La cour suprême israélienne et la saisie intensive du Temps

© Stocklib / icedmocha
© Stocklib / icedmocha

En sortant de l’ethno judaïsme réductionniste jusqu’aux tentatives suscitées, nous voyons se profiler une conception d’une histoire juive linéaire progressant par dépassements.

Il était clair que le devenir de l’Etat d’Israël (naturel/social/humain) se présentait comme le théâtre dans lequel tout est mû et converge vers l’ethno judaïsme qui serait ni plus ni moins, soumis à l’action humaine et à la nécessité d’étouffer le possible. La décision pragmatique de la cour suprême israélienne a déplacé la question du politique.

Le droit a bien examiné les problèmes liés à une pragmatique du politique. Cette pragmatique du politique concernerait le problème de la décision humaine, décision qui s’interrogeait selon l’axe de l’espace et celui du sentiment humain avec ses apories respectives relatives au pouvoir politique et non au droit.

Dorénavant, il ne s’agit plus des problèmes théoriques liés aux humeurs du jour du pouvoir, mais ils renverrait désormais au point de vue du droit. L’histoire juive israélienne, en tant que lieu des luttes, était appréhendée dans l’ordre du discours de manière idéologique.

De ce fait, la cour suprême israélienne hausse de plus en plus sa démarche au rang de science rigoureuse, une herméneutique sujette au choix d’une objectivité non soumise à des conjectures. C’est ainsi qu’une certaine représentation du devenir israélien aurait des incidences sur la façon dont les Sujets impliqués dans l’histoire se détermineront vis-à-vis de la Loi.

à propos de l'auteur
Guershon Nduwa est le président de la communauté juive noire de France.
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