Iran : nouvelles pendaisons publiques

Arrêtés en Iran pour viol et vol en 2015, Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat ont été fouettés puis pendus en public à Shiraz, le 25 avril 2019. Ils étaient âgés de 17 ans.

La pendaison est prévue par le code pénal islamique iranien.

Les informations en provenance des experts des Nations-Unies (ONU) indiquent que les deux mineurs ont été retenus en cellule deux mois, subi des traitements non conformes aux droits humains et un procès « entaché d’irrégularités ».

Les pendaisons des deux adolescents viole la signature de l’Iran à la convention internationale des droits civils et politiques et à la convention sur les droits de l’Enfant interdisant, chacune l’exécution des personnes mineures. Elles constituent de surcroît une violation de la règle de Droit international, de la Charte de l’ONU et des Droits humains.

Elles ne sont pas uniques en Iran. Elles se joignent à l’intérieur aux violations générales des libertés privées et publiques en Iran et à l’Extérieur aux menaces de destructions (Israël) et de conflits (Etats arabes du Moyen-Orient)proférées régulièrement par les autorités iraniennes.

Plusieurs Etats occidentaux soutiennent le maintien et le développement des relations commerciales, économiques, diplomatiques, etc avec le régime théocratique, autoritaire, oligarchique en vigueur en Iran.

Cet exemple de violation par l’Iran des traités qu’elle a pourtant signés révèle le peu de crédit que les experts accordent à la signature de Téhéran. Reste à espérer qu’ils saisissent cette nouvelle opportunité épouvantable afin de modifier leurs soutiens à tel régime.

à propos de l'auteur
Pierre Saba
Comments