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Israël, le droit et le devoir de frapper l’Iran

Une photo de l'ayatollah Ali Khamenei brulée par des manifestants devant l'ambassade d'Iran, à Londres, le 12 janvier 2026. (Crédit : Alastair Grant/AP)
Une photo de l'ayatollah Ali Khamenei brulée par des manifestants devant l'ambassade d'Iran, à Londres, le 12 janvier 2026. (Crédit : Alastair Grant/AP)

Israël vient de franchir une étape historique en brisant le tabou des frappes directes en territoire iranien. Pendant des décennies, Téhéran a orchestré la terreur par procuration ; aujourd’hui, l’offensive israélienne démontre qu’aucun Etat terroriste, quelle que soit sa taille ou sa puissance de nuisance, n’intimide Israël.

Cette confrontation soulève les deux questions majeures du droit international et du devoir moral pour la survie du peuple juif.

Comme l’a souligné l’ambassadeur Danny Danon aux Nations Unies, il n’existe « aucune immunité pour les terroristes », qu’ils se cachent dans des tunnels ou dans les palais de Téhéran.

Israël ne frappe pas l’Iran en tant que nation civile, mais s’attaque aux centres de commandement qui planifient la destruction de l’Etat hébreu.

Le message est clair : il n’y aura plus de sanctuaire terroriste, ni à Gaza, ni à Beyrouth, ni au cœur même de l’Iran. L’Iran ne se contente pas d’abriter des leaders terroristes ; il est le moteur du terrorisme d’état. En finançant, armant et offrant une couverture diplomatique à ses affiliés, Téhéran viole systématiquement ses obligations internationales.

L’Iran n’a pas pleinement respecté les engagements du Plan d’action global commun (JCPOA), signé en 2015 sous la présidence de Barack Hussein Obama. La communauté européenne accuse Donald Trump de s’être retiré du JCPOA (Plan d’action global commun) le 8 mai 2018. Trump dénonçait les « clauses de caducité » (sunset clauses) : les limitations iraniennes sur l’enrichissement d’uranium expirant en 2025-2030, permettraient à Téhéran de reprendre un programme nucléaire militaire légalement après les vérifications de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Il accusait l’accord de ne couvrir ni missiles balistiques iraniens ni soutien au terrorisme régional (Hezbollah, Hamas, Houthis, Syrie), laissant l’Iran « plus dangereux » malgré la prétendue conformité nucléaire initiale. A propos de la question sur les missiles balistiques, les 12 jours de guerre menés par Israël contre l’Iran et la guerre « Lion Rugissant » viennent corroborer la thèse de Donald Trump, convaincu que la menace plane aussi bien sur les Etats-Unis d’Amérique que sur Israël.

Quant à la question du programme nucléaire militaire développé par l’Iran, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff vient de révéler récemment (Fox News, 3 mars 2026) que dès la première réunion à Genève, les négociateurs iraniens ont affirmé « sans aucune honte » contrôler 460 kg d’uranium enrichi à 60 %. Ce sont les négociateurs iraniens eux-mêmes qui auraient précisé à la délégation américaine qu’ils étaient conscients que ce stock permettait de fabriquer 11 bombes nucléaires. Selon Witkoff, l’Iran a utilisé cette information comme point de départ des négociations, affichant une certaine « fierté » d’avoir contourné les protocoles de surveillance internationaux pour atteindre ce seuil de rupture. Witkoff a décrit cette attitude comme une tentative de « chantage » ou de démonstration de force (strong-arm), ce qui a conduit à une impasse, les Etats-Unis exigeant un démantèlement total et « zéro enrichissement ».

Dans ce contexte de menace imminente pour sa sécurité, Israël rappelle à la communauté internationale les textes qu’elle feint d’oublier :

·       La Résolution 1373 du Conseil de Sécurité : elle stipule qu’aucun état ne peut abriter, financer ou offrir de refuge à des terroristes. L’Iran, par son soutien massif au « croissant chiite », enfreint ces obligations contraignantes.

·       La Convention de 1997 : elle impose aux États de poursuivre ou d’extrader les auteurs d’actes terroristes, une règle dont l’Iran fait totalement abstraction.

·       La Résolution 51/210 (17 décembre 1996) intitulée « Mesures visant à éliminer le terrorisme international » : elle condamne fermement le terrorisme sous toutes ses formes et appelle à une coopération internationale renforcée pour sa prévention et sa répression, complétée par une annexe déclarant le financement du terrorisme contraire aux principes de l’ONU.

Au droit international s’ajoute le droit coutumier :

·       La doctrine Caroline : En vertu du droit international coutumier, Israël invoque la légitime défense préemptive. Face à une menace nucléaire ou balistique imminente, la nécessité de la riposte est immédiate et proportionnée à la survie de la nation. La Cour internationale de Justice (CIJ) reconnaît la doctrine Caroline comme faisant partie du droit international coutumier, en référence à ses critères stricts de nécessité et de proportionnalité pour la légitime défense anticipée. (La notion de proportionnalité demeure une notion juridique complexe et subjective propre à chaque Etat et qu’il est quasiment impossible de définir juridiquement).

De plus, Israël, même s’il n’a jamais ratifié le Protocole I additionnel aux Conventions de Genève de 1949, adopté en 1977, s’efforce, néanmoins, d’en respecter la lettre et l’esprit en mettant tout en œuvre afin de distinguer lors de frappes militaires la population innocente des dirigeants iraniens aspirant la destruction de l’Etat d’Israël, alors même que les frappes iraniennes ne distinguent en rien les civils des soldats.

Israël dénonce le double standard, l’hypocrisie des nations qui condamnent ses frappes tout en ayant elles-mêmes agi sur des sols étrangers au nom de leur sécurité (comme la France au Sahel ou le Royaume-Uni contre Daesh).

Pourquoi la souveraineté de l’Iran, état paria dirigé par des « fous d’Allah » qui de surcroît n’ont éprouvé aucun scrupule à réprimer dans le sang les manifestations de leurs propres frères n’aspirant qu’à recouvrer sa liberté perdue depuis 47 ans, serait-elle plus sacrée que la sécurité des citoyens israéliens ?

Israël se pose comme la conscience morale d’un monde frappé de cécité et de lâcheté. La question n’est plus de savoir si Israël a le droit de frapper, mais pourquoi le monde tolère un régime qui aspire à la destruction d’un état souverain.

Israël n’a pas seulement le droit, mais le devoir de neutraliser la menace iranienne. C’est un combat pour la civilisation contre la barbarie, mené au nom de ceux qui se sont sacrifiés pour cette terre et pour garantir la sécurité des générations futures.

Am Israël ‘Hay!

Haïm Ouizemann

à propos de l'auteur
Diplômé de l’Institut des Civilisations et Langues Orientales de Paris (INALCO) et certifié de l’Institut Catholique de Paris (ICP) enseigne la Bible (TaNa’Kh), sa langue, son éthique et son histoire. Installé, depuis son Alya en 1989 à Ashkelon, il participe activement au refleurissement d'Erets Israël. Végétalien par conviction morale, Haïm rêve d'une ère nouvelle où les grandes spiritualités pourraient se rencontrer en vue d'instaurer un monde meilleur. Convaincu que le retour du peuple d’Israël en Erets-Israël annonce la restauration de l'idéal de fraternité abrahamique, il encourage le dialogue interreligieux dans le respect de l'autre
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