Gustav Meyrink et son livre « Le Golem » : partie 3

S’intéresser à la kabbale, même lorsqu’on voulait s’en servir pour démontrer la véridicité du message du Christ n’était pas sans danger. Cette fâcheuse expérience fut le lot de Raymond Lulle, grand missionnaire chrétien tant auprès des musulmans que des juifs. Cet ecclésiastique avait écrit dans son Ars magna que la kabbale juive était la quintessence de la Révélation naturelle et qu’elle trouvait sa forme la plus achevée dans le christianisme. L’accusation d’hérésie ne se fit point attendre.

Il en fut de même de Pic de la Mirandole dont l’une des thèses stipulait que la kabbale et la magie démontraient mieux que toute autre science la divinité de Jésus et la vérité de la religion chrétienne…Outre les circonstances obscures de sa mort prématurée (les soupçons se portèrent sur son secrétaire qui l’aurait empoisonné sur ordre), une commission pontificale condamna ses thèses.

Pourtant, ce jeune aristocrate italien qui rêvait de tout apprendre et de tout comprendre fut celui qui scella une relation profonde et durable entre la mystique juive et la culture européenne. Tout ce qu’il incarnait aurait dû l’éloigner de ce qui rappelait l’identité ou la culture juive. A la mort de son père, il est élevé par sa mère qui lui enjoignit d’étudier le droit canon à Bologne jusqu’en 1478. Il avait alors quinze ans. A vingt ans, après le décès de sa mère, il faisait partie des princes les plus fortunés d’Europe et pouvait enfin étudier les matières qui lui plaisent. Fin 1479, il s’initia à la philosophie à Ferrare et rencontra le célèbre prêcheur dominicain Savonarole.

Mais cela ne calma pas encore son avidité de savoir. En 1480, il partit pour Padoue où il vécut deux années très intenses. Sous la férule de son dévoué maître d’hébreu, Eliya Delmédigo (Helias Cretensis des Latins), il approfondit Aristote et ses commentateurs, notamment Averroès, mais sa première véritable découverte sera la pensée judéo-arabe que son maître juif consentit à mettre à sa portée par des traductions en latin et des leçons privées..

Pic va sillonner l’Europe de l’ouest en quête de sagesse et de savoir. Il se rendit donc à Florence où il se lia d’amitié avec Laurent de Médicis, dit Laurent le magnifique. Et de juillet 1485 au début de l’année suivante, il demeura à Paris où il suivit les cours de la Sorbonne. Mais en mars de cette même année 1486, Pic commit une très grave erreur qui faillit lui coûter la vie : à Arezzo, alors qu’il se rendait à Rome,  il séduisit et enleva une femme mariée, Marguerite de Médicis. Rejoint par le mari de celle-ci qui tailla son escorte en pièces et le blessa grièvement, Pic est emmené en captivité et sa vie ne tenait plus qu’à un fil. Il ne dut son salut qu’à l’intervention ferme de Laurent, cousin du mari trompé, qui interdit à son parent de juger son protégé et de le mettre à mort.

Retrouvant ses esprits et remis de ses blessures, Pic regretta son geste et publia un très émouvant acte de contrition où il mit ses lecteurs en garde contre les tentations de l’amour. Enfin, il se replongea dans ses chères études, notamment avec Delmédigo qui l’initia aux textes d’Avicebron (ibn Gabirol), d’Avicenne, de Maimonide et d’Averroès, tandis que Flavius Mithridate traduisait pour son élève les grands textes kabbalistiques.

Ainsi préparé, Pic se sentit en mesure de présenter ses 900 thèses au cours d’une grande joute à laquelle il invita, dès les premières semaines de 1487, tous les théologiens d’Europe à venir débattre avec lui. Mais le Pape Innocent VIII était réticent et nomma une commission pontificale chargée d’examiner les thèses : Sept furent alors déclarées hérétiques et six autres douteuses…  Il est évident que les dignitaires de l’église ne souhaitaient pas donner une trop grande publicité aux idées d’un homme qu’ils ne pouvaient pas contrôler et dont l’avidité de savoir, par delà toute attache confessionnelle, les inquiétait fortement. La suite ne se fit pas attendre. Dès 1488, Pic est arrêté sur ordre du pape entre Lyon et Grenoble. Il est conduit à Paris où on le jette en prison. C’est à nouveau Laurent de Médicis qui le sauva : grâce à son intervention, Pic retrouva la liberté sans réussir à cacher son amertume.

Il comprit enfin que la recherche de la vérité n’était pas la préoccupation majeure des représentants du culte établi. Dans son Apologie, il se moque des membres de la commission pontificale qui avaient osé censurer ses thèses sans même les comprendre et qui ignoraient jusqu’au sens du terme kabbale :  «il y avait peut-être parmi eux des gens qui s’imaginaient que les membres de la kabbale n’étaient pas des hommes mais plutôt des élans ou n’importe quelle autre espèce de centaures ou de monstres… Et lorsqu’un jour on demanda à l’un d’entre eux ce qu’était la kabbale, il répondit  que c’était un homme perfide et diabolique qui avait beaucoup écrit contre le Christ ; d’où le nom de kabbalistique attaché à ses paroles.»

De retour à Florence, Pic se lie d’amitié avec un autre savant juif, grand admirateur de Moïse de Narbonne et de ses commentaires des œuvres d’Averroès. Il s’agit de Johanan Alemanno (1436-1504) qui sera désormais son maître d’hébreu.

L’œuvre de Pic est considérable et on lui doit l’intégration réelle de la kabbale au sein de la culture européenne. Les convertis juifs n’avaient fait qu’ouvrir la voie, c’est Pic qui donna à la kabbale juive, mais aussi et surtout à la kabbale chrétienne, ses lettres de noblesse. Son Oratio de hominis dignitate (De la dignité de l’homme) réunit trois problématiques : la supériorité de l’homme par rapport à toutes les créatures, l’homme est fait à l’image de Dieu et, enfin, son essence n’est autre que la liberté. On lui doit aussi un commentaire des premiers chapitres du livre de la Genèse, l’Heptaple, ainsi qu’un commentaire du Psaume 15, fait directement sur le texte hébraïque.

Pic s’éteignit le 17 novembre 1494, le jour même de l’entrée  en Italie du roi de France, Charles VIII. En guise d’hommage posthume, Marsile Ficin, aura cette magnifique phrase : «l’âge faisait de lui un fils pour moi, l’amitié un frère et l’amour un autre moi-même.»

On peut dire que Pic entendait trouver dans l’interprétation kabbalistique de la Bible hébraïque la vérité chrétienne. Sa vie mais aussi son œuvre offrent un bel exemple de réappropriation de l’héritage juif par l’Europe, allant de pair avec la réintégration de cette même culture, en dépit d’un ostracisme pluriséculaire de l’église. Toutefois, les limites de cette entente apparaissent tout aussi nettement puisque Pic admettait dans son entourage immédiat soit des juifs convertis soit en rupture avec leur orthodoxie…

Cette dernière ne resta pas les bras croisés face à cette idylle dangereuse qui réunissait des Docteurs des Ecritures et des sages chrétiens. Les rabbins se sont émus de l’usage de la kabbale par les apologistes chrétiens dont les motivations réelles leur apparaissaient très clairement. Il est significatif de voir que les arguments émis par les juifs à l’encontre de la kabbale chrétienne des XIV-XVe siècles sont presque rigoureusement identiques à ceux qui seront articulés contre la Kabbala Denudata du baron Knorr von Rosenroth au XVIIe siècle.

Pourtant, il y eut une autre approche juive qui se voulait bien plus subtile qu’un refus tranché : au lieu de stigmatiser ce qui apparaissait comme une parfaite inconduite, une sollicitation chrétienne des textes kabbalistiques, on mit tout cela sur le compte de regrettables erreurs d’interprétation remontant aux Apôtres Jean et Paul. Au gré de cette nouvelle explication juive, ces deux hommes étaient, à l’origine, des kabbalistes, qui s’étaient hélas mépris sur le sens véritable de certaines doctrines ésotériques, ce qui expliquait l’apparition de doctrines aussi «erronées» que l’Incarnation et la Trinité.

Cette démarche instrumentalise avec subtilité et finesse les origines du christianisme car elle établit, grâce à cette référence, l’antiquité de la kabbale à laquelle tous ses adeptes juifs croyaient fermement. C’est un polémiste juif Profiat Duran, l’auteur de  la Kelimat ha-Goyim (La honte des Chrétiens), qui exposa cette thèse vers 1397 : «La doctrine trinitaire qu’ils ont adoptée par erreur au sujet de Dieu n’est que le résultat de leur interprétation erronée de cette sagesse (la kabbale). Ils se sont notamment mépris sur le sens de la théorie kabbalistique des trois lumières : la lumière primordiale, la lumière pure et la lumière rayonnante. Il en va de même de leur doctrine de l’Incarnation qui est un dévoiement des idées kabbalistiques sur la façon dont l’âme investit le corps.»

On peut donc dire qu’avec le temps, les théologiens chrétiens acquirent une connaissance de plus en plus approfondie de l’exégèse kabbalistique et s’en servirent à leur profit. C’est ainsi qu’un marrane du nom de Pedro de la Caballeria interpréta le verset du trisagyon d’Isaïe 6 ;3 dans son ouvrage Zelus Christi de la manière suivante :  saint renvoie au Père, saint renvoie au fils et le troisième saint renvoie au Saint Esprit. Mais il faut rappeler que ce ne furent pas les juifs convertis mais bien Pic qui donna à la kabbale ses lettres de noblesse dans la culture européenne.

Knorr von Rosenroth(1636-1689) et sa  Kabbala Denudata 

Après de solides études d’hébreu, Knorr entreprit différents voyages à travers l’Europe qui le conduisirent en France, en Angleterre et en Hollande, entre 1663 et 1666. A Amsterdam, il se lia avec le chef de la communauté des juifs originaires d’Allemagne, le rabbin Méir Stern, qui lui facilita l’accès aux textes kabbalistiques et aux cercles ésotéristes de la ville. Pourtant, depuis le commencement, Knorr n’avait jamais fait mystère de ses visées prosélytistes. En Angleterre, il put se rapprocher du chef de l’école platonicienne de Cambridge, Henry More ( 1614-1687) et de son ami Franciscus Mercurius van Helmont. La philosophie religieuse de ce dernier répondait pleinement aux attentes de Knorr car elle se composait d’un savant mélange de néoplatonisme, de kabbale juive, de physique moderne et d’une bonne pincée de théosophie boehmienne. Chez ces deux mentors, Knorr découvrit deux principes majeurs qui allaient le guider durant toutes ses recherches à venir : 1/ la kabbale est une sorte de Révélation originelle qui, sous forme de doctrine mystique, guide depuis toujours les pas de l’humanité. 2/ il existe un noyau ésotérique commun aux deux religions depuis les origines, tant à la foi juive qu’à la foi chrétienne. Aux yeux de Knorr, cela signifiait que la kabbale juive contenait, quoiqu’en disent les juifs eux-mêmes, le germe des doctrines cardinales du christianisme ou, à tout le moins, y renvoyait.

La Kabbala denudata se voulait avant tout une traduction commentée du Zohar et une analyse raisonnée de ses doctrines majeures. Il va de soi qu’aux yeux de Knorr, comme, d’ailleurs de la totalité de ses contemporains chrétiens, la paternité littéraire du Zohar attribuée au tanna du IIe siècle, rabbi Siméon ben Yochaï était absolument incontestable. Cette foi en une antiquité supposée du Zohar permettait de faire de son auteur un contemporain de Saint Paul, ce qui parachevait la concordance entre l’enseignement ésotérique des juifs de l’époque et le discours des Apôtres en lesquels on voyait des kabbalistes avant la lettre. Il faut savoir que Moïse de Léon avait mis en scène Siméon ben Yochaï et son fils Eléazar en brodant sur une anecdote talmudique quasi légendaire : ayant critiqué les ouvrages d’art des Romains et violemment condamné leurs mœurs dépravées, Siméon  fut dénoncé à l’occupant qui chercha à le tuer. Il dut s’enfuir et se cacher dans un grotte, des années durant, en compagnie de son fils. Selon le récit talmudique, les deux hommes se sont nourris de pommes de pins et abreuvés à une source d’eau quasi miraculeuse. Au cours de ces longues années de réclusion, ils passaient leurs journées à étudier la Tora de Dieu. Et c’est justement le fruit de leurs études prolongées qui fut consigné par écrit dans le Zohar.

Tant la couverture que l’iconographie de la Kabbala denudata renseignent d’emblée sur les intentions de son maître d’œuvre :  il s’agissait de faciliter l’accès au palais des secrets. La femme que l’on voit, le regard dirigé vers le haut, fixe une source lumineuse éclatante mais entourée de nuages. De ce soleil émanent trois cercles lumineux : le premier en renferme trois de moindre dimension, le second sept autres et le dernier un seul. Il s’agit évidemment de la représentation des dix miroirs ou sefirot de la divinité. Dans sa main droite, la femme tient une bougie allumée et dans sa gauche, l’ancien Testament, vers l’extérieur et le Nouveau Testament , vers l’intérieur. L’un s’ouvre sur la phrase Au commencement, Dieu créa, et le second Au commencement était le Verbe. A cette description transparente, Knorr ajouta des références à l’alchimie.

Si la kabbale est représentée ici sous la forme d’une femme qui symbolise la sagesse, c’est pour montrer qu’elle facilite l’intelligence aussi  bien de l’Ancien que du Nouveau Testament et qu’elle livre, en même temps une interprétation spirituelle de tous les versets obscurs. Mais cette réunion volontaire des textes juifs et chrétiens n’est pas le fruit du hasard. Elle vise surtout à montrer, une fois de plus, que la doctrine trinitaire était déjà présente et explicitée dans la doctrine séfirotique des Hébreux. Knorr ne cherche pas seulement à souligner les points de convergence du judaïsme et du christianisme, il veut promouvoir un zèle missionnaire à l’échelle de tout l’univers.

Le savant hébraïsant chrétien voit aussi en la kabbale l’instrument pouvant mettre un terme aux dissensions internes au christianisme.. Dès sa préface, il souligne la nécessité de traduire le Zohar en latin à l’intention du monde chrétien. Selon lui, les nombreuses dissensions et querelles internes aux confessions chrétiennes n’auraient d’autres sources que les désaccords portant sur des principes philosophiques et des définitions métaphysiques qui seraient le mauvaise génie de la théologie. La meilleure façon de surmonter ces obstacles serait de s’en remettre à la philosophie ancienne, dans la forme qu’elle revêtait du temps de Jésus et des Apôtres. La kabbale est cette vieille philosophie dérivée de la tradition antique qui est à même de surmonter les querelles et d’apporter l’authentique Révélation divine.

Ce zèle convertisseur, Knorr le revendique pleinement dans une lettre du 22 avril 1675, adressée à Henry More et reprise dans la Kabbala denudata : «Vous méritez mes plus vifs éloges pour votre ardeur missionnaire auprès des juifs. Il faut reconnaître que votre livre n’est pas seulement l’œuvre d’un homme qui se dit chrétien, mais d’un chrétien qui agit vraiment comme tel. Je partage entièrement votre point de vue : avant d’entreprendre un tel travail, il n’est pas seulement utile mais indispensable que juifs et chrétiens étudient mutuellement leur philosophie et leur théosophie. Et gardons nous de sous-estimer la contribution de celui qui se propose aux deux parties pour accomplir ce travail de traduction. C’est bien pour cette raison que ce n’est pas la seule république des lettres qui vous est redevable de vous être plié à une telle exigence, mais la chrétienté tout entière.» En dépit de sa tournure d’esprit, Knorr pensait vraiment que la traduction du Zohar profiterait tant aux juifs qu’aux chrétiens qui pourraient alors élucider le sens de certains passages obscurs.

La seconde partie de la Kabbala denudata offre un exposé des doctrines majeures du Zohar ainsi que la traduction d’importantes strates  de la littérature zoharique : l’Idra rabba (grande assemblée) l’Idra zutta (petite assemblée), le Sifra de-tseni’uta (Livre des mystères). Mais même cet exposé doctrinal remplit une fonction missionnaire puisque l’auteur y adjoint des passages parallèles provenant de la littérature néo-testamentaire afin de montrer la congruence des deux sources, zoharique et évangélique.

La troisième partie de la Kabbala denudata traite, entre tant d’autres choses, des doctrines psychologiques et notamment de la transmigration des âmes, Knorr a imprimé un traité de son ami van Helmont : et c’est  là qu’apparaît, pour la première fois, l’expression kabbalae christianae (kabbale chrétienne). Il y a aussi ce dialogue apparemment anodin entre un juif et un chrétien qui examinent leurs théologies respectives et s’étonnent  (en apparence) de relever tant de convergences entre le christianisme et la kabbale. Ce qui frappe dans cette confrontation pacifique, c’est que van Helmont a utilisé une traduction hébraïque du Nouveau Testament.

On peut dire que l’intérêt de la Kabbala denudata de Knorr tient surtout à sa diffusion au sein de l’élite culturelle européenne de son temps. Même Leibniz a succombé au charme de ce livre. En 1687, il séjourna dix jours à Sulzbach et put s’entretenir avec Knorr. Leibniz dit avoir lui aussi été frappé par la similitude des dogmes juifs et chrétiens, quoiqu’en disent les gardiens sourcilleux de l’ orthodoxie  des deux confessions. Dans une missive française adressée au landgrave Ernst von Hessen-Rheinfels, il écrivit ceci : « Il (Knorr) a trouvé des choses très excellentes touchant au Messie que les juifs modernes ignorent ou tachent de supprimer ou de détourner de leur sens véritable.»  En maintes occasions, Leibniz vanta les mérites de Knorr dans son inlassable recherche des concordances entre la kabbale et le christianisme. A la mort de ce grand kabbaliste chrétien, Leibniz déplora que la mort l’ait surpris avant d’avoir achevé des œuvres dont l’auteur de la Théodicée attendait tant.

Friedrich Christian Oetinger, Koppel Hecht et Isaac Louria

Friedrich Christian Oetinger, en dépit de son grand savoir en matière kabbalistique, se considérait comme un simple disciple, appelé à commenter les écrits de son maître Böhme en exploitant abondamment des sources juives, notamment le Zohar. Mais auparavant, il nous faut dire un mot de celui qui mit Oetinger sur la voie de Jakob Boehme et, plus tard, sur celle d’Isaac Louria, le fondateur de la kabbale de Safed. Les directives de cet érudit juif de Francfort, Koppel Hecht, furent déterminantes pour la suite.  (A suivre)

à propos de l'auteur
Né en 1951 à Agadir, père d'une jeune fille, le professeur Hayoun est spécialiste de la philosophie médiévale juive et judéo-arabe et du renouveau de la philosophique judéo-allemande depuis Moses Mendelssohn à Gershom Scholem, Martin Buber et Franz Rosenzweig. Ses tout derniers livres portent sur ses trois auteurs.
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