Le décès de Leila Shahid a donné lieu à des panégyriques parfois dithyrambiques
Le décès de Leila Shahid, ex-représentante de l’OLP à Paris puis à Bruxelles, a donné lieu, même de la part de personnalités considérées comme rationnelles et circonspectes, à des panégyriques parfois dithyrambiques décrivant la militante du Fatah comme un ange de la paix et de la coexistence avec Israël.
En ce qui me concerne, je garde un autre souvenir de Leila Shahid : chargé du côté israélien de la négociation du projet de l’Union de la Méditerranée initié par le président Nicolas Sarkozy, je participais aux nombreuses réunions, de novembre 2007 à novembre 2008, à Bruxelles ou dans diverses autres villes européennes, de la commission préparatoire de l’Union. Leila Shahid, alors représentante auprès de l’Union européenne, dirigeait la délégation palestinienne.
Chaque réunion s’ouvrait par un tour d’horizon des derniers développements au Moyen-Orient, un prétexte à la fieffée propagandiste qu’elle était de provoquer une violente diatribe à l’égard d’Israël, nous accusant plus ou moins de tous les maux de la terre.
Il allait de soi que je ne manquais pas de lui rétorquer point par point comme il se devait et cette première partie de la réunion virait à chaque fois immanquablement à un échange farouche de 20 à 30 minutes entre elle et moi tandis que les représentants des pays membres de l’UE et des pays riverains de la Méditerranée participants réunis autour de la vaste table de conférence restaient muets le regard collé au plafond ou plongé dans leurs dossiers.
Pour Leila Shahid, ce beau projet d’Union de la Méditerranée n’était hélas rien d’autre qu’un forum de plus pour promouvoir la propagande du Fatah…

