Le détournement de l’aide humanitaire des séquestrés sahraouis marocains mis à nu par Eutoday

Du jamais vu, entendu ou lu dans les arcanes de l’Union Européenne, le régime algérien et sa progéniture polisarienne se retrouvent, une nouvelle fois, au coeur d’une affaire de détournement de l’aide humanitaire, destinée aux camps de Tindouf, par l’Algérie et le polisario.

En effet, suite à une interview, réalisée avec Walter Grupp, Directeur du bureau de Bruxelles de l’Association de Défense du Contribuable Européen (Taxepayer’s Association of Europe) et publiée par le site d’information européen « Eurotoday.net », il est révèlé que rien n’a été fait depuis le rapport de l’OLAF en 2015 sur cette question.

Nul n’est en droit de douter, un instant, que le chiffre exact des réfugiés sans les camps de la mort de Tindouf, soi-disant sous contrôle polisarien, dans l’Ouest algérien, soit, jusqu’à ce jour, 17 juillet 2020, inconnu et que les autorités algériennes interdisent à l’Union Européenne de dépêcher une mission pour évaluer la situation et ce, alors même que l’Algérie perçoit une taxe de 5 % sur les aides envoyées via le port d’Oran.

Cependant, cette question de détournement de l’aide humanitaire européenne à destination des sahraouis marocains embastillés dans les camps de la honte de Tindouf ne semble pas intéresser une certaine personne au sein des institutions européennes et c’est pourquoi, il est devenu plus qu’urgent de protéger l’argent du contribuable européen en diligentant une enquête sur cette affaire.

Pour Eutoday, il est important de défendre les intérêts des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf, car elles sont très vulnérables, privées d’eau potable et d’électricité, vivent dans des tentes dans des conditions déplorables et doivent subir en permanence la cupidité des dirigeants du polisario qui s’enrichissent davantage de leur misère.

Eutoday s’est également entretenu avec l’eurodéputé bulgare Ilhan Kyuchyuk, qui a récemment soulevé la question du détournement de l’aide humanitaire auprès de la Commission Européenne, lequel a déclaré que « Le Parlement Européen suit de près la situation sur le terrain et prend des mesures lorsque cela est nécessaire. L’argent du contribuable européen doit être dépensé correctement et nous ne devons pas fermer les yeux lorsqu’il y a un tel détournement de fonds »,

Quant à L’Association de Défense du Contribuable Européen (Taxpayer’s Association of Europe), elle a appelé l’Union Européenne à mener une enquête approfondie sur la poursuite du détournement de l’aide humanitaire, destinée aux camps des embastillés sahraouis marocains de Tindouf, par l’Algérie et le polisario.

Aussi, des députés européens viennent de déclencher le mécanisme de saisine officielle du Parlement Européen au sujet du détournement de l’aide humanitaire destinée aux populations séquestrées à Tindouf. Un projet de résolution a été déposé, le 09 juillet 2020, dénonçant la poursuite de cette fraude et appelant à un audit de l’aide européenne.

A ce sujet, les Commissions de Contrôle Budgétaire et de Développement du Parlement Européen sont toutes deux activement impliquées dans l’enquête sur le cas de détournement des aides humanitaires dans les camps de réfugiés sahraouis marocains de Tindouf, dans le Sud de l’Algérie, comme l’a rapporté EUtoday début juillet 2020.

Après avoir été largement à l’origine du tollé suscité au Parlement autour du thème du détournement de l’aide humanitaire européenne, nous revenons aujourd’hui, à travers cet article, pour partager avec nos lecteurs les derniers développements à ce sujet.

L’Eurodéputé français Nicolas Bay, Vice-Président du groupe «Identité et Démocratie » du Parlement, a publié très récemment une déclaration accablante dans laquelle il évoque la question de l’enquête 2003-07 sur l’affaire OLAF, le bureau anti-fraude de l’UE.

Sa collègue, Dominique Bilde, prenant la parole lors d’une audition de la Commission du Développement du Parlement afin de confronter le Commissaire européen Janez Lenarčič, en charge de l’aide humanitaire, a appelé à une enquête rapide et déclaré qu’une partie de l’aide humanitaire serait vendue pour aider à acheter du matériel militaire, des chars et des missiles, et le nombre de réfugiés serait considérablement surestimé afin de capter plus de subventions.

Ce à quoi, le Commissaire Lenarčič a confirmé « qu’il existe souvent des doutes sur les chiffres réels dans les zones auxquelles nous ne pouvons pas accéder ». L’Algérie et le polisario refusent systématiquement tout recensement de la population, malgré les appels multiples d’organisations internationales telles que l’ONU et le HCR.

Aussi, Madame Dominique Bilde, avec l’Eurodéputé allemand Bernhard Zimniok et Gianna Gancia d’Italie, les deux membres de la Commission du Développement du Parlement, a déposé, le 09 juillet 2020 une proposition de résolution sur la question qui :

Demande à l’Union européenne de coopérer avec les Nations-Unies pour superviser un recensement des réfugiés des camps de Tindouf en collaboration avec les autorités compétentes en Algérie,

Demande à l’Union européenne de contrôler l’utilisation de l’aide humanitaire européenne par le Polisario depuis 2015.

Il s’agit aussi de défendre les intérêts des séquestrés de Tindouf, « ces personnes très vulnérables, en plus d’être privées d’eau potable et d’électricité et de vivre dans des tentes dans des conditions déplorables, doivent subir la cupidité des dirigeants du polisario qui s’enrichissent davantage de leur misère », a t’elle affirmé.

Il convient de répéter que le polisario a été fondé par les autorités algériennes comme une organisation marxiste-léniniste, même si elle prétend avoir maintenant adopté l’économie de marché libre, et qui, comme en témoigne un rapport de la CIA de 1983, a reçu du matériel militaire de Cuba et de l’Union Soviétique.

à propos de l'auteur
Farid est marocain, spécialiste en sciences politiques, Relations Internationales et Economie Politique
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