L’avenir du leadership et de la gestion

Le monde est devenu très intense et transitoire. Aujourd’hui, on peut être à plusieurs endroits du monde à la fois, faire des affaires dans différents continents, de n’importe où et à n’importe quel moment qui vous convient.

Ce n’est plus un cliché de dire que le monde est devenu un village global. Il suffit de penser qu’autrefois, un messager devait conserver son message pendant six mois, voire un an, jusqu’à ce qu’il arrive à destination.

Cette tendance se manifeste à travers une série d’événements au cours de la dernière décennie, le plus récent étant le coronavirus, qui nous apprend beaucoup sur l’avenir.

La nature transitoire de notre monde met en évidence deux choses que nous pouvons apprendre de notre état actuel, sur la façon d’avancer vers un meilleur avenir :

  1. Que nous sommes dépendants les uns des autres.
  2. Le rejet que nous ressentons les uns envers les autres.

En ce qui concerne la première partie, nous pouvons voir très clairement comment l’apparition d’une maladie virale ou l’éruption de volcans et de tsunamis influencent le monde entier. Cela se répercute sur les prix, les articles qui manquent sur le marché, la forte baisse des devises, de fortes fluctuations de la bourse, et bien d’autres répercussions de grande ampleur. Il faudra peut-être quelques mois pour que nous puissions voir l’impact complet de cette dernière catastrophe.

En ce qui concerne la deuxième partie, bien que nous reconnaissions notre interdépendance et que nous souhaitions tout organiser dans l’intérêt commun, nous ne pouvons pas faire grand-chose. Nous en avons le désir, mais il nous manque un moyen d’agir.

D’une part, l’humanité entière a évolué jusqu’à ce point. Tout a conduit à ce que nous reconnaissions cette contradiction qui existe entre nous, et que nous saisissions en quoi elle est un obstacle très réel sur le chemin devant nous. D’autre part, le monde se dirige vers une nouvelle étape où ce sont précisément ces lacunes qui nous conduiront à nous renouveler et à nous sentir à nouveau complets. Pour les besoins de cet article, nous utiliserons les termes d’ancien monde et de nouveau monde.

Dans l’ancien monde, nous avons réussi à combler les écarts en manipulant l’ego qui ne cessait de se réinventer à chaque période de transition. Il savait comment vendre le rêve à la génération suivante, pour qu’elle sente qu’elle a quelque chose à quoi aspirer et qu’elle continue la chaîne.

Cela se ressent dans la réalité commerciale actuelle, même si nous ne l’admettons pas. Aujourd’hui, même un énorme salaire ne suffit pas pour attirer les meilleurs talents. Il devient de plus en plus difficile de recruter et de retenir des candidats de grande qualité.

Il existe des écarts de culture et de mentalité dans les entreprises mondiales, et plus encore. Ce serait le bon moment pour réaliser que le véritable enjeu n’est plus les produits et la technologie, mais plutôt la manière de trouver le parfait équilibre entre les affaires commerciales et sociales.

Dans quel but ? Seulement pour nous encourager à penser de manière plus innovante au leadership et à la gestion dans le nouveau monde. Nous devrons collaborer pour cela, et voir comment nous préparer pour cette nouvelle étape.

Nous devons comprendre que pour nous adapter au nouveau monde, il n’y a pas besoin de budgets spéciaux, ni de grands changements technologiques ou infrastructurels. Il s’agit de générer un changement d’attitude – principalement dans tout ce qui concerne l’enrichissement de nos relations et de notre façon de communiquer. À partir du moment où nous formerons une vague de liens entre les aspects commerciaux et sociaux, la prochaine génération saura progresser par elle-même.

Le leader de l’analyse mobile AppsFlyer en est un bon exemple, il réunit toute son équipe mondiale une fois par an à son siège en Israël pour des formations et des activités sociales.

Ils créent de nombreuses occasions de rassembler les gens tout au long de l’année, que ce soit pour aider de bonnes causes dans certaines régions, pour des formations locales dans leurs bureaux du monde entier, pour de grandes conférences qu’ils organisent pour leurs clients et partenaires, pour leur programme mondial d’échange d’employés, pour l’organisation d’événements spéciaux pour les survivants de l’Holocauste et les groupes sous-représentés, pour le soutien de l’augmentation du nombre de programmeuses et de femmes dirigeantes et pour des programmes éducatifs passionnants destinés à initier les enfants au monde de la technologie.

Tout cela indique une grande volonté de changer et d’instaurer le plus rapidement possible un lieu de travail plus équilibré.

à propos de l'auteur
Josia fait son aliya du Canada à l'âge de 12 ans à bord d'un voilier Cape Dory de 28 pieds. Elle aime partager tout ce qu'Israël a de bon à offrir au monde. Josia est titulaire d'un BA en relations internationales et sciences politiques. Elle fut la deuxième instructrice de tireurs d'élite de Tsahal et est consultante en marketing ainsi que rédactrice.
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