La Société des Nations

L’autodétermination des peuples est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose ou devrait disposer du choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère.

L’exercice de ce droit est en général lié à l’existence d’un Etat spécifique au peuple en question, Etat dont la pleine souveraineté est souvent envisagée comme la manifestation de la plénitude de ce droit.

Il fut proclamé il y un peu plus de cent ans pendant la Première Guerre mondiale, et réaffirmé après la deuxième guerre mondiale. Même si ce principe ne définit pas avec précision ce qu’est un peuple, sachant qu’une nation peut avoir plusieurs ethnies ou peuples en son sein, il n’en demeure pas moins qu’il a conduit à la création de la plupart des nations aujourd’hui membres de l’Organisation des Nations Unies – l’ONU – qui compte 193 pays, soit près de 200 nations, alors qu’elle n’en comptait que 51 lors de sa création le 26 juin 1945.

Ces nations qui regroupent très souvent plusieurs ethnies ou peuples en leur sein, doivent promouvoir leur émancipation, protéger tout en œuvrant pour leur bien-être et leur unité. Elles doivent œuvrer à l’instauration d’un climat de paix et de sécurité indispensable à leur développement inclusif. Un développement pour l’intérêt général de leur peuple, de tout le peuple et non pas seulement de telle ou telle ethnie, ou de tel ou tel groupe de prédateurs.

Ce principe établit les relations entre les nations, et donc entre les peuples, à savoir « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes », selon l’article 1, alinéa 2 de la charte des Nations Unies.

Même si les relations entre les nations n’ont pas toujours été des plus cordiales au cours de ces cent ans, tant elles ont été marquées par des guerres (deux guerres mondiales, la guerre froide, guerres entre nations etc..), des conflits locaux, et des génocides, force est de constater que notre monde s’achemine vers des nations de plus en plus en paix les unes avec les autres, aidées par des organisations sous-régionales qui leur permettent de construire cette paix. Nous savons cependant que beaucoup reste à faire.

Ainsi donc, nous sommes aujourd’hui à l’époque des nations et l’on peut dire que l’époque des grands empires est désormais révolue. Des nations libres et indépendantes qui doivent se construire souverainement. Mais, elles ne peuvent le faire toutes seules dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui. Car, elles n’ont pas toutes la même taille, la même puissance, elles ne sont pas au même niveau d’avancement, elles ne sont pas non plus toutes dans le même espace géographique.

Leurs besoins ne se présentent pas tous toujours dans les mêmes termes et dans le même ordre de priorité, mais elles peuvent faire face aux mêmes difficultés et menaces. Elles ont donc besoin de se rallier à d’autres nations autour d’intérêts solidaires, dans des alliances et des partenariats qu’elles choisissent librement en fonction de leurs spécificités et de leur lieu géographique.

La crise sanitaire qui s’est abattue sur le monde entier, les questions liées à la transition écologiques, au réchauffement climatique, à la sécurité, au multilatéralisme et biens d’autres montrent clairement qu’aucune nation même la plus puissante, ne peut faire cavalier seul dans un monde marqué par une mondialisation économique de plus en plus contestée par les citoyens qui en subissent les effets pervers.

Aujourd’hui, les peuples africains manifestent dans plusieurs pays, sur le continent africain, parce qu’ils veulent plus de démocratie, de bonne gouvernance, et de stabilité politique. Des conditions préalables à un développement durable et harmonieux.

Ils ne manifestent pratiquement plus contre des coups d’état militaires, mais contre des coups d’état constitutionnels, contre des modifications de constitutions pour se maintenir au pouvoir. C’est en soi une avancée. L’Afrique n’est plus au début des indépendances où elle avait besoin de cadre pour la diriger et pour son développement, et où un Président pouvait se maintenir au pouvoir pendant plusieurs décennies. L’Afrique regorge de cadres et de talents capables de la diriger au plus haut niveau pour son développement.

Il bien de dénoncer des mains étrangères qui se mêlent des affaires intérieures africaines, mais il serait temps que les africains mettent du sérieux dans leur propre gestion de la chose publique et montrer une image beaucoup plus digne d’un continent qui a beaucoup à apporter au #monde. Il faut sortir des sentiers battus. Il faut prendre véritablement le chemin du #modernisme, du #changement et du développement durable.

Un Président de la république fut-il le plus brillant des cadres, doit montrer l’exemple en respectant les textes qu’il propose et fait voter par les représentants du peuple. Le plus important et le plus fondamental de ces textes, c’est la constitution d’un pays. Il n’est pas normal que la constitution d’un pays soit modifiée à chaque fois qu’un Chef d’Etat qui a épuisé ses mandats cherche à se maintenir au pouvoir. Il faut accepter de respecter la constitution du pays qui a permis ces mandats. Le développement durable de l’Afrique et pour les africains l’exige.

Il faut pouvoir sortir du sous-développement et de la pauvreté, et ce n’est pas en jouant avec le pouvoir que les africains vont y arriver. Le pouvoir n’est pas un jeu, c’est du sérieux. Tous les pays qui au monde connaissent une prospérité se donnent cette exigence. L’exigence d’un Etat de droit, d’une démocratie, d’un pouvoir par le peuple et pour le peuple, et d’une bonne gouvernance.

Un Etat de droit ne se construit pas tout seul. Il est le fruit de l’effort des femmes et des hommes de chaque pays.

Le changement ne consiste pas à empêcher l’autre d’agir. L’homme peut par de simples actions changer le cours des événements tout en se changeant lui-même.

Comme nous l’avions déjà écrit et publié et que nous rappelons une fois de plus ici, le développement durable de l’Afrique, ne se résume pas à une question de monnaie nationale, fut-elle importante. Avoir sa propre monnaie ne fait pas de votre pays un pays développé. L’Afrique compte 55 États, et parmi les 55 États, 14 ont en commun une monnaie, le franc CFA, ces pays ne sont pas les moins démunis ou les plus pauvres en Afrique bien au contraire. Si avoir sa propre monnaie était synonyme de développement, plusieurs pays africains seraient développés aujourd’hui.

Ils sont plusieurs pays africains à avoir leur propre monnaie, de la Libye à la RDC en passant par la Tunisie et bien d’autres pays. Tous ces pays sont loin d’être des pays développés.

Le problème de l’Afrique, c’est le manque de bonne gouvernance, de stabilité politique, de sécurité, une économie pas toujours au service du peuple, une construction nationale pas toujours pour tous, mais pour une partie du peuple, la gestion clanique du pouvoir, mauvais partage des richesses, sans oublier les guerres, les conflits, etc. ..

La liberté, la démocratie, l’égalité, l’Etat de droit, la préservation des droits de l’homme, et le développement ne vont pas de soi, ils sont les fruits d’un effort constant et de la mobilisation de toutes les énergies et des forces nationales.

Les problèmes liés à une monnaie, s’il y en a qui doivent faire l’objet d’études et travaux avec les différents partenaires pour trouver les meilleures solutions qui conviennent.

Le tapage médiatique et la défiance n’apporteront rien à des problèmes qui sont d’ordre technique et qui relèvent parfois de choix politiques.

Il faut donc se mettre au travail pour offrir le meilleur aux populations qui veulent sortir de la pauvreté et du sous-développement.

Le monde change, et avec lui le contexte économique, social, sanitaire, démographique, climatique, écologique, et politique. Il convient que les politiques s’adaptent et anticipent afin de s’organiser du mieux possible, et faire face aux défis de manière plus efficace tout en demeurant dans le débat démocratique.

Nous sommes aujourd’hui dans un monde ouvert, dans un contexte de mondialisation marqué par le libéralisme économique. La question est donc de savoir quelles sont les opportunités qui s’offrent aux nations, et particulièrement aux nations africaines pour leur développement durable dans un climat de paix et dans la dignité.

à propos de l'auteur
Diplômé de l'Ecole Supérieur de gestion de Paris et du CNAM de Paris Master en Audit et Contrôle de Gestion. Paul est aussi diplômé d'un Master en Sciences de Gestion, mention Prospective stratégique, Organisation et Management. Il a étudié l'économie de Développement à l'institut international de la Istadrut à Kfar Sava en Israël.
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