Enseignement du Rabbi Isaac Louria dit Ari

Le grand Maître du Zohar vécut en Egypte au 16ème Siècle. C’est en étudiant assidûment sur une île du Nil, qu’il reçut la révélation de tout le système énoncé par le « Sefer haZohar » des siècles auparavant.

Il fut rejoint par des disciples du monde entier à Safed, où il décéda à l’âge de 36 ans, laissant derrière lui une œuvre qui ouvrit les esprits partout où elle se répandit.

Il fut désormais nommé le « Ari », « Lion » en Hébreu. La brillance du système du Ari a provoqué des siècles de réflexions, qui ont touché les intellects les plus avancés de leurs générations.

Un enseignements qui nous intéresse, est exprimé dans son livre « 8ème portique » qui compare la mission spirituelle des générations.

En effet dans un passage de ce Portique appelé « Shaar haGilgoulim« , le Ari dit à son disciple que les générations présentes sont plus méritoires que celles des époques anciennes. Ceci dû au fait qu’il y avait moins de tentations auparavant, et plus de vertus naturelles. Donc le moindre effort spirituel fait à notre époque (déjà à l’époque du Ari) peut valoir beaucoup plus que de grands efforts a ces époques reculées.
Cet enseignement peut nous montrer la valeur spirituelle de notre génération.

Chaque petite mitsva [bonne action] faite à notre époque à une valeur énorme. A l’époque de la télévision et de l’Internet, la mitsva Lo Tisa Shema Shav, de ne pas céder à la tentation de colporter, dire du mal sur l’autre, et permettre ainsi de protéger la vie privée des autres, a une valeur spirituelle plus élevée que lorsque ces outils de mass média ne nous entouraient pas.

Faire la Tzedaka, c’est à dire contribuer à la justesse des liens sociaux, en aidant les individus, les familles ou les communautés en difficulté, par la parole, l’action solidaire, ou l’aide financière, à un impact spirituel plus élevé qu’à l’époque de nos ancêtres.

Avoir de la compassion pour la vie animale à l’époque de l’abattage industriel et dépersonnalisé, est beaucoup plus impliquant spirituellement que lorsque les animaux vivaient près de nous. Car aujourd’hui le choix existe véritablement d’ignorer ou de se rappeler et intervenir.

Aujourd’hui le monde est dans un état que la Torah appelle Arevim ze la ze, « tous dépendent les uns des autres« . Au niveau planétaire ceci est très clair.

Il n’existe plus de raison de feindre l’ignorance de l’existence des autres peuples ou même les espèces vivantes.

Tous les jours le monde arrive jusqu’à chez nous, par la TV, jusque dans nos mains, par le mobile.

La responsabilité spirituelle est permanente.

Nous sommes tous des Tzadikim en germe, qui peuvent aider et s’entraider comme jamais auparavant.

à propos de l'auteur
Guershon Nduwa est le président de la communauté juive noire de France.
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