La fin d’une mythologie

Les mythologies soutiennent les institutions politiques et les épopées humaines mais parfois entretiennent des concepts construits sur de fausses données.
Nous assistons aujourd’hui à la fin d’une mythologie savamment orchestrée et divulguée, c’est celle d’un gouvernement islamiste mondialisé : la Umma.
L’interprétation du texte sacré coranique a permis à des sectes de s’approprier la prééminence du message prophétique sacré et d’instrumentaliser le texte à des fins politiques totalitaires.
Il s’agit d’une vieille histoire remontant aux années 30 où le grand mufti de Jérusalem Mohammed Amin al-Husseini s’était rapproché de Hitler.
Le nazisme et l’islamisme radical avaient joint leur fascisme dans une alliance mortifère antisémite.
Le Hamas en est une incarnation manifeste.
C’est en réalité cette dérive de volonté hégémonique politique au nom de l’islam qui est la cause des désordres politiques constatés mondialement.
Il se trouve que ce modèle, les grandes nations arabes et musulmanes n’en veulent pas, réflexion faite.
Cette gouvernance politique a été mise en œuvre en Iran.
Depuis 45 ans l’ensemble des nations arabes et occidentales ont fermé les yeux sur l’instrumentalisation de la religion en dictature cruelle et insoutenable en Iran.
Cette dictature s’est appuyée sur des régimes régionaux vassalisés et acquis à la gouvernance par la terreur et la violence.
Le nombre d’actions terroristes meurtrières attribuées à ce modèle politique ne se comptent plus.
Le danger pour les démocraties et pour les nations arabes et musulmanes est que ce modèle politique gagne du terrain et soit considéré comme un mode de gouvernance standard inspirant des gouvernements de pays musulmans ou même des partis politiques occidentaux.
Par l’action du 13 avril contre Israël et l’envoi d’une escouade de missiles balistiques de longue portée et de trajectoire hors atmosphérique le gouvernement islamiste iranien a montré son vrai visage et sa détermination de destruction massive d’Israël.
Le but est clairement prononcé et inacceptable par toutes les démocraties.
Les USA et tous les gouvernements occidentaux ont acté le projet désormais dévoilé des mollahs et ont choisi la fermeté.
Cela signe probablement la fin de l’acceptation tacite du régime terroriste iranien motivé par la destruction totale d’un autre état juif en l’occurrence.
D’autant que deux événements militaires majeurs israéliens ont démontré la plus grande vulnérabilité de l’Iran par Israël et la parfaite protection d’Israël.
Un nouveau missile air- sol israélien à partir d’avion de combat israélien est en mesure d’atteindre l’Iran sans le besoin d’avions ravitailleurs.
D’autre part un missile de défense Arrow unique israélien pouvant atteindre les missiles balistiques hors atmosphériques iraniens a montré son efficacité de protection d’Israël dans la dernière attaque Iranienne.
Ces deux avancées technologiques ont persuadé les usa et les européens de la capacité israélienne à détruire la totalité de l’appareil militaire iranien sans l’aide des USA.
C’est cette réalité militaire qui a été un accélérateur diplomatique pour créer les circonstances de négociations de désescalade dans tout le moyen orient.
L’alliance hétéroclite entre le wokisme anti-occident et l’islamo-gauchisme, voire l’islamo-fascisme dans les sociétés occidentales est désormais un combat dépassé par rapport aux enjeux majeurs géopolitiques régionaux et internationaux de risque de conflit militaire mondial.
Ce n’est pas un hasard ce qui se passe dans les universités.
Au fur et à mesure que le processus de désengagement de l’Iran se réalise et que des accords se font avec le Fatah, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Emirats Arabes, tous les fauteurs de troubles islamo-wokistes en occident se font remarquer par leur radicalité dans les universités notamment.
De même le Qatar, qui voit lui échapper un rôle obscur de médiateur, radicalise son discours (intervention incroyablement agressive du représentant Qatari à la ligue arabe).
La persistance et l’entretien du conflit est leur justification d’exister.
La méthode pour calmer cette effervescence est déjà en place par la diminution des crédits accordés aux universités américaines et l’exclusion des éléments les plus radicaux.
En France on s’achemine vers ces mêmes mesures.
D’autre part le Qatar est désormais mis en contradiction et risque d’être marginalisé par rapport à la puissance émergente de l’Arabie et des Emirats.
Penser que nous sommes en voie d’une paix durable au moyen orient serait utopique.
Cependant les éléments rationnels d’une désescalade sont mis en place et un mouvement vertueux diplomatique est enclenché sous les auspices des USA.
