La circoncision de Jésus coupée de sa racine

Illustration générée par l'auteur à l'aide de ChatGPT.
Illustration générée par l'auteur à l'aide de ChatGPT.

Le 1er janvier, huit jours après sa naissance, Jésus fut circoncis. Geste ancien, inscrit dans la Loi d’Israël.

Mais le monde post-moderne passa par-là, armé de narratifs alternatifs :

« Ce n’est pas un rituel juif ! C’est un geste symbolique, proto-palestinien, pratiqué depuis toujours sur cette terre.  »

Le mohel[1] devint « praticien de santé locale », oubliés le signe de l’Alliance, le commandement de la Torah !

Le sang de l’enfant devint symbole de la souffrance que les colons judéens imposèrent aux habitants de la Judée !

On annonça : « Jésus est musulman depuis toujours », son nom hébreux Yeshoua devint Issa, et il se vit attribuer un autre destin.

Les rois mages, porteurs de résolutions et de pétitions internationales, arrivèrent pour ajuster le keffieh miniature sur la tête de l’enfant.

Ses pleurs, preuve des traumatismes de « l’Occupation », furent interprétés comme des actes de résistance politique et comme des manifestations contre l’occupant.

Le premier janvier appelé « Circoncision » dans les anciens calendriers en souvenir de la circoncision juive de Jésus, est désormais livré à la réécriture palestinienne et à son islamisation « tendance ».

Et le petit Jésus, qui n’est plus à l’abri des hashtags, se retrouve seul à pleurer dans une Bethlehem palestinienne vidée de ses chrétiens…

[1] Circonciseur habilité selon la loi juive.

à propos de l'auteur
Marc Levy, consultant, ancien avocat aux barreaux de Paris et Bruxelles. Militant des droits de l’homme, a fondé la commission juridique de la LICRA. Il vit à Jerusalem depuis son alyah il y a une douzaine d’années.
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