Israël : un partenaire majeur au développement

Le 7 avril 2016, nous avons publié ce texte suite à notre visite de l’exposition interactive sur Israël « Open a door to Israël », qui avait ouvert ses portes à Paris au Carrousel du Louvre le mercredi 30 mars 2016.
Dans cette tribune, nous rappelions une des déclarations faites par le Président Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique du gouvernement français qui disait aux autorités israéliennes en Septembre 2015 lors de passage à Tel-Aviv, « nous avons besoin de votre énergie ». Et oui, le monde a besoin de l’énergie d’Israël.
Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes de ceux qui pensent comme le Président Emmanuel Macron, que le monde a besoin de l’énergie d’Israël.
Les recents accords de paix et de coopération signés entre Israël et quatre pays arabes (Les Émirats Arabes-Unis, le Bahrain, le Soudan et le Maroc) en témoignent. Ces accords de paix et de coopération marquent un tournant majeur dans l’histoire d’Israël et dans l’histoire du Moyen-Orient.
L’admission d’Israël au forum du gaz de la Méditerranée orientale, réunissant Israël, la Grèce, l’Italie, la Jordanie, l’Égypte et l’Autorité palestinienne, une nouvelle organisation lancée dernièrement, qui permettra une coopération régionale plus étroite entre Israël et ses voisins en est une parfaite illustration.
De l’agriculture à l’eau en passant par la santé et l’énergie, grâce à Horizon 2020, les partenariats entre Israël et l’UE dans le domaine de l’innovation touchent déjà des millions de personnes.
Israël est également un acteur majeur et un partenaire au développement qui est de plus en plus présent en Afrique où, l’Etat d’Israël n’est pas un nouveau venu, il agit en Afrique depuis plusieurs années tout comme dans les autres continents de la planète.
La crise sanitaire qui s’est abattue sur le monde entier, les questions liées à la transition écologique et au réchauffement climatique, poussent à un changement de paradigme économique. On parle de plus en plus de circuits courts, de changement de modèle économique en intégrant l’incontournable question de l’écologie, sans oublier le volet social, faire moins de blessés sur la route de la mondialisation, l’indépendance, de souveraineté et bien d’autres sujets tels que le multiculturalisme, la sécurité, qui demeurent tous importants, voire prioritaires.
Tous ces sujets replacent au cœur de la stratégie, le rôle des alliances et des partenariats.
Il est important de rappeler que nous sommes aujourd’hui à l’époque des nations. Des nations libres et indépendantes qui doivent se construire souverainement. Mais, elles ne peuvent le faire toutes seules dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui. Car, elles n’ont pas toutes la même taille, la même puissance, elles ne sont pas au même niveau d’avancement, elles ne sont pas non plus toutes dans le même espace géographique.
Leurs besoins ne se présentent pas tous toujours dans les mêmes termes et dans le même ordre de priorité, mais elles peuvent faire face aux mêmes difficultés et menaces. Elles ont donc besoin de se rallier à d’autres nations autour d’intérêts solidaires, dans des alliances et des partenariats qu’elles choisissent librement en fonction de leurs spécificités et de leur lieu géographique.
Cette crise sanitaire qui s’est abattue sur le monde entier, les questions liées à la transition écologiques, au réchauffement climatique, à la sécurité, au multilatéralisme et biens d’autres montrent clairement qu’aucune nation même la plus puissante, ne peut faire cavalier seul dans un monde marqué par une mondialisation économique de plus en plus contestée par les citoyens qui en subissent les effets pervers.
Le monde change et le contexte économique, social, sanitaire démographique, climatique, écologique, et politique avec lui. Il convient donc que les politiques s’adaptent, voire anticipent afin de s’organiser du mieux possible et faire face aux défis de manière plus efficace tout en demeurant dans le débat démocratique et républicain et répondre du mieux possible aux attentes des populations pour leur bien-être.
Dans cette optique, Israël qui est un État qui veut que le monde change car, il a sa part dans ce changement, et qui tend la main à tous les êtres humains et nations dans le besoin, sans préjudice de race ou de religion, en signe de témoignage de l’idéal traditionnel juif de Tikkun Olam – Réparer le monde, demeure un acteur majeur et un partenaire au développement.
Au début des années 70, le Président Félix Houphouët-Boigny répondant à la question d’un journaliste sur la paix au Moyen-Orient disait : « nous voulons la paix dans cette région« .
Oui nous voulons la paix dans cette région du Moyen-Orient qui a longtemps été marquée par de violents conflits, et que la place soit faite à une coopération internationale juste, apaisée et prospère.
Nous sommes aujourd’hui à l’époque des nations, des nations libres et indépendantes qui doivent se construire souverainement, tout en développant entre elles des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, selon l’article 1, alinéa 2 de la charte des Nations Unies. C’est pourquoi, nous nous réjouissons de cette dynamique de paix entre les nations et notamment au moyen-Orient entre Israël et ses voisins. Une dynamique de paix que nous souhaitons toujours vivante et forte afin de voir le cercle de la paix s’ élargir avec l’établissement de nouvelles relations diplomatiques s’établir pour le bonheur des peuples et des nations.
Ces accords d’Abraham marquent une première étape importante d’une profonde transformation du Moyen-Orient et la place qu’occupe Israël dans cette région.
Pour la première fois de l’histoire, Israël n’est plus perçu comme un ennemi par toute une partie des pays et des populations de la région mais comme un partenaire économique, technologique et culturel.
Une dynamique de paix que tous les partenaires en Europe et à travers le monde sont invités à comprendre l’importance, à s’en réjouir et à accompagner pour la construction d’un nouveau Moyen-Orient juste, apaisée et prospère. Une dynamique de paix que nous voulons toujours vivante et encore plus forte afin de voir s’agrandir le cercle de la paix.
En juin 2017, j’ai participé à la Mairie du 16ème arrondissement à Paris, à un colloque organisé par l’Ambassade d’Israël en France à l’occasion des 60 ans de MASHAV. Le thème de ce colloque présidé par Madame Aliza Bin-NOUN alors Ambassadrice d’Israël en France était : « Coopération internationale et Développement en Afrique : nouveaux défis face à la #mondialisation ». Un sujet plus que d’actualité et mise en lumière par la crise sanitaire que nous traversons, un sujet sur lequel j’ai également publié plusieurs articles.
Ainsi donc, ces accords de paix pour nous sont d’une importance capitale et représentent une véritable opportunité pour la coopération internationale et pour le développement non seulement dans la région du Moyen-Orient, mais également en Afrique et dans le monde entier.
Il n’y a pas de génération spontanée. Bâtir est une œuvre de générations. A chaque génération ses pierres à l’édifice commun. A chaque génération sa part de mission.
Chaque génération marche dans les voies tracées par les générations précédentes, et accomplit sa part de mission. La nôtre doit réussir son pari face à l’histoire.
