La vision américaine est optimale et son soutien à l’Etat juif sans précédent

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'État américain Mike Pompeo prononcant des déclarations conjointes à la résidence du Premier ministre à Jérusalem le 20 mars 2019. Photo de Hadas Parush / Flash90
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'État américain Mike Pompeo prononcant des déclarations conjointes à la résidence du Premier ministre à Jérusalem le 20 mars 2019. Photo de Hadas Parush / Flash90

Au moment où le président Donald Trump est profondément plongé dans les dossiers des affaires courantes, se bat contre sa destitution et brigue un nouveau mandat présidentiel, dans le cadre d’une campagne des plus houleuses qu’ait connue les Etats-Unis, le Secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, poursuit sans relâche la défense de la position israélienne, et prouve ainsi son amitié sincère à l’égard de l’Etat d’Israël et du peuple juif.

Cet ancien chef de la puissante CIA est bien connu pour ses positions intransigeantes à l’égard de l’Iran et son combat contre le fléau du terrorisme islamique. Le diplomate-faucon de l’administration américaine tient sur ces dossiers un langage franc et direct. Lors de sa récente rencontre avec Nétanyahou à Lisbonne, il a réaffirmé son soutien à la sécurité d’Israël et son droit à se défendre librement contre toute attaque en provenance du Hamas ou du Hezbollah.

D’ailleurs, depuis que le Président Trump est entré à la Maison Blanche, nous n’avons entendu aucune critique ou condamnation contre la politique de Nétanyahou, comme ce fut le cas durant les huit années de l’administration Obama.

Bien au contraire, le président Trump a fait plusieurs gestes importants et a pris une série de décisions qui renforcent la position d’Israël, notamment celles de déplacer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, de reconnaître la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan et de fermer la mission palestinienne à Washington. Sans parler des prises de positions courageuses contre des votes et des résolutions anti-israéliennes à l’ONU et au sein de ses organismes, dont l’UNESCO.

Concernant les implantations, nous constatons aussi un changement dans la forme et sur le fond par rapport à la position de la communauté internationale, particulièrement de l’Europe, qui n’a pas varié depuis juin 1967. 

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a fustigé 106 élus démocrates qui lui ont écrit pour critiquer sa récente déclaration concernant le statut juridique des implantations de Cisjordanie. Il a réfuté que sa déclaration avait « gravement compromis les perspectives de paix et compromis la sécurité des États-Unis, d’Israël et du peuple palestinien ». Dans une missive aux membres du Congrès, Pompeo a qualifié leurs craintes de « stupides » et accusé l’ancien président Barack Obama d’avoir trahi l’Etat juif.

Il a répété qu’il était erroné de considérer les implantations israéliennes comme n’ayant aucune justification légale en Droit international. Il a expliqué qu’il existe d’autres mécanismes pour résoudre le problème, notamment le règlement politique qui doit être finalement atteint. Il a précisé que la décision avait été annoncée après un processus long et méticuleux et qu’elle visait principalement à rendre le processus de paix à long terme plus viable et moins légaliste.

La vision américaine est donc de fournir une Feuille de route pour une conversation efficace afin de parvenir finalement à ce qui est dans l’intérêt de tous, la solution négociable et pacifique de cet interminable conflit.

Dans la même veine, Pompeo a rejeté catégoriquement la décision de la procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, d’ouvrir une enquête complète sur d’éventuels crimes de guerre dans les Territoires, en Cisjordanie, à Gaza et Jérusalem. Une décision absurde prise par certains pays qui bafouent quotidiennement les droits de l’Homme et les conventions internationales.

En fait, il s’agit d’une manipulation purement politique puisque la décision des Palestiniens en 2015 de rejoindre le statut de Rome (le traité de 1998 qui a fondé la CPI) ne répond pas, ni ne peut remplacer, l’épreuve essentielle « exigeant que toute juridiction criminelle soit déléguée à un tribunal par un Etat souverain d’un territoire défini ». Or, la Palestine n’est qu’un Etat virtuel et donc n’existe pas sur le plan du Droit international.

Contrairement à l’Europe, et en particulier à la France qui depuis 1967 exige un retrait de tous les Territoires, y compris de Jérusalem-Est, et qui n’a jamais fait un geste amical réconfortant pour la cause de l’Etat juif, nous constatons que la position américaine à l’égard d’Israël est constante, claire, amicale et sans doute la meilleure que nous pouvons espérer. Elle ne change pas en fonction de pressions du monde arabo-musulman, ni sur des avantages économiques mercantiles, ou selon l’humeur du jour.

Dans ce contexte, chaque gouvernement israélien qui sera élu après les élections devrait sauvegarder précieusement tous les atouts des excellentes relations que nous entretenons avec notre seul allié fidèle, les Etats-Unis d’Amérique.

Cet article a été publié le 22 décembre 2019 sur le site http://jcpa-lecape.org/

à propos de l'auteur
Ancien ambassadeur d'Israël. Journaliste-Ecrivain. Fondateur et directeur du CAPE de Jérusalem. Auteur de 25 ouvrages sur le conflit Israelo-arabe et sur la politique française au Moyen-Orient ainsi que des portraits-biographiques de Shimon Pérès, Ariel Sharon et Benjamin Netanyahou.
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