Intérêt pour les Juifs d’Afrique et la question raciale
Le Juif africain existe. Mais il est rare qu’on le rencontre.
On est frappés par les nombreux propos dichotomiques venant de petits rabbins entre leur spiritualité et le judaïsme. Tout ceci va très au-delà des contingences raciales.
Quand on connaît ces groupes, on ne peut pas souscrire à l’idée d’une race inferieure qu’il puisse y avoir derrière leur démarche religieuse des intentions racialistes. Ils manifestent surtout un désir du judaïsme, comme en témoigne leur implication dans l’apprentissage de l’hébreu et des rituels. Leur investissement est total.
Ceci est aussi une réflexion sur la capacité de l’Afrique à surmonter les intentions racistes externes et à refuser de reconnaître son unité, un programme autant philosophique que politique. L’histoire peut se définir aussi comme la science des hommes dans le temps et dans l’espace. Certains, éblouis devant les brillantes civilisations africaines continueront à nier l’évidence.
Pour eux, l’Afrique ne peut rien produire de bien. Les plus perfides finiront par prétendre que le Noir est une « matière première malaxée au cours des âges par les influences ». Ancienne, la population juive en Afrique aurait été en outre fort nombreuse, dans la mesure où elle aurait été renforcée au cours des siècles par des vagues successives de migrants juifs.
Chaque vicissitude de l’histoire des Israélites aurait ainsi amené en Afrique son lot de réfugiés, et ce dès la chute du royaume d’Israël vers -722 av. et la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor en -586. Une liste particulièrement impressionnante de ces différentes vagues de migrants a ainsi été dressée par M.Eisenbeth.
Pour N.Slouschz, ces migrations successives auraient abouti à une grande complexité du peuplement juif en Afrique, constitué de communautés de langue et de culture différentes. Dans sa synthèse consacrée aux juifs de l’Afrique ancienne.

