Eretz, mon Israël

Je m’évade loin d’un monde en tourment, je devine les secrets de tes murailles, celles que l’on voit mais aussi celles invisibles aux profanes, ceux-là même qui courent sans s’arrêter, sans comprendre, sans vouloir te voir, toi terre de mes ancêtres, toi qui siège depuis des Millénaires, victorieuse, fière, souvent orgueilleuse, mais si belle, si majestueuse.

D’aucuns ont cherché à te décliner, déchiffrer, beaucoup t’ont clivée dans un raisonnement cartésien, philosophique, politique, théologique à la sauce humaine.

Israël, terre promise, qui recèle tant de richesses passées, présentes et à venir, comme le socle du Divin, A-donaï, qui te créa, porta, qui est ton shomer, ton gardien, celui qui ne dort ni ne sommeille, celui qui veille encore et toujours sur toi, maintenant et à jamais.

Israël aux mille senteurs, à la fois épicées mais si douces, venant du bout du monde, des quatre coins de cet exil où ton peuple, en diaspora, persiste à croire qu’un jour « l’an prochain à Yeroushalaïm » se réalisera, senteur de l’espérance…

Israël au bouquet cosmopolite de ces peuples multicolores, aux multiples croyances avec ou sans conviction, qui rassemble en son sein tous ceux en quête de ta magie, magie qui ne peut s’expliquer sinon de par le vouloir de te vivre.

Israël qui se décrit tant par tes villages d’un ancien temps, que par ta technologie avancée, ambitieuse, bien souvent avant-gardiste ; Israël ce visage, ce regard, cette rencontre, là au cœur du moyen-orient.

Israël, rudesse qui effraie parfois par cette vie au grand air, forgée sur un passé, une histoire où la vie n’a de sens que ces combats face à la mort.

Israël porteur d’un peuple sorti tout droit du désert, tanné par le soleil, aguerri par la froidure des nuits étoilées ; Israël qui provoque parfois la jalousie, l’envie, l’irritation, mais surtout qui force le respect.

Israël et ses paradoxes par ses chemins antiques, là-bas dans les coins reculés de la Galilée, du Golan, qui soudain à la croisée des routes se transforment en modernisation goudronnée, l’ancien et le nouveau, toujours et encore.

Israël et sa culture, figée dans la roche en profondeur, témoin d’une vie plus que millénaire, culture du vivre, du survivre, des époques passées qui sillonnent le pays, tout parle d’avant, tout est livre ouvert en plein ciel, ce ciel qui la couvre de son ombre et fait d’elle des vues en cartes postales imprenables.

Israël par ce panorama géographique qui offre ses monts enneigés tout comme ses plages méditerranéennes, Israël où l’âme peut randonner dans le silence de ses campagnes rougies par le vent du Negev, tout comme se noyer dans le brouhaha incessant de ses shouks.

Israël avec ses codes et ses règles de vie orientales qui mêlent méfiance et hospitalité, rigueur et laxisme, élégance et simplicité ; Israël qui vit par ce sourire de cette femme assise devant sa porte, figée, comme si le temps avait décidé d’attendre qu’elle se lève.

Israël c’est aussi ce regard profond, curieux des israéliens qui s’interrogent sur l’étranger visiteur, eux si fort en amour, si prompt à tendre la main.

Israël c’est la tsedaka, cette aumône, ce don de soi, de son bien, portée par la Torah pour les uns, par l’humanisme pour les autres.

Israël c’est la fête au milieu des souffrances, des attaques, d’une vie sans cesse remise en question. Israël c’est la musique lancinante aux accents d’antan, sortie d’une tente de bédouin, où d’un cœur amoureux juif ou non-juif, pratiquant ou athée, peu importe, Israël c’est de pouvoir prier, chanter, partager, pleurer, rire, là dans la rue sans que personne ne s’en offusque.

Israël et ses cris au petit matin, quand la vie pousse chacun à ses affaires, c’est l’adrénaline qui chauffe les cerveaux puis la moiteur ramène la sagesse…

Israël, en définitive, c’est ce lopin de terre si minuscule qu’on se demande comment ses millions d’êtres humains peuvent y vivre, c’est ça aussi le miracle d’Israël.

Israël, le miracle de tous les jours, parce qu’en réponse à la mort, les tragédies, elle offre l’amour, le désir de vaincre, c’est cette oasis bénie d’A-donaï, porteuse d’eau vive qui rend belle toute âme en quête de renaissance, de vie, de victoire.

Israël l’incomprise, rejetée par beaucoup, mais aussi aimée malgré ses travers, ses imperfections, Israël plus qu’un état-nation, une promesse millénaire qui se réalise sous nos yeux, diamant qui viendra un jour couronner le retour du Mashiah, celui qui essuiera toutes larmes et proclamera à jamais le Shalom sur le tout Israël.

à propos de l'auteur
Enseignante formatrice et amoureuse d'Israël, Liliane est férue d'histoire et de la Bible. Elle tient notamment un blog porté sur Israël, la politique, l'économie, la culture et bien d'autres informations toujours en lien avec Israel et le Tanakh.
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