Le judaïsme : révélateur d’idéologies fallacieuses

Photo d'illustration - Domaine public
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Ces derniers temps, des personnalités de gauche en France et plus généralement la plupart des politiciens dits « libéraux » en Amérique du Nord et au Royaume-Uni ont une conception assez surprenante de l’identité physique… ou raciale.

Cela commence suite aux travaux de Joan Scott et continue jusqu’aujourd’hui avec Judith Butler qui sont deux figures principales de ce courant idéologique. Ce courant que l’on dénomme comme « essentialisant » l’identité et principalement la « race » et le genre.

Fini de l’Homme universel… ou de l’humain. Fini l’expression « nous avons tous le même sang qui coule dans nos veines », désormais le genre et l’identité sociale donnent à certains des privilèges et à d’autres des présomptions de culpabilité.

Cette pensée venue des pays anglo-saxons est un renouvellement inespéré de l’idéologie marxiste. Ces penseurs reprennent alors les logiques de domination et les replacent dans le contexte social actuel. Le capitalisme reste, les ouvriers changent. Dorénavant ils ne sont plus uniquement soumis aux patrons bourgeois mais ils se sont « racialisés » en s’assignant une identité particulière. Tout comme les bourgeois.

Les patrons, les bourgeois, les dominants sont alors décrit comme « blanc », « hétérosexuels » (ou encore « cis-genre »), et « mâle » (à noter l’utilisation péjorative de la masculinité réduite à l’animalité). Les dominés quant à eux sont soit des femmes, soit des noirs, soit des arabes, soit des homosexuels, etc. Les opprimés.

On peut ajouter à ces données l’histoire coloniale des pays européen dans les discours de ces penseurs. Ce point particulier de l’histoire est une pièce charnière tant comme preuve mais également comme bouclier pour eux. Comme preuve afin de démontrer que les « hommes blancs » ont dominé ces dits pays durant des décennies et y ont commis les pires crimes (les européens à la tête des pays occidentaux de jadis) et comme rempart puisque ces pays occidentaux n’ayant pas suffisamment « racheté » leurs fautes. Ainsi ces pays ne sortent alors pas de la culpabilité que fût la leur mais dont beaucoup se sont racheté du mieux qu’ils puissent.

Ainsi des « personnalités » ou du moins des personnes ayant acquis une certaine notoriété commencent à débouler sur les plateaux télévisés et bien évidemment sur les réseaux sociaux en déversant leurs idées préconçues tellement alléchante pour leur clientèle. Quoi de mieux que pour certains de blâmer la « situation » plutôt que leurs choix ? Sartre a déjà tranché sur cette question …

Ces « racialistes » (ceux qui essentialise la race comme une identité) ont quelques objectifs dont celui de s’emparer de la « domination » (en soit du pouvoir) aux mains des dits « blancs » pour la répartir entre les minorités dites racisées (les autres). Bien loin de l’universalisme de l’Homme, nous nous retrouvons alors dans un contexte violent, révolutionnaire et marxiste.

Et nous savons tous comment le marxisme extrémiste s’est transformer en près de 85 millions de morts et en un conformisme idéologique nauséabond, servent à des buts politiques répressifs. Sommes-nous seulement prêt à laisser des personnes comme Rokhaya Diallo, Houria Bouteldja, certaines personnes affilié également à Jean Luc Melenchon et d’autres s’accaparer ainsi de combat contre le racisme à des fins clientélaire ?

Mais quid des juifs dans ce contexte particulier ? Font-ils parti des minorités ? Là est le vice… le juif n’est que rarement considéré comme un groupe pour ces idéologues (sauf quant on vient à parler des Israéliens).

Les juifs blanc sont alors des dominants comme d’autres puisque ayant réussi à s’intégrer dans la société européenne. Il est vrai que 6 millions de morts sont un bel exemples de réussite d’intégration. Les juifs de « couleur » sont plus ou moins identifié aux « blanc » également, eux aussi ont « réussi » leur intégration suite à leurs expulsions automatiques des pays arabes mais bien trop sionistes pour eux. C’est pourquoi la judaïcité est un excellent marqueur d’idéologie fallacieuse.

En considérant les juifs comme une catégorie à part (cf. « Les blancs, les juifs et nous » d’H. Bouteldja), on en vient affirmer tous les stéréotypes antisémites véhiculés tant dans le monde occidental, qu’oriental, tant au travers de la chrétienté que de l’islam. Ces pseudo anti-racistes n’ont cure d’une frange entière de la population qu’elle soit blanche ou non. Ils ne servent alors que leurs intérêts politiques en promettant la libération d’une partie des Hommes au détriment d’une autres partie en prenant en compte des crimes qu’ils n’ont eux même pas commis.

Ces idéologues et ces profiteurs d’un jour souhaitant uniquement l’implosion de la société puisqu’il est plus aisé de prendre le pouvoir au sein de divisions durables dans une société fracturée.

Alors que l’histoire juive a maintes fois prouvé l’importance de chaque vie humaine et de l’unité d’un peuple humain, certains régressent comme naguère dans les années 30 en remplaçant les aryens des nazis par des identités genrées et racées ! « Racialiser » un débat n’est pas leur rendre honneur mais faire tomber l’Homme au milieu de ses pires instincts, au nom d’un retour vers la « pureté » de tel ou tel « race » ou « genre ».

Malheureusement la mode est à l’écoute de ces idées communautaires anglo-saxonnes qui n’ont à faire de l’universalisme du genre humain. En laissant couler ce genre d’idée, d’ici quelques années peut être que certains refuseront lors d’une transfusion du sang de « blanc », de « juifs » ou « d’hétérosexuel » ?

Il est désormais notre devoir en tant que juif et en tant qu’être humain doué d’intelligence de combattre ces idées porteuses d’une haine de l’autre sans borne en raison d’une quelques « identité » de race ou de revendiquant comme tel. Ils imposent leurs situations comme inchangeable alors que le propre de l’espèce humaine est celui d’avoir le choix. A nous de faire le notre.

à propos de l'auteur
Âgé de 24 ans, Hillel Portugais - de Almeida est diplômé en Science Politique à l’Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne. Actuellement étudiant au sein d’IDC Herzliya en Sécurité Intérieure, Contre Terrorisme et Cyber-Sécurité, il ne cesse d’exprimer un point de vue distinct sur les sujets d’actualité
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