Le Hamas et le tonnerre souhaitent la nouvelle année 2022 à Israël

Explosion au large de Tel Aviv, le 1er janvier 2022 (Capture d'écran/Télégramme)
Explosion au large de Tel Aviv, le 1er janvier 2022 (Capture d'écran/Télégramme)

Il y a des soirs de réveillon en France par exemple, où l’on brûle près de mille véhicules, dans d’autres pays, des émeutes et des casseurs volent, détruisent. Une sorte de cérémonial des masses dites défavorisées et qui expriment leur frustration contre la société ambiante, les forces de police et les symboles nationaux. Une triste réalité à laquelle se sont habitués nombre de pays, surtout en Europe occidentale.

Cette violence est connue, presque attendue et en fin de compte au niveau national de ces États, presque acceptée comme étant un « by-Product » du passage à la nouvelle année chrétienne.

Le premier janvier 2022 à sept heures du matin, les oiseaux commençaient à piailler et à siffloter, il y avait en ce matin d’hiver à Tel-Aviv comme d’ailleurs dans tout le reste du pays, une atmosphère de shabbat et à la fois ce sentiment agréable et étrange du passage à la nouvelle année qui rend la journée un peu différente. Et là, tout à coup, deux très fortes explosions retentissent. Deux missiles de longue portée du Hamas ou du Jihad Islamique ont explosé en mer, pas très loin de la côte de Tel-Aviv.

Le premier jour de l’année, sept heures après minuit, les terroristes des groupes salafistes, affiliés à l’Iran et à d’autres organisations terroristes et mafieuses comme le Hezbollah tirent vers le territoire israélien deux missiles.

Après vérifications et enquêtes des forces de sécurité israéliennes, il s’est avéré effectivement que les organisations terroristes avaient bien tiré deux missiles, mais de manière involontaire. Selon des responsables des groupes terroristes à Gaza, le tonnerre la météorologie seraient les responsables, les instigateurs de cette salve matinale contre Israël.

Ce n’était pas la première fois que des tirs vers Israël avaient reçu une explication météorologique, quasi « divine » : ce n’est pas nous monsieur, c’est le tonnerre…
La dernière fois, des missiles étaient tirés vers le centre du pays, cette fois, en ce tout début d’année civile 2022, le tonnerre a bon dos, comme si ces champions de l’islamisme intégriste le plus violent accordaient à Dame Nature le rôle d’allié contre Israël.

Malgré les efforts importants et toujours constructifs des services égyptiens qui ont tenté d’éviter des représailles sérieuses du côté israélien, les forces de Tsahal et plus particulièrement les jets et hélicoptères de combat de type Apache, ont frappé des cibles militaires du Hamas et du Jihad islamique, en évitant d’impliquer des civils dans les représailles. Cette action avait d’ailleurs été précédée par des annonces à la population civile d’évacuer les zones ciblées.

Depuis ce début d’année 2022, le Hamas et le Jihad menacent Israël, rien de nouveau, sauf le fait qu’il est fort possible, comme le dit le Ministre israélien des Affaires Étrangères, que se concocte malgré tout un accord avec l’Iran à Vienne sur le nucléaire. Les américains le souhaitent et y travaillent très sérieusement. Un tel accord donnerait à l’Iran une dynamique nouvelle et une influence renforcée dans toute la région. Il est plus que probable, qu’une Iran signataire d’un nouvel accord sur le nucléaire, avec certainement une levée de nombreuses sanctions, permettrai au régime des Mollah d’injecter des milliards vers le Hamas et le Hezbollah.

Au-delà du problème Iran Hamas, il faut s’attendre en 2022 à ce que les instances internationales des Nations-Unies, de la Cour Pénale Internationale de Justice passent à la vitesse supérieure contre Israël.

Si l’Iran n’est plus un problème, si la Corée du Nord n’est plus un problème, si la Chine n’est plus un problème, si le Yémen et le Soudan ne sont plus des problèmes, si le coronavirus est en phase d’être traité comme une maladie comme les autres, alors il faut s’occuper d’Israël.

Toujours selon Yair Lapid, le ministre des Affaires Étrangères israélien, des institutions internationales essayeront d’accuser Israël d’être un état d’apartheid et des sanctions dans le domaine du sport, le football et la culture sont à attendre.

2022 a commencé ici par un tir « magique « de missiles vers Israël, en Europe ce sont des voitures incendiées et attaques contre des policiers, qui ont ouvert cette belle et nouvelle année. Dans toute cette violence, physique et verbale, ici et là-bas, sur fond d’une pandémie qui n’en finit pas, de variants aux noms étranges, l’antisémitisme et la délégitimation d’Israël vont de nouveau faire partie de notre bonne vieille Terre.

Elle ne tourne pas très rond depuis quelques temps et il va falloir être fort, vigilant et prêt à faire face à tous ceux qui pensent et qui croient qu’Israël est le problème et la raison du problème.

Quand on continue à négocier à Vienne, avec un pays dont le Président proclame ouvertement qu’il veut venger la mort du chef terroriste Qassem Soleimani, à moins que Donald Trump et Mike Pompeo soient jugés dans une Cour de Justice, alors on peut se poser beaucoup de questions, à moins que ce ne soit, là aussi, l’influence du tonnerre.

à propos de l'auteur
Colonel de reserve de Tsahal. Ecrivain, analyste sécuritaire politique et militaire
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