La chute de Pharaon
Imaginons que nous nous tenions hors d’Égypte, observant la chute des plaies qui frappent l’oppresseur. Inévitablement, elles atteignent aussi les Hébreux qui restent pris dans les filets de sa cruauté.
Depuis cette distance, nous percevons non seulement la souffrance, mais aussi l’arc de l’histoire : quatre cents ans d’oppression qui prennent fin lorsque le cœur endurci de Pharaon ne peut plus tenir.
L’Égypte d’aujourd’hui porte un autre nom. Non pas quatre cents ans, mais quatre décennies d’hostilité et de malveillance continues. L’Iran a rendu la vie amère au peuple juif.
Nous, qui sommes à distance, voyons à la fois la douleur et la force intérieure du peuple d’Israël. Et nous reconnaissons ce qui suit inévitablement : ce qui s’endurcit au-delà de toute mesure finit par se briser.
Ce Pessah n’est pas seulement mémoire : c’est une clarté.
La phrase finale de notre Séder cette année est : « Am Israël ‘Haï », le peuple d’Israël vit.
Nous sommes avec eux. Nous sommes eux.
Rabbin Moshe Pitchon
