Imposer la paix pour la réaliser

Le président Donald Trump à un rassemblement de campagne à l'Université Drake, le jeudi 30 janvier 2020, à Des Moines, Iowa. (Photo AP / Charlie Neibergall)
Le président Donald Trump à un rassemblement de campagne à l'Université Drake, le jeudi 30 janvier 2020, à Des Moines, Iowa. (Photo AP / Charlie Neibergall)

Il faut se rendre à l’évidence, depuis que des négociations ont été possibles entre Arabes et Juifs pour la reconnaissance et la coexistence entre ces deux peuples, aucune n’a aboutie, après 27 ans, il faut se résoudre à en tirer les conséquences et à analyser les raisons de ces échecs successifs.

Il faut reconnaître que ce conflit n’a pas pour base une revendication d’un quelconque territoire qui aurait été occupé, mais bien d’un refus maintes fois réitéré par les Arabes, d’accepter l’existence d’un État juif dans cette région, à partir de ce constat, il sera possible de comprendre tous les rejets, de tous les plans de paix proposés aux Palestiniens, qui leur octroyaient pratiquement toutes les concessions qu’ils demandaient aux Israéliens de faire.

Ce constat fait, il faut maintenant imposer une solution, il se trouve que le plan de paix de M.Trump est la meilleure proposition, la plus généreuse qu’Israël pourrait accepter aujourd’hui, les deux directions palestiniennes, celle de Gaza et celle de Ramallah n’accepteront jamais ce plan comme elles avaient rejeté d’un revers de mains toutes les autres, il ne faut pas qu’Israël attende plus longtemps pour mettre à exécution les premières bases échafaudées dans ce plan.

M.Trump a donné un délai de quatre ans aux palestiniens pour s’asseoir à la table de négociations pour négocier tous les détails de ce plan de paix qui en prévoit de très nombreux, tous très détaillés, mais pas imposés.

A moins d’un miracle qui adviendrait avant la limite du délai imparti dans le plan, je ne vois ni M.Abbas, le Président non élu, ni M. Haniyeh le terroriste bien connu, accepter ne serait-ce qu’une seule close de ce plan, je pense même que ces deux leaders palestiniens aimeraient, mais secrètement, qu’on en finisse de leur demander un accord qu’ils ne sauraient donner, pour qu’on leur impose une solution dont ils s’accommoderont par la force des choses.

Les Arabes qui vivent en Judée-Samarie (Cisjordanie) pourront s’administrer dans les territoires qu’ils occupent actuellement, ils pourront choisir entre une vie à côté des Juifs, développer leurs activités, construire leur avenir qui pourra être aussi radieux que celui de leur voisin, profiter de toutes les avancées technologiques, scientifiques et économiques que les Israéliens ne manqueront pas de partager avec eux.

Ou alors ils pourront continuer à essayer de réaliser leur rêve, encore une fois grâce au terrorisme qui leur a permis de faire avaler la couleuvre d’une patrie arabe palestinienne qui aurait été spoliée par des Juifs venus d’ailleurs après la Shoah, ce dont ils ne seraient pas responsables.

Ce rêve, c’est celui qu’ils font miroiter dès leur plus tendre enfance, à leur jeunesse dans les écoles financées par l’UNRWA voire l’Union Européenne, de refouler les Juifs à la mer et d’occuper toute la partie de la Palestine du mandat, du fleuve à la mer.

Une fois le plan de paix appliqué par Israël, avec ou sans négociations avec les palestiniens, il ne restera plus qu’à attendre une nouvelle génération de dirigeants palestiniens qui, comme l’ont fait les allemands et les japonais après la fin de la Seconde Guerre mondiale, se sont attachés à se relever en tout point, plutôt que de se morfondre en regrets et en résistance terroriste contre les forces alliées qui les occupaient, on a vu le résultat pour ces deux pays, ils font partie aujourd’hui des plus grandes puissances technologiques et économiques du monde.

Israël ne doit plus tergiverser, il doit aller de l’avant, bien faire comprendre aux Palestiniens qu’ils ne pourront dépasser les limites de ce que le plan de paix de Trump a fixées, être clair et déterminé à les imposer sans hésitation, dans sa grande majorité le peuple israélien n’acceptera jamais de faire plus de concessions, elles pourraient les mettre face aux mêmes dangers que les habitants du Sud d’Israël, qui subissent depuis le retrait israélien de Gaza, des attaques terroristes très dangereuses et graves.

Pour la solution au problème que pose Gaza, Israël devra mettre les grandes puissances devant leurs responsabilités, soit elles agissent pour désarmer les terroristes qui s’y trouvent et qui menacent Israël tous les jours, soit Israël devra le faire au risque de détruire toutes les infrastructures de ce territoire par son aviation, jusqu’à ce que ces criminels sortent de leurs souterrains dans lesquels ils se cachent, en agitant un drapeau blanc.

Il faut leur faire savoir qu’aucun soldat israélien ne rentrera dans ce bourbier, je suis sûr que si Israël agitait cette menace et la façon que je préconise pour la réaliser, les dirigeants gazaouis n’attendraient pas très longtemps avant de se rendre à de plus justes sentiments de paix avec Israël.

à propos de l'auteur
Dans son blog, Serge parlera du conflit israélo-arabe, de relations internationales, et d'Israël face aux medias dans le monde
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