La vertu de la « patience » dans le Judaïsme

Comme il est dit dans pirkeï-Avot que « toute controverse qui a pour but de promouvoir le Nom divin finira par perdurer… »

Dans le judaïsme, nous trouvons des événements où nos ancêtres se trouvent confrontés à la question de patience et où l’Espérance tarde à venir. Mais s’armer de patience, c’est savoir supporter le poids du temps. Plus l’homme a cette faculté de patience, plus il pourra braver les défis de la vie !

– D’Abraham, à qui D.ieu promet une terre et une descendance : sa patience est illimitée car il place sa confiance en D.ieu même si son cheminement sera long et parsemé d’embûches. Rien ne peut altérer sa patience.

– De Jacob qui, amoureux de Rachel ne se résigne pas pour la conquérir, accepte les conditions que Laban son beau-père lui impose. Il travaillera sept années supplémentaires pour enfin se marier avec la femme qu’il aime, Rachel.

La patience permet aussi aux situations les plus opaques ou confuses d’être éclairées et mûries par le temps. Les conflits, les tensions, les incompréhensions peuvent avec une gestion patiente du temps, pacifier les relations humaines.

Le livre de l’Exode nous relate ainsi l’épisode du veau d’or. Cette faute, la plus importante jamais commise par nos ancêtres, trouve son origine dans le manque de patience.

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Guershon Nduwa est le président de la communauté juive noire de France.
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