raison de la réduction des bureaux puisque les électeurs d’Ashdod ne peuvent pas voter dans leur ville.

Treize candidats, dont 8 femmes, se présentent à la députation, tous pratiquement inconnus du grand public, à l’exception de Meyer Habib.

1/ ABISROR De LIEME Déborah : LREM et Renaissance

2/ CARBONNE Marie Françoise

3/ COLLET Florence

4/ EZABADI Milad ; PS et Union centriste écologique

5/ GARSON José : Centriste, militant de Horizons

6/ HABIB Meyer : UDI

7/ HERTZ Léa Agathe

8/ LEHMANN Hélène

9/ PICOT Florian

10/ RIVOLET Isabelle : France insoumise

11/ SERBAT Margaux : radicaux de gauche

12/ SIKSIK Serge : Reconquête

13/ TOUITOU Rachel : Parti animaliste

L’éclatement des voix rend incertain le scrutin. La campagne sera très courte pour que les inconnus émergent. Le sortant reste donc favorable, face à des candidats qui doivent labourer quatre pays dans un espace de temps limité et cela d’autant plus que les partis français sont peu implantés à l’étranger, en particulier en Israël.

à propos de l'auteur
Jacques BENILLOUCHE, installé en Israël depuis 2007, a collaboré au Jerusalem Post en français, à l'Impact puis à Guysen-Tv. Journaliste indépendant, il collabore avec des médias francophones, Slate.fr, radio Judaïques-FM à Paris, radio Kol-Aviv Toulouse. Jacques Benillouche anime, depuis juin 2010, le site Temps et Contretemps qui publie des analyses concernant Israël, le judaïsme, la politique franco-israélienne et le Proche-Orient sur la base d'articles exclusifs.
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