Le diable s’habille en pravda

Photo d'illustration : Une femme se tenant debout avec une fermeture éclair symbolique sur la  bouche et une pancarte identifiant certains des otages enlevés par des terroristes palestiniens lors de l'attaque du 7 octobre, lors d'une veillée exigeant leur retour, devant la Knesset à Jérusalem, le 7 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Photo d'illustration : Une femme se tenant debout avec une fermeture éclair symbolique sur la bouche et une pancarte identifiant certains des otages enlevés par des terroristes palestiniens lors de l'attaque du 7 octobre, lors d'une veillée exigeant leur retour, devant la Knesset à Jérusalem, le 7 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Les tortionnaires du Hamas devenus humanitaires spécialistes en désinformation.

Les médias nous abreuvent d’images décrivant les terroristes du Hamas en train de s’afférer auprès des otages avec précaution. Ce serait occulter que ce sont les mêmes qui les ont sortis de leur domicile et les ont enlevés de leur pays pour les conduire en captivité. Ce serait grave d’occulter que ce sont ceux-la-même, ou leurs complices terroristes qui ont martyrisé, supplicié les frères et sœurs des otages israéliens.

Ce double jeu hypocrite indécent est à la limite du supportable sur les médias. D’autant qu’il apparaît désormais que les otages ont été soumis à des maltraitances physiques et à des régimes de terreur psychologique relevant du crime de droit commun. Les listes d’otages dont les noms sont révélés au  dernier moment, les changements de décision sont assimilables à de la torture criminelle.

Le sadisme avec lequel le Hamas joue sur l’éthique israélienne attachée au sauvetage de la vie est un défi à l’humanité et aux démocraties. Cette séquence de libération des otages est la réactualisation de la souffrance occasionnée le 7 octobre. C’est une réplique du séisme subi le 7 octobre par les Israéliens.

On espérait dans le secret revoir les enfants, les femmes, les personnes âgées, après une captivité dont on ne connaissait pas les moindres signes de vie. Les ONG n’ont pas rempli leur rôle fondamental de s’assurer de la survie des otages israéliens. Ce qui est la norme en la matière. On priait dans le silence et l’impossibilité d’agir. La souffrance de l’incertitude qui s’en est suivie a causé des dommages considérables sur toutes les familles et sur tout un peuple en attente. Il fallait penser aux défunts et résister à associer les absents à une mort éventuelle.

51 jours de supplice psychologique.

Et puis on annonce qu’une trêve sera associée à une libération d’otages. Seulement, ce sera au coup par coup, et selon des listes décidées uniquement par les “humanitaires tortionnaires”, au dernier moment. Au fil des annonces et d’une distillation de l’espoir interrompu par des séquences de désespoir, les terroristes épuisent les ressorts de survie de tout un peuple accroché à l’idée de revoir ses êtres chers un jour.

Le Hamas espère par la libération des otages se doter hypocritement des atouts de la respectabilité, faisant oublier le crime antérieur, mais il ne trompe personne à l’exception des complices silencieux.

Tout le monde sait que ces criminels sont dos au mur après la déflagration que Tsahal leur a infligée et c’est la raison essentielle de leur souhait de libérer les otages pour obtenir un cessez-le-feu inespéré.

Les Israéliens attendent la libération du dernier otage pour entamer des procédures internationales dénonçant des criminels les plus cruels jamais répertoriés.

à propos de l'auteur
Docteur en médecine, Gilbert est aussi médecin du travail, acupuncteur, homéopathe ainsi qu'enseignant de neurophysiologie.
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