La complexité de l’univers juif

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La complexité de l’univers juif enrôle le connu et l’inconnu.

Les questions de la structure juive, si l’on s’en tient aux développements de l’histoire juive, occupent une place majeure dans la sagesse juive. C’est dans ce cadre que l’on conçoit le judaïsme et qu’on l’intègre sans hésiter à l’espace qu’occupe la torah qui représente les racines du judaïsme.

Les questions qui sont en cause, ici, sont fondamentales, parce que l’enjeu dernier est le destin de l’Homme à la fois dans un espace qu’il n’a pas créé, mais où il doit s’installer, dans une temporalité fluctuante dont-il ne maîtrise pas toujours les paramètres, dans un rêve d’éternité qui le trouble et même le désoriente et le disperse.

La tentation est grande, devant l’essor des sciences et des technologies, de vider la cosmologie de ses assises métaphysiques pour la ramener à des considérations archéologiques (l’âge de l’univers), historiques (l’évolution) et matérialistes (les dimensions et les éléments constitutifs).

Celles-ci ont le mérite d’apporter des explications claires, d’utiliser des démarches que nous percevons facilement. Elles nous confortent dans une certaine aisance, une sécurité indéniable.

Malgré cet état des choses, l’Homme, intuitivement et rationnellement, pressent qu’il peut connaître plus. Il peut accéder à une connaissance universelle, transcendantale, intemporelle, unificatrice des réponses éparses que nous révèlent les autres domaines de pensée.

Cette connaissance à la fois si proche de l’homme, puisqu’elle est présente dans l’univers et si éloignée, puisque ses contours ne sont pas encore définis, nous conduit à jeter un regard nouveau sur l’Univers et les connaissances qu’il peut nous livrer sur lui.

Ce regard nouveau se fonde sur une réflexion contemplative, critique, interrogative, négatrice au bout de laquelle on découvre l’essence qui gît dans les bribes de savoirs que les autres sciences nous livrent.

Si donc il existe une essence explicative du fonctionnement de l’Univers, cela voudrait dire que le monde fonctionne selon une règle fondamentale, d’où découlent toutes les autres lois qui nous sont révélées par la science, l’histoire, l’économie, la géographie, la physique et toutes les autres disciplines particulières.

Quelle est donc cette règle essentielle qui fonde les dynamiques et les statiques du monde ? Son ambition est plus modeste, mais plus complexe, car il veut identifier l’essence de l’homme, que nous lui connaissons: ses dynamiques et ses statiques que nous ne connaissons pas encore.

En outre, c’est le judaïsme qui explique les différents visages que prennent les relations humaines, les relations entre les peuples. Des préalables majeurs l’inspirent :

1- La complexité de l’univers qui enrôle le connu et l’inconnu, le visible et l’invisible, l’accessible et l’inaccessible, le macroscopique et le microscopique, le déterminisme et l’indéterminisme, la possibilité et l’impossibilité. Face à cette complexité, que faire et comment se situer ? Qui peut dire où va le judaïsme ou s’il est déjà fini ? La quête du judaïsme, tenant encourage des pistes de réflexion à ce Sujet. Le judaïsme pour sa part est un catalyseur, une véritable provocation de la réflexion.

à propos de l'auteur
Guershon Nduwa est le président de la communauté juive noire de France.
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