La lutte contre le terrorisme

Rassemblement place de la République, le dimanche 18 octobre 2020 à Paris. Des manifestations autour de la France ont été appelées en faveur de la liberté d'expression et pour rendre hommage à un professeur d'histoire de France décapité près de Paris après avoir discuté des caricatures du prophète de l'islam Mahomet avec sa classe. (Photo AP / Michel Euler)
Rassemblement place de la République, le dimanche 18 octobre 2020 à Paris. Des manifestations autour de la France ont été appelées en faveur de la liberté d'expression et pour rendre hommage à un professeur d'histoire de France décapité près de Paris après avoir discuté des caricatures du prophète de l'islam Mahomet avec sa classe. (Photo AP / Michel Euler)

La lutte contre le terrorisme doit être globale et non sélective, systémique, structurelle et permanente.

Le mot terrorisme qui est un concept relativement nouveau vient du mot terreur. Utilisé pour la première fois en novembre 1794 pour désigner la doctrine des partisans de la terreur pendant la Révolution française. C’est non seulement une doctrine, mais aussi un mode de gouvernement, fait de mesures d’exception pour maintenir le pouvoir.

La terreur a marqué une période de la Révolution française caractérisée par le règne de l’arbitraire et des exécutions de masse. (Exécutions, massacres, guillotinés, fusillés), pratiques qui n’ont pas toutes disparues de nos jours, tant elles sont présentent et pratiquées dans diverses nations, parmi les plus jeunes, où l’Etat d’exception marqué par les violations du droit des peuples est fréquemment présent (Coups d’Etat, justice aux ordres, violation des droits humains…).

Selon la définition de l’ONU (Organisation des Nations Unis), le terrorisme c’est  » tout acte qui vise à tuer ou blesser grièvement des civils ou des non combattants, et qui, du fait de sa nature ou du contexte dans lequel il est commis, doit avoir pour effet d’intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à agir ou à renoncer à agir d’une façon quelconque ».

Même si cette définition de l’ONU ne fait pas encore l’objet d’un consensus international, force est de constater que les actes de terreur qui menacent et qui tuent sont visibles et présentent à travers le monde et sont perpétrés par des individus qui se réclament soit d’une religion, soit d’un groupe terroriste, soit d’une organisation nationaliste, soit à titre individuel…, et n’attendent pas de consensus international pour agir.

Ainsi donc, il existe différents types de terrorismes.

Mais avant d’aller plus loin, il est important de préciser qu’il y a une différence entre terrorisme et résistance, et entre terrorisme et guérilla.

La résistance ou guerre des partisans, met en avant un objectif légitime en revendiquant le droit à l’autodétermination des peuples et la lutte contre l’oppression ou contre un envahisseur.

Quant à la guérilla, elle a des cibles purement militaires et cherche à recueillir le soutien de la population. Elle a pour but politique de renverser une autorité constestée par de faibles moyens militaires très mobiles.

Le terrorisme peut être individuel, organisé ou un terrorisme d’Etat ou le cyber-terrorisme, avec des motivations diverses et variées :
– L’extrémisme religieux,
– La défense d’une cause particulière,
– Le nationalisme ethnique (exemple de l’IRA en Irlande),
– Le séparatisme (exemple de l’ETA basque),
– L’indépendantisme,
– L’idéologie raciale (racisme, antisémitisme…) par des groupes extrémistes de gauche ou de droite, ou par des extrémistes religieux.

Il existe donc plusieurs de types de terrorisme aux motivations diverses, mais la plus menaçante et présente de nos jours, est le terrorisme islamique qui agit de manière planétaire et permanente (Al-quaïda, Daesh, BOKO Haram, DJIHAD Islamique…), en plus des autres formes de terrorisme reconnues en tant que telles, (Hamas, FPLP, Hezbollah…) qui sont toujours présentent et agissent de façon permanente. Mais, il ne faut pas oublier les extrémistes de gauche ou de droite dont les attentats terroristes de Christchurch perpetrés par un extremiste d’extrême droite en Australie le 15 mars 2019 et bien d’autres ailleurs, en sont une parfaite illustration.

Tous agissent avec des modes opératoires différents. Les attentats effectués par les terroristes sont des opérations préparées et des actions effectuées par un individu isolé ou plusieurs individus, souvent en groupes constitués, et sous forme de commandos. Il est important de noter que ce phénomène n’est pas passager, il est permanent et évolue constamment sous plusieurs formes.

Face à cette menace permanente, il indispensable d’organiser une veille et une riposte permanente, d’être dans l’anticipation et la prévention, tout en réagissant de manière vigoureuse et ferme face aux attaques terroristes.

Le véritable danger et le plus menaçant de notre siècle est le terrorisme, même s’il faut compter avec des pandémies telles que le COVID19 et ses conséquences multiples qui font ravage actuellement à travers la planète, mais qui interviennent de manière ponctuelle (le temps qu’on trouve un vaccin efficace pour les combattre).

Le terrorisme s’est révélé une fois de plus avec force ces dernières années en Irak et dans tout le Moyen-Orient, En Afrique, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. A travers ses actes de terreur, il tente insidieusement de freiner l’ardeur des nations qui cherchent à oeuvrer pour le bien de leurs populations.

Il est donc urgent pour toutes les nations soucieuses d’avancer vers un monde meilleur de s’unir contre ce phénomène qui menace leur développement et l’épanouissement de leurs peuples.

La lutte contre le terrorisme doit donc être globale et non sélective, systémique, structurelle et permanente. Elle ne doit laisser de côté certains pays. Elle ne doit pas être sélective. Les organisations régionales, sous-régionales et internationales ainsi que toutes les nations sans exclusives doivent faire preuve de fermeté et prendre une part active dans la lutte contre le terrorisme qui menace dans le monde entier, sans laisser une nation en être le parrain ou le soutien militaire humain et financier, sans faire de différence entre toutes les formes de terrorisme dont les objectifs sont de répandre la terreur et de tuer.

Il est inadmissible qu’un enseignant soit assassiné parce qu’il fait son métier de formation de consciences libres et de citoyens éclairés, tout comme il était inadmissible que trois jeunes innocents sortis de leurs cours, se fassent enlever et assassinés par les terroristes du Hamas en juin 2014, un acte terroriste qui entraîna la guerre de l’été 2014 entre Israël et les groupes terroristes de gaza et leurs affidés.

Enseigner, c’est le plus beau métier au monde. L’école de la République et ses enseignants forment des consciences libres et des citoyens éclairés. Il est donc inadmissible que cette école soit prise en otage par la terreur perpétrée par partisans de l’obscurantisme, et cela vaut pour tout autre lieu et espace de liberté de la République française.

C’est alors que la lutte contre cet obscurantisme devient l’affaire de tous les citoyens épris de libertés inaliénables. Tous, où qu’ils soient et qui qu’ils soient, doivent s’unir afin de ne pas laisser passer l’obscurantisme et ses porteurs.

Il est important de noter que nos sociétés subissent de véritables transformations et, beaucoup d’inégalités et de discriminations ainsi que bien d’autres maux de nos sociétés et difficultés existent ça et là, mais rien ne pourrait justifier l’usage de la violence encore moins du terrorisme comme la solution alternative à ces inégalités.

Là encore, les gouvernements doivent faire preuve de vigilance et de réactivité en apportant des solution autant que faire se peut, afin de ne pas laisser ces porteurs d’obscurantismes et leurs associés se servir de ces difficultés réelles comme justificatifs de leurs actes et méfaits.

Nous sommes les acteurs de notre savoir-être, de notre savoir-faire et de notre culture. Il nous appartient de ne rien laisser menacer notre quête de savoir, notre désir de vivre pleinement la vie qui est la nôtre.

Hommage aux forces de l’ordre qui agissent au quotidien pour la sécurité de leurs concitoyens, parfois au prix de leurs propres vies.

Tout notre soutien au corps enseignant en ces moments difficiles.

Hommage à Samuel Paty, professeur victime de la barbarie et soutien à sa famille en cette période difficile.

à propos de l'auteur
Diplômé de l'Ecole Supérieur de gestion de Paris et du CNAM de Paris Master en Audit et Contrôle de Gestion. Paul est aussi diplômé d'un Master en Sciences de Gestion, mention Prospective stratégique, Organisation et Management. Il a étudié l'économie de Développement à l'institut international de la Istadrut à Kfar Sava en Israël.
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