France, l’abdication d’un peuple, triomphe du chaos
Le soir du 30 mai dernier, après le match du PSG, la France a une nouvelle fois sombré dans des scènes de chaos urbain. La formule tourne en boucle : « Les Français n’en peuvent plus. » Certains observateurs, de la presse française et étrangère, affirment même que le pays est au bord de la guerre civile. Ce soir-là n’était pas un débordement de joie sportive, c’était une répétition générale. Une de plus. Face à cela, l’État, la police, la justice sont dépassés. Posez-vous la question, les yeux dans les yeux : confierez vous encore longtemps votre sécurité à ces institutions, ou admettez vous que vous êtes désormais à la merci du premier mouvement de foule venu ?
Le déni affiché par certains responsables politiques a révélé l’ampleur de leur cynisme communicationnel. Nier l’évidence, en dépit des images qui circulent, relève d’une stratégie classique d’éléments de langage. Prétendre que « l’ordre républicain a été maintenu », que « la stratégie de réactivité a parfaitement fonctionné » ou que « l’État a montré sa fermeté » relève d’une rhétorique déconnectée des faits. En métamorphosant le bilan de cette soirée en un triomphe logistique et sécuritaire, le pouvoir occulte la gravité des violences réelles, les reléguant au rang de simple exercice sous contrôle.
Mais soyons honnêtes. Dire que les Français n’en peuvent plus est une illusion. La réalité est plus cruelle : la majorité des Français s’est habituée. Elle n’ose plus, elle s’est résignée. Elle se tait, elle a peur ; les politiques se cachent et les commerçants tremblent. Ce silence fait le lit de ce qui se passe aujourd’hui. Oui, le silence est l’arme des bourreaux.
Beaucoup espèrent naïvement que le départ de Macron changera les choses. C’est faux. Le problème, ce n’est pas le président, ce sont les électeurs. À Paris, après des jours d’émeutes, les mêmes municipalités de gauche ont été réélues. Mieux encore : les sondages plébiscitent déjà un ancien Premier ministre macroniste, artisan de cette même politique de délitement.
Faisons une pause. Quittons le réel pour un instant et imaginons un scénario de pure politique-fiction.
Imaginons un pays où les élites auraient décidé, de manière consciente, d’opérer une mutation culturelle, religieuse et civilisationnelle. Un projet globaliste visant à créer un citoyen unique, un travailleur interchangeable au service de multinationales sans frontières. Pour y parvenir, il faudrait accélérer le mélange des populations, court-circuiter l’assimilation en faisant venir des masses sans aucune racine commune avec les autochtones, à commencer par la langue.
Pour fluidifier ce plan, les ingénieurs sociaux baisseraient le niveau scolaire. Ils toléreraient la délinquance, allant jusqu’à la justifier pour éviter toute intégration. Ils fermeraient les yeux sur les profils psychiatriques instables, refuseraient d’expulser les éléments radicalisés, les antisémites ou les anti-Blancs qui déstabilisent la structure sociale. Pour faire naître ce « nouveau monde », il faudrait d’abord purger l’ancien par le chaos. Et si les citoyens se réveillaient, l’État prétexterait des traités européens ou le refus des pays d’origine pour justifier son impuissance, prouvant ainsi que le vote et les manifestations ne servent plus à rien. Face à l’inutilité de la démocratie, le citoyen finirait par baisser les bras et obéir.
Et si, par malheur, une révolte éclatait ? L’État utiliserait alors toute sa force — blindés Centaure, armes de désencerclement — non pas contre les voyous, mais pour mater l’honnête citoyen et lui montrer que le pouvoir est implacable.
En parallèle, pour maintenir la population confinée dans la peur, le pouvoir laisserait s’installer une véritable « voyoucratie ». On laisserait brûler, piller, agresser, en donnant l’illusion d’une police débordée. On arrêterait quelques profils pour la forme, immédiatement relâchés par une justice laxiste qui bien sur ferait payer les dégâts par l’impôt. Mieux encore : on laisserait ces réseaux s’armer en Kalachnikovs et brasser des milliards via le trafic de drogue, créant ainsi une armée de l’ombre capable de terroriser la classe moyenne au cas où elle aurait des velléités de bouger.
Ce scénario vous paraît fou ? Extravagant ? Machiavélique ?
Pourtant, demandez à un Coreen, à un Salvatorien ou à un Suisse ce qu’il a pensé des images de Paris le 30 mai au soir. Pour eux, ce scénario coche toutes les cases de la réalité française. On y subventionne des associations anti-occidentales, on refuse de construire des prisons face à l’explosion de la criminalité, et on encourage l’idéologisation de la magistrature.
Le problème de ces monstres idéologiques créés en laboratoire pour gérer les populations par la peur, c’est qu’ils finissent par s’exporter. Aujourd’hui, la diplomatie française passe son temps à éteindre des incendies à l’international. En Thaïlande, on parle avec effroi des « French Arabics ». Au Moyen-Orient, on les retrouve dans des flottilles idéologiques, totalement déconnectés des réalités locales. Ils essaient d’importer leur sauvagerie en Europe de l’Est ou au Maghreb, oubliant que ce qui est toléré à Paris est sévèrement puni ailleurs. Et voilà le Quai d’Orsay obligé de courir en Thaïlande, en Tunisie, en Libye ou en Israël pour tenter de sauver les meubles face à des individus qui n’ont grandi que dans la culture du laisser-faire et de l’impunité.
Quel est l’avenir des autochtones dans ce système ? Aucun. Celui de leurs enfants ? Encore moins. Continuer à croire qu’une prochaine élection présidentielle inversera la vapeur est une illusion perdue. La machine est lancée, et elle broie la gauche, le centre comme la droite. Georges Orwell écrivait dans 1984 : « En des temps de tromperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. » C’est cet acte que je pose aujourd’hui.
En tant qu’Israélien, je n’ai aucun conseil à donner aux Européens. Mais je partage avec vous une certitude : celui qui prend conscience de cette réalité a déjà fait la moitié du chemin. Les autres attendront que le drame frappe à leur porte. Mais à ce moment-là, il sera trop tard pour décider.
