« La Rose aux treize pétales »

Photo d'archive du 5 décembre 2016, le rabbin Adin Steinsaltz est photographié alors qu'il rencontrait le pape François au Vatican. Adin Steinsaltz, un érudit juif qui a passé 45 ans à compiler une traduction monumentale et révolutionnaire du Talmud. (L'Osservatore Romano / Pool Photo via AP, File)
Photo d'archive du 5 décembre 2016, le rabbin Adin Steinsaltz est photographié alors qu'il rencontrait le pape François au Vatican. Adin Steinsaltz, un érudit juif qui a passé 45 ans à compiler une traduction monumentale et révolutionnaire du Talmud. (L'Osservatore Romano / Pool Photo via AP, File)

Depuis plusieurs jours déjà le Rav Adin Steinsaltz a quitté ce monde. L’ensemble du Peuple juif au travers d’un vibrant hommage a salué l’immensité de son œuvre et les milliers de témoignages de ses élèves ont honoré le magistral Enseignant qu’il fut, tout entier attaché à sa mission d’enseigner et de transmettre…

En souvenir du Rav Steinsaltz et en hommage à sa mémoire j’ai voulu relire La Rose aux treize pétales. De l’étagère où il résidait petit et discret au milieu des autres j’ai retrouvé le livre, j’ai commencé à le feuilleter et je me suis rappelée…

J’avais à cette époque (1991) un magasin d’antiquités aux Puces de Clignancourt et fréquemment mon parcours de chine m’amenait à St-Paul au déballage des nombreux brocanteurs qu’abritait le quartier juif de Paris.

Progressivement mon intérêt s’est étendu aux librairies juives de la rue des Rosiers et j’ai découvert à ce moment les trésors de la littérature juive qui s’offraient au Public. Le nom d’Adin Steinsaltz m’étant totalement inconnu, je suis tombée par hasard sur La Rose aux treize pétales.

Immédiatement le livre s’est imposé, je l’ai acheté et je ne l’ai plus quitté.  Il occupait mon esprit et mes pensées, il me fournissait des clés, nourrissant mes manques, éclairant mes pourquoi.

Ce livre m’a aidée à trouver des forces pour aller plus loin, aussi loin qu’Israël par la concrétisation de mon Alya en 1996 et découvrir l’évidence de la place où j’étais attendue : Jérusalem.

J’ai emporté « La Rose » dans mes bagages comme un trésor. Elle ne m’a pas lâchée et m’a accompagnée dans  les moments difficiles, puis avec les années elle fut peu à peu remplacée mais jamais oubliée…

Merci Rav Adin Steinsaltz, que votre âme soit bénie,  envolée vers les étoiles d’où Elle continue de nous éclairer et de nous sourire pour l’éternité.

à propos de l'auteur
Meira est un "soldat sur le front" ! Un parcours atypique, une grande partie de sa famille a été déportée pendant la rafle du Vel d'Hiv, enfant cachée jusqu'à la fin de la guerre. Elle a vécu la majeure partie de sa vie à Paris. Meira a fait techouva et son alyah en 1996 et elle vit toujours à Jérusalem. Elle aime le théâtre, l'art, mais surtout la vie ! Membre à Aloumim (Association israélienne des enfants cachés en France pendant la Shoah) et volontaire à l'Unifan, Meira espère que sa famille la rejoigne en Israël. En attendant, elle se bat afin de changer l'image de victime imposée à ceux qui ont vécu enfant, cette époque alors qu'au contraire c'est d'un "combat de vie" qu'il s'agit. Meira a aussi écrit un livre "Comme un tison sauvé du feu" aux éditions Les trois Colonnes.
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