La Palestine : une nouvelle Passion occidentale

Image générée par David Musnik avec l'intelligence artificielle www.canva.com
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La crucifixion de Jésus, emblème du monde chrétien

Depuis des siècles, la croix est identifiée comme le symbole des religions chrétiennes, celles-ci voulant mettre au tout premier plan de leur foi les souffrances abominables endurées par le Christ lors du supplice de la crucifixion.

On aurait pu s’attendre à ce que de telles religions, qui mettent l’accent sur la paix dans le monde et la solidarité avec les plus déshérités, retiennent un autre emblème que cette macabre croix romaine de triste mémoire, symbole d’une multitude de morts horribles, mais c’est précisément cet instrument de torture qui a infligé tant de douleurs qui a été retenu et est constamment mis en avant dans cette mystique religieuse.

De fait, Jésus n’a pas été le seul à subir ce supplice. C’était malheureusement une pratique courante des Romains de condamner à cette peine atroce les délinquants, criminels et rebelles qui troublaient l’ordre public dans un l’Empire qui imposait au bout du glaive sa Pax romana.

Par exemple, lors de la sanglante répression du soulèvement des esclaves emmenés par Spartacus en 71 avant notre ère, le général romain Crassus fit crucifier quelques 6 000 révoltés prisonniers sur la Via Appia, entre Rome et Capoue, et ce quelques décennies avant la naissance du messie.

Le sort funeste de ces malheureux ainsi que celui de tous les autres condamnés à périr sur ce gibet n’intéressent en général que peu les Chrétiens qui se concentrent exclusivement sur la Passion du Christ, au point d’avoir fait de ce crucifix leur signe de reconnaissance identitaire.

Outre les cimetières où chaque tombe chrétienne a droit à un tel ornement ou bien les centaines de millions de bibelots et de bijoux qui ont pu être forgés à cette effigie depuis 2 000 ans, cette symbolique macabre apparaît également dans les innombrables représentations du calvaire du fils de Dieu, avec les fameuses quatorze stations du Chemin de croix, omniprésentes dans l’imaginaire chrétien des églises : vitraux ou peintures et sermons les rappellent sans cesse.

Cette focalisation sur le seul martyre de ce Juif rebelle, qui se caractérise aussi dans le signe de croix que font des millions de fidèles en toute occasion, finit d’ailleurs par occulter son message de paix et est quelque part devenu l’une des marques de fabrique des sociétés chrétiennes.

La nouvelle Passion

Dans ce début du XXIe siècle, on assiste dans les pays occidentaux à un étrange phénomène de nature similaire, où médias et opinions publiques font l’objet d’une seule et unique affliction dans le monde : celle liée au sort des Palestiniens ; et ce faisant, méconnaît nombre d’autres tragédies[1].

Comme pour le Christ qui a tant souffert lors de son martyre, il est incontestable que ce qui se passe aujourd’hui à Gaza est abominable. Que ce soit le nombre gigantesque de victimes civiles, les destructions systématiques dans tout un territoire, la sous-alimentation – peut-être même la famine – qui y sévit, ou la vie infernale des habitants depuis près de deux ans[2], la situation dramatique dans cet espace ne peut que scandaliser toute personne ayant un minimum de sens moral. De fait, les mots manquent pour décrire l’enfer vécu aujourd’hui par les Gazaouis.

La guerre, causes et effets

Les personnes de plus en plus rares soucieuses de l’existence et de la sécurité de l’État d’Israël toujours menacé de toutes parts (Hamas, Houthis, Hezbollah, Iran, Syrie, milices djihadistes, pays arabes hostiles, autres États musulmans menaçants, autocrates divers et variés, etc.) tentent bien d’argumenter sur plusieurs fronts :

  • L’enchaînement des causes et des effets où la guerre actuelle et ses effets tragiques sont la conséquence directe de la razzia monstrueuse commise par le Hamas le 7 octobre 2023 ; étant entendu que cette organisation terroriste a explicitement déclaré dans moult interviews vouloir recommencer dès qu’elle en aurait l’occasion et qu’en conséquence les Israéliens sont tout à fait légitimes à prendre des mesures pour s’assurer qu’un tel massacre ne se reproduira plus.
  • Les otages israéliens encore vivants toujours détenus par le Hamas qui croupissent depuis des mois dans l’enfer des tunnels de Gaza et que ce groupe terroriste ne veut libérer en aucun cas pour conserver cet atout inestimable dans sa manche ; et ce quel que soit le prix que la population de Gaza doit payer pour continuer à disposer de cet avantage qu’il sait si précieux dans le chantage exercé sur la population israélienne.
  • Le fait que d’un point de vue strictement militaire, le blocus appliqué à cet espace hostile peut quelque part être considéré comme nécessaire pour tarir les ressources du Hamas.
  • La comparaison naturelle qui vient à l’esprit entre les effets dévastateurs des offensives occidentales en Afghanistan, en Syrie et en Irak qui ont suivi les attentats djihadistes de 2001 à 2016[3], et les conséquences de cette sale guerre de Gaza qui dure depuis ce fatidique automne 2023.
  • L’impossibilité de négocier quoi que ce soit avec un adversaire fanatique qui déclare sans aucune ambiguïté vouloir détruire l’entité sioniste et se donner tous les moyens pour atteindre ce but, quel que soit le prix à payer. Notons que tous ceux qui, dans certaines démocraties occidentales, exigent fermement qu’Israël négocie avec le Hamas étaient bien moins regardants lorsque leur propre pays était en guerre avec Daech. La question de négocier avec les enragés de l’État islamique ne s’est jamais vraiment posée.
Des manifestants brandissent des portraits d’otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza tandis qu’une vidéo mettant en vedette Kfir Bibas, qui, avec sa mère Shiri et son frère Ariel, est toujours détenu en otage à Gaza, joue derrière eux lors d’une manifestation à Tel Aviv, en Israël, le samedi 18 janvier 2025. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)

Tous ces arguments, pour légitimes et pertinents qu’ils soient, ne peuvent justifier la situation actuelle.

Il faut bien admettre que le gouvernement israélien en place brille par son incompétence et son fanatisme messianique dans tous les domaines, et semble avoir fait de son maintien au pouvoir la priorité de ses priorités ; au détriment d’objectifs clairs et plausibles, qu’ils soient politiques ou militaires.

Et toutes les manifestations salutaires des samedis soirs à Tel-Aviv et dans d’autres villes israéliennes, qui exigent de leurs dirigeants la fin de la guerre et la libération des otages, ne pourront pas effacer les horreurs commises par Tsahal depuis maintenant presque deux années.

Il faudra bien d’ailleurs que des comptes soient rendus et la commission d’enquête nationale indépendante qui finira par être constituée devra non seulement analyser précisément ce qui s’est passé le 7 octobre, mais devra également se pencher sur les actions qui ont été engagées après le 7 octobre, et ce pendant des mois ; tant dans les décisions politiques qui ont été prises (et celles qui n’ont pas été prises) que dans les effets de celles-ci sur le terrain, telles qu’appliquées par les hauts gradés de Tsahal et qui ont abouti à cette situation catastrophique que l’on constate en cet été 2025.

La question de la responsabilité de la hiérarchie militaire dans ce chaos à Gaza, qui dure depuis une vingtaine de mois, devra aussi être examinée, celle-ci ne pouvant uniquement se contenter d’une défense de type « Kafr Qasim »[4].

Israël, État le plus maléfique du monde ? 

Tous ces constats dramatiques justifient-ils l’opprobre planétaire qui s’est abattue sur Israël le faisant passer, et de loin, pour l’État le plus maléfique du monde ? L’actualité est littéralement submergée par une avalanche de nouvelles incessantes en provenance de ce minuscule espace proche-oriental, au point que beaucoup de français connaissent probablement mieux les noms de Smotrich ou Ben-Gvir qu’ils ne connaissent les noms de leurs homologues français[5].

Cette propension à s’émouvoir sans aucune limite du malheur palestinien, très réel au demeurant, et à rester relativement indifférent aux autres tragédies qui se déroulent ailleurs se caractérise de différentes manières :

  • Le nombre sidérant dans la presse écrite de gros titres et de reportages poignants relatifs à cette guerre par rapport à la place occupée par tous les autres conflits.
  • La quantité exorbitante de débats radiophoniques et télévisés qui portent sur ce sujet, au détriment d’autres thèmes qui devraient compter en France et qui sont systématiquement délaissés : écologie, dette financière, violence dans les lieux publics, souveraineté économique, ressenti des inégalités, invasion de la drogue sur tous les territoires, défense face à de nouvelles menaces en Europe, etc.
  • Le souci pressant de la communauté internationale pour les réfugiés palestiniens alors que bien d’autres réfugiés n’ont pas droit à tant de sollicitude. Les derniers en date étant les dizaines de milliers d’arméniens expulsés comme des malpropres de leurs foyers dans une indifférence quasi-générale.
  • Le volume gigantesque de messages échangés sur les réseaux sociaux où ce sujet de la Palestine écrase tous les autres, avec une violence et une véhémence inouïes qui produisent des mots d’ordre auxquels on croyait ne plus devoir être exposés après la Shoah.

Passion du Christ – Passion Palestine

Ce décalage entre cette émotion intense ressentie pour les Palestiniens et la quasi-indifférence pour les autres opprimés, qui tentent de survivre dans des conditions aussi difficiles, rappelle le décalage entre l’horreur qu’inspirent les souffrances de Jésus sur la croix et le détachement relatif éprouvé par les masses chrétiennes pour les souffrances des dizaines ou des centaines de milliers d’autres crucifiés de cette époque de l’Antiquité.

D’ailleurs les manifestations pro-palestiniennes quasi-hebdomadaires qui encombrent régulièrement les rues de Paris, Rome, Londres, Madrid ou ailleurs ont des relents de processions religieuses qui étaient si courantes dans l’Europe chrétienne.

La marée de drapeaux palestiniens brandis par les participants, qui éprouvent une émotion sans doute sincère avec les populations civiles palestiniennes meurtries, rappelle la masse des croix qui étaient elles aussi brandies avec une même ferveur pour rappeler la mort atroce de Jésus ainsi que celles des saintes figures de la chrétienté.

Des manifestants brandissent des panneaux et des drapeaux palestiniens pendant le « London Rally For Palestine » à Trafalgar Square, dans le centre de Londres, le 4 novembre 2023. (Crédit : Justin Tallis / AFP)

D’une certaine manière, ces drapeaux vert-rouge-noir-blanc ont remplacé les croix dans des défilés qui sont de même nature : manifester de la compassion pour des victimes soigneusement sélectionnées.

De même que ces processions s’intéressaient peu aux autres malheurs du monde, présents ou passés, ces manifestations anti-israéliennes ne sont pas très attentives à d’autre conflits, parfois bien plus meurtriers – Yémen, Soudan, Érythrée, Congo, Soudan, Birmanie, Ukraine, Syrie, Afrique du Sahel, etc., ceux-ci ne déclenchant pas du tout le même réflexe de solidarité.

Par ailleurs, d’autres populations civiles font l’objet d’oppressions ultra-violentes en Iran, en Chine, en Corée du Nord, en Russie, en Afghanistan, au Salvador, au Venezuela ou dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, et ne sont que très rarement dénoncées dans les rues de ces mêmes villes.

C’est en ce sens que dans les pays occidentaux, la Passion du Christ s’est transformée en Passion Palestine. Le fait que ces deux tragédies partagent le même décor géographique et mettent en scène le même peuple, soit les Juifs israéliens qui tentent de se défendre face à un déni permanent et les Juifs du Ier siècle qui auraient dénoncé Jésus aux Romains déchaînant ainsi leur colère, favorise d’ailleurs ce transfert émotionnel.

En reprenant son destin en main après des siècles de répressions et de massacres auxquels il s’était résigné, et en s’adonnant à un sionisme rédempteur, le peuple juif accusé de déicide aurait provoqué et perpétuerait maintenant le drame palestinien. Pendant qu’à l’inverse les Palestiniens ont progressivement pris une figure christique en concentrant sur leurs personnes tous les malheurs du monde[6].

Peu importe que la vie et les agissements de Jésus soient en réalité si mal connus, son calvaire écrase tout. De même, peu importe que les Palestiniens aient tout fait pour s’enfoncer dans une tragédie sans fin, en particulier leur refus constant d’accepter le principe de deux États pour deux peuples lorsque l’occasion s’est présentée à plusieurs reprises (1937, 1947, 2000, 2008), couplé à l’attitude très belliqueuse de la plupart des dirigeants qu’ils se sont donnés, leurs épreuves justifiraient à elles seules de prendre parti pour leur cause. Sachant que pour les militants de celle-ci, leur mobilisation se rapporte en fait beaucoup moins aux Palestiniens eux-mêmes qu’à une opposition farouche à leurs oppresseurs dénoncés (les Israéliens).

Notons qu’à quelques dizaines de kilomètres du territoire israélien s’est déroulée la tragédie syrienne qui a fait dix fois plus de victimes que la guerre à Gaza, mais qui a mobilisé les foules occidentales dix fois moins.

Ce décalage se retrouve dans les statistiques : Israël est accusé d’affamer la population de Gaza qui comprend deux millions d’âmes et celle-ci apparaît effectivement en situation de sous-alimentation. Cette situation intolérable doit bien évidemment cesser de toute urgence. Mais comment rendre compte de ce souci si pressant et présent dans les pays occidentaux, au point de dépêcher de toute urgence une aide humanitaire, alors qu’il y a actuellement plus de 700 millions de personnes en situation de malnutrition dans le monde pour lesquelles si peu est fait.

On ne peut pas ne pas constater que toutes les personnes qui, dans les pays occidentaux et ailleurs, se soucient, à juste titre, de la cruauté de ce qui se passe à Gaza, ne prêtent au mieux qu’une attention très distraite à tous ces autres déshérités, 350 fois plus nombreux.

Dans ce constat de déséquilibre patent, les médias jouent un rôle majeur par le rouleau compresseur de nouvelles portant sur cette zone de conflit qu’ils déversent chaque jour.

Lorsque tous les soirs, les téléspectateurs sont exposés à des vidéos insoutenables montrant le drame qui se joue dans ce territoire de Gaza[7], il est difficile de rester insensible à ce déferlement de misères, tout comme il était difficile de rester indifférent aux souffrances du Christ telles que décrites si abondamment dans la liturgie chrétienne.

Cette relative indifférence vis-à-vis des autres conflits vient aussi du fait qu’il existe peu d’images venant de Syrie, du Yémen ou d’ailleurs montrant ces autres désastres. Ou bien, si elles existent, elles restent confidentielles car peu relayées par des organes d’information qui ont fait de cette guerre de Gaza un bulldozer médiatique qui surplombe tous les autres sujets.

Dans ce sens, les médias sont un vecteur puissant de propagation de cette nouvelle « Passion Palestine » qui irrigue aujourd’hui le monde occidental chrétien où le déferlement de descriptions de la crucifixion de Jésus contraste avec le peu de description des autres malheurs des opprimés de l’Antiquité.

Accessoirement, et sans sombrer dans le complotisme, on peut énoncer que de la même manière que l’Église encourageait la diffusion de cette Passion du Christ comme dérivatif à l’iniquité des sociétés d’antan, cette nouvelle Passion Palestine permet à la société de couvrir d’un voile pudique d’autres problèmes sur lesquels le politique ne veut pas trancher et les média ne veulent pas s’engager, compte tenu de la complexité des points à prendre en compte. Par exemple, le problème des réfugiés qui se pressent aux frontières de l’Europe depuis des années sur lequel, contrairement au conflit moyen-oriental, l’Europe pourrait agir. De ce point de vue, agiter le malheur palestinien offre aussi un exutoire utile analogue à la Passion du Christ, qui offrait également un récit funeste qui permettait d’oublier ses propres malheurs, le temps de brefs moments de compassion.

[1] Cette focalisation sur la Palestine a d’ailleurs été amorcée il y a une vingtaine d’années avec la honteuse conférence de Durban de l’été 2001. Ce qui devait être un colloque portant sur « le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance » dans le monde s’est vite transformé en tribunal jugeant exclusivement à charge le sionisme et Israël, délaissant ainsi tous les autres thèmes qui étaient programmés mais n’ont quasiment pas été traités. Au grand dam de toutes les victimes de ces maux/mots que sont racisme, discrimination raciale, intolérance, xénophobie et intolérance.

[2] Indépendamment de toutes les souffrances physiques, il s’agit aussi de deux années complètement vides en termes d’éducation des enfants, de développements économiques, de soins de santé, de vies fracassées, de projets brisés, etc.

[3] Guerre en Afghanistan : plus de 50 000 victimes – Guerre en Irak : plus de 200 000 victimes – Guerre contre Daesh : plus de 40 000 victimes. Rappelons également que rapportés à la population des pays considérés, les attentats djihadistes des années 2001-2015 aux États-Unis et en Europe y ont fait un nombre beaucoup moins important de morts que cette razzia du 7 octobre en Israël.

[4] Fin novembre 1956, à la veille de la guerre du Sinaï, un couvre-feu avait été décrété par les autorités militaires israéliennes. Près du village de Kafr Qasim, des troupes de Tsahal avaient alors sciemment tiré sur un groupe d’agriculteurs arabes qui revenaient des travaux des champs, et qui à l’évidence n’étaient pas informés de cette directive. Ce massacre avait fait une cinquantaine de victimes. Lors du procès qui s’est tenu suite à cette tragédie, les commandants militaires avaient fait valoir pour leur défense qu’ils avaient obéi aux ordres, ce qui était exact. Néanmoins, ils ont été formellement condamnés par la Justice israélienne au motif que dans certaines circonstances, un « drapeau noir » doit être opposé à des ordres manifestement inappropriés.

[5] En France, le ministre des finances est Eric Lombard, la directrice de la Sécurité Intérieure est Céline Berthon.

[6] Dans certaines manifestations anti-israéliennes de ces derniers mois, on a pu observer des banderoles mentionnant Jésus comme étant un Palestinien, celui-ci ayant été exterminé par les Juifs, comme leurs supposés homologues contemporains sont massacrés par l’armée israélienne. Si le sujet n’était pas si tragique, ce serait risible, car les auteurs de ces banderoles semblent ignorer que Jésus était d’abord un Juif qui souhaitait aménager sa propre religion.

[7] Le fait qu’il ait été établi que certaines photos ou vidéos aient été montées de toutes pièces et délibérément mises en scène pour choquer ne doit pas faire oublier que la plupart des autres images révèlent un drame humanitaire bien réel qui a lieu dans cet espace.

à propos de l'auteur
Franco-Israélien né à Paris (France) en 1954, David Musnik vit en France avec un passage de plusieurs années en Israël dans les années 1970’s. Diplômé du Technion en 1977 dans la faculté "Electrical Engineering", puis mobilisé dans Tsahal pendant presque 3 années. Informaticien retraité spécialisé dans l’ingénierie documentaire.
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