La France récompense-t-elle la Terreur ? La politique du Président Macron met en danger Israël

La politique du président Macron à l’égard du conflit israélo-palestinien n’est pas particulièrement cohérente, reconnaissons qu’il est difficile de le suivre insistant sur une volonté de considérer Israël comme un pays ami puis quelque temps après revenant sur ses déclarations.
Dernièrement le Président Macron a déclaré lors de son vol de retour d’une visite officielle en Égypte que :
« La France pourrait reconnaitre un État Palestinien ».
Cette déclaration émise sans explications a ouvert des échanges désagréables et peu productifs entre La France et Israël.
La question de fond se pose pour tous les observateurs. Est-ce que la France veut récompenser la Terreur par cette reconnaissance ?
Depuis le pogrom du 7 Octobre 2023 la position française est incohérente, parfois même contradictoire. D’une part il appelle juste après le massacre à éliminer, éradiquer le Hamas et créer une coalition internationale dans ce but, idée vite démentie par ses proches.
Puis s’ensuivent des condamnations graves contre Israël, répétées, qui exigent d’Israël l’obligation d’une aide humanitaire à Gaza. Le président Macron n’a pas hésité à interdire la participation des sociétés de sécurité israéliennes de participer à des expositions en France, (EuroSatory par exemple).
Macron déclare que la France est garante de la sécurité de l’État d’Israël, et prône la libération des otages, en même temps il critique Israël sans cesse.
Il faut rappeler que la France, est le deuxième pays qui a le plus souffert du Massacre du 7 Octobre 2023, avec 50 victimes françaises.
Macron a été le premier leader à rendre hommage aux ressortissants français dans une cérémonie 4 mois après le pogrome en France avant même l’État d’Israël.
D’un autre côté Macron n’a pas participé à la marche contre l’antisémitisme organisée par les présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat.
Cette politique peu amicale et dangereuse a été renforcée, la semaine dernière, quand Macron a reçu le président du Brésil à l’Elysée. Lula qui a reconnu l’État Palestinien déjà en 2010 ose soutenir qu’Israël commet un « génocide » à Gaza Et cela en la présence du Président Macron qui n’a pas réagi en défenseur d’Israël
Au contraire, le président Macron a menacé de reconsidérer sa politique, sa position à l’égard d’Israël.
En tenant ces propos Macron contredit la déclaration faite par des hauts responsables de son Gouvernement en visite en Israël récemment et qui ont insisté sur le fait que la France n’avait pas l’intention de reconnaître un État palestinien de façon unilatérale.
Le Ministre français des affaires étrangers Jean Louis Barrot a dit » Malgré les pressions, la France est déterminée à reconnaitre un État palestinien, mais ne le fera pas de manière unilatérale ».
Il faut comprendre et souligner qu’une reconnaissance unilatérale de la part de La France n’est pas seulement un acte symbolique, car la France est membre permanent de la commission de sécurité de Nations Unies parmi les pays européens, et le seul qui reconnaît avoir l’arme nucléaire Par conséquent, la France a une influence destructrice non seulement sur la position européenne, mais sur la stabilité du Moyen Orient.
Une telle reconnaissance affaiblira sans aucun doute, de façon importante, les leviers d’influence qui lui restent en Israël et bloquera les efforts pour renouveler le processus de paix.
Dans le cadre de la réunion prévue la semaine prochaine par la France avec l’Arabie saoudite, Macron veut faire avancer une dynamique de reconnaissance commune.
Cependant la reconnaissance d’un État palestinien par la France serait conditionnée par une reconnaissance des pays arabes présents à la conférence qui n’ont pas encore reconnu l’État d’Israël.
Mais la réalité sur le terrain est beaucoup plus complexe : le Hamas n’a pas encore été démantelé et l’Autorité palestinienne n’a pas encore commencé à mettre en place les réformes nécessaires.
Macron n’a pas les moyens de prouver qu’une telle action n’apparaisse pas comme un trophée à la Terreur, une récompense à la terreur !
Macron insiste sur le fait que l’objectif de cette conférence serait de créer la stabilité, en réalité il ajoute de l’huile sur le feu.
Au lieu de promouvoir la paix, la politique de Macron encourage les extrémistes.
La volonté de réunir une conférence qui va apporter une solution magique est un leurre. Les initiatives françaises sur ce sujet qui ont commencé avec des a priori favorables se sont toujours terminées de façon lamentable.
La réalité est pourtant claire, la reconnaissance par la France d’un État Palestinien de façon unilatérale, c’est tout simplement donner une récompense aux terroristes. Tandis que Macron fait des discours et organise des conférences, Israël est confronté à des menaces existentielles et une terreur meurtrière.
Cette conférence et son écho médiatique, mettent en danger la sécurité de l’État d’Israël et encouragent ses ennemis.
Les relations entre la France et Israël datent de 1949 (76 ans) avec des hauts et des bas. Fondamentalement, Israël et la France sont deux pays amis qui collaborent dans de nombreux domaines. Sur le dossier israélo-palestinien, il y a des divergences structurelles. Les relations entre le président Macron et le Premier ministre israélien ne sont pas au beau fixe. Cela n’est pas nouveau mais après les agressions antisémites et le pogrome du 7 octobre 2023, les incompréhensions et les tensions s’approfondissent.
Rappelons qu’au début du mois, le même rabbin a été agressé à deux reprises à Deauville et à Neuilly, 3 synagogues attaquées à Paris, ainsi qu’un restaurant, mémorial de la Shoah et une école à Lyon ; tout cela dans l’espace français en moins d’une semaine !
Il faut rappeler aussi que de 2006 à ce jour, 11 Français de confession juive ont été assassinés uniquement car ils étaient juifs, en France. Parmi eux, une survivante de la Shoah !
En ce qui concerne l’État Palestinien, l’attitude de la France envers les aspirations nationales des Palestiniens est une vue romantique. « Il faut donner au peuple palestinien un État » ! Cela ressemble un peu à la période dans laquelle l’Iranien Khomeini était accueilli en France avec bienveillance… On connaît la suite.
Si on est prêt à laisser ce romantisme du côté, plusieurs questions se posent :
- Par qui le pouvoir d’un tel état sera-t-il détenu ?
- Est-ce que la France peut garantir que ce sera un régime démocratique ? Que les droits des femmes et des minorités seront respectés ?
- Qui pourra garantir que Hamas ne se renforcera pas ?
- Est-ce qu’on peut garantir que Hamas sera démantelé ?
- Est-ce qu’on peut garantir que l’Autorité palestinienne mettra en place des réformes ?
- Est-ce qu’on peut garantir que cet État ne sera pas sous influence iranienne ? Les Français savent très bien ce qui se déroule en Iran, ainsi que ce qui se passe avec son programme nucléaire. Donc il y a une confrontation entre la position romantique et la position réaliste !
- Le rapport sur l’islam extrémiste et son infiltration dans la société en France montre la dangerosité des Frères musulmans dans d’autres pays. Est-ce que la France pourra éviter que ces mêmes Frères musulmans ne prennent le contrôle sur l’État Palestinien ?
Si Macron pense qu’il gagne en soutien de la part de la communauté musulmane de France en demandant la création d’un État palestinien, il a tort.
À tout cela s’ajoute la lettre de Mahmoud Abbas à Macron où il a condamné le pogrome du 7 Octobre 2023 et s’est dit prêt de faire des réformes au sein de l’autorité palestinienne. Est-ce que cela va changer l’état des choses amenant Macron à reconnaître un État palestinien la semaine pendant la Conférence ? L’avenir le dira.
