Islamo-gauchisme : la ministre Frédérique Vidal a raison

Le 23 février 2021, la ministre française de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, a rencontré des étudiants universitaires à Poitiers, dans l'ouest de la France. institutions universitaires du pays.
GUILLAUME SOUVANT / AFP
Le 23 février 2021, la ministre française de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, a rencontré des étudiants universitaires à Poitiers, dans l'ouest de la France. institutions universitaires du pays. GUILLAUME SOUVANT / AFP

Un proverbe africain dit « C’est l’air du ventre non dégagé qui déchire les vêtements ».

La question de l’islamisme fait l’objet d’une inquiétude croissante depuis de nombreuses années, dans l’espace politique comme dans le monde de la recherche. Il s’agit d’une thématique très pertinente eu égard aux vastes enjeux qu’il recouvre.

Inquiète de la progression de l’islamo-gauchisme au sein de l’université, la ministre Frédérique Vidal a décidé de confier une enquête au CNRS. Depuis, elle subit les tirs de barrage d’une partie des enseignants et chercheurs ainsi que de représentants de la gauche et de l’extrême gauche, qui s’indignent de méthodes « maccarthystes ».

On veut « censurer ». On veut tuer la liberté académique. Et surtout, argument suprême, « l’islamo-gauchisme » n’aurait, selon les détracteurs de la ministre, aucune réalité « scientifique ». Du point de vue des enjeux scientifiques, elle aborde une question épineuse d’où l’intérêt intellectuel de la thématisation de l’islamo-gauchisme.

Il s’agit principalement pour elle, non seulement de mettre en exergue la direction non empruntée par ses devanciers, mais également de proposer de nouvelles pistes à explorer pour que fleurisse le débat sur l’islamo-gauchisme, un sujet qui aurait droit de cité partout dans les universités françaises.

En outre dans son optique, l’islamo-gauchisme ne doit pas être une réalité sans importance, c’est-à-dire ne reflétant rien de la vie quotidienne des Etudiants.

Également présent dans le milieu universitaire, les islamistes ont gagné la confiance de toute une élite bien-pensante, des intellectuels qui au nom de l’ouverture, du pluralisme et de l’inclusion sont devenus leurs alliés les plus sûrs.

Ces intellectuels interviennent régulièrement dans les médias pour défendre l’islamisme et accuser d’intolérance et de racisme ceux qui osent le critiquer.

Pour la ministre, l’islamo-gauchisme n’est pas un discours essentiellement conceptuel coupé de la France. Il n’est que l’expression théorique discursive des manifestations concrètes de la vie, des rapports sociaux de production et d’échange dans la sphère universitaire.

Des universitaires islamistes interviennent souvent dans les médias qui leur offrent bien gentiment une tribune. Ils en profitent alors pour donner une image positive de l’islamisme, défendre la laïcité «ouverte», appeler à la tolérance tout en condamnant l’islamophobie.

Cette approche théorique se prête particulièrement bien à l’analyse des relations scientifiques via une meilleure compréhension des processus de l’islamo-gauchisme, en plus de constater la présence des islamistes, ce constat a permis à Frédérique Vidal de mettre en évidence l’existence de ce phénomène, considéré comme distinct de l’islam.

Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Donc nier la présence de l’ « islamo-gauchisme », c’est purement passer sous silence les conditions mêmes de possibilité de cette pensée. Il faut arrêter de prendre les propagandistes de l’islamisme radical pour de pauvres victimes parmi les plus vulnérables. Car nous savons qu’une idéologie a toujours ses théoriciens.

Ceux-ci qu’en tant que théoriciens d’un mouvement, ont des visées politiques, économiques, stratégiques… Ceux-ci existent bel et bien au sein de l’université.

à propos de l'auteur
Guershon Nduwa est le président de la communauté juive noire de France.
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